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LA MUSIQUE CHINOISE

I le Cheval de brQn:{e, d'Auber, ni même le Voyage en Chine, de Bazin, ne nous en avaient appris grand'chose. Merci donc à notre subtil confrère M. Louis Laloy, pour l'original et précieux petit livre, tout plein de savoir et de poésie, qu'il vient de consacrer, dans la collection des Musiciens célèbres, au génie musical du Céleste-Empire.

Bien des siècles avant notre ère, un souverain de la Chine envoya, dit-on, son ministre de la musique à la recherche des plus beaux sons. Très loin, dans une vallée perdue, le voyageur trouva des bambous merveilleux. Il coupa Tune des tiges et l'approcha de ses lèvres : le son qu'elle rendit était celui de sa propre voix « lorsqu'il parlait sans passion ». Alors deux oiseaux, deux phénix, mâle et femelle, vinrent se percher sur un arbre voisin. L'un chanta six notes, y compris celle du roseau; l'autre, six notes différentes. Le ministre tailla onze bambous encore, donnant les notes entendues. Puis il

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