I. Arnault, îoco cit
Comique un petit ouvrage tout à fait dans la manière italienne : VIrato. Ou plutôt on le donnait sous un nom d'emprunt, et comme « parodié » de l'italien, sur la musique d'un certain signor Fiorelli, « jeune homme, disait une lettre apocryphe publiée à dessein par le Journal de Paris, qui annonçait un talent distingué et que la mort a enlevé aux arts à la fleur de son âge ». On a cherché la raison de ce pastiche et de cette supercherie. D'aucuns ont soupçonné Méhul d'avoir voulu mystifier Bonaparte et surprendre son goût, bien connu, pour lamusique italienne. En réalité, c'est le public, le public seul, que le musicien s'était proposé de prendre et que, le premier soir, il prit en effet pour dupe. La preuve en est dans les relations mêmes du Premier Consul et du compositeur et dans cette dédicace de la partition :
« Général consul,
« Vos entretiens sur la musique m'ayant inspiré le
désir de composer quelques ouvrages dans un genre
moins sévère que ceux que j'ai donnés jusqu'à ce jour,
j'ai fait choix de VIrato. Cet essai a réussi, je vous en
dois l'hommage.
« Salut et respect.