‹ Notes biographiques sur le Docteur Charles SchützenbergerChapitre 6 sur 28 · D QE OO · texte numérisé non relu

D QE OO

époque il fit avec son ami, le docteur ZEISSOLFF un séjour à Vienne, dont il visita avec intérêt les grands établissements scientifiques. L’année suivante il épousa sa cousine Mile Mélanie Lemmermann, qui devait être pour lui jusqu’à sa mort une compagne dévouée; il passa avec elle une année encore à Paris, puis vint définitivement se fixer dans sa ville natale.

Agrégé en 1834() il est nommé chef de clinique l’année suivante. En 1836 il se présente au concours pour la chaire de clinique médicale d’où FORGET devait sortir vainqueur. (*) L’éloquence irrésistible de ce dernier l’emporta, dit le docteur FAUDEL dans sa notice biographique présentée à la société médicale du Haut-Rhin, dans sa séance du 30 octobre 1881. Mais on a gardé longtemps le souvenir de cette lutte scientifique, une des plus brillantes qui se soient déroulées devant la Faculté de Strasbourg. (°) »

Une brillante et heureuse carrière s’annonçait pour le jeune docteur lorsqu'un accident qui le rendit in-. firme pour sa vie priva la Faculté de ses services jusqu” en 1845. Alors qu’il retournait à Strasbourg après un passage de quelques jours chez des parents à Grandfontaine (Ban de la Roche), il fit une chute du haut de l’impériale de la diligence près de Sélestat. Une fracture de la colonne vertébrale avec paraplégie instantanée en fut le résultat. Il fut recueilli et soigné par le docteur Mistler de Sélestat, aidé par le Prof. Bégin qui le visitait régulièrement. Lorsqu'après plusieurs semaines son

{3) Thèse : de la périodicité des maladies (13 décembre 1836) (4) Thèse : de la médecine des symptômes considérée sous le rapport théorique et pratique (6 février 1836).

(5) En 1861, il consacra à Forget un discours à la réunion annuelle de lAssociation médicale du Bas-Rhin et de la Faculté de Médecine de Strasbourg, discours, qu’il publia en 1879 dans ses «Fragments de Philosophie médicale» sous le titre «Etude sur le développement et les tendances scientifiques du Professeur Forget.»

Page 1