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INGRES ET LA MUSIQUE I

lur ! Le seul qui ait, de nos jours, chaussé le cothurne lis Grecs, celui d'Eschyle, de Sophocle, d'Euripide, i que seuls ils ont inspiré! Vive cet homme extraornaire, qui, sans être aucun des trois, à lui seul, a ansporté par son terrible génie son art indompté et iblime à d'autres bornes. »

Autant que de l'enthousiasme, il y a dans ce panégyijue de la banalité, peut-être même un peu d'incohénce. On a trop souvent comparé Mozart avec Raphaël. )n art n'est jamais « indompté », et son génie est rareent « terrible ». Mais « divin déclamateur » est du )ût le meilleur et du sentiment le plus rare. Peu de itiques ont ainsi reconnu ce qui revient, non pas seument à la musique pure, mais à l'accent dramatique, la force comme à la vérité de la déclamation dans larmonieuse et diverse beauté de Do7i Giovanni.

Un autre peintre, un seul, amoureux comme Ingres musique, aima comme lui Mozart entre tous les usiciens. Il s'appelait Eugène Delacroix. Delacroix mire Beethoven avec des réserves, avec un peu d'inrtitude et de peur. Mozart, au contraire, lui donne ute assurance. Pour lui, Mozart seul est parfait, d'une rfecticn absolue et constante, que rien de relatif et inégal ne vient jamais altérer. Plus Delacroix écoute ozart, plus il le trouve « varié, sublime et pleinderesurces ». C'est à propos de Don Juan qu'il se promet

de développer un jour cette formule : « Le Beau est] rencontre de toutes les convenances. » Ingres n'ei pas refusé d'y souscrire. Ainsi, l'ordre ou le domair de la musique, et de la musique classique, est peu être le seul où les deux grands peintres ennem auraient pu se réconcilier.

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