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Reichardt, op. cit

NAPOLEON ET LA MUSIQUE iZ']

lent et triste, avec lequel les trompettes de la cavalerie faisaient une opposition bizarre. »

Chaque dimanche, aux Tuileries, le Premier Consul entend — plutôt qu'il ne l'écoute — une messe en musique. On a placé dans une petite pièce un autel portatif et une estrade. Un cabinet adjacent contient à grand'peine les instrumentistes et les chanteurs. « Paisiello, qui dirige la chapelle privée, n'en gesticule pas moins de ses grands bras, battant la mesure avec autant de feu que le jour où je l'ai vu, à Naples, présider l'exécution, en plein air, d'une de ses compositions en l'honneur de saint Janvier. La foule turbulente de lawaroni et de femmes de pêcheurs qui l'entouraient, en face du Vésuve, constituait une mise en scène cadrant mieux avec la haute et forte stature du maestro que le cabinet conisulaire, où l'on étouffait. Probablement à l'intention de M"ie Bonaparte, Paisiello avait introduit dans la messe un galant duo, harpe et cor, exécuté par d'Alvimare et Frédéric Duvernois*. ))

La musique à l'église, les jours de pompe officielle, prend de plus en plus d'importance. Le i8 avril 1800, pour célébrer le rétablissement du culte, il y a messe pontificale à Notre-Dame avec Te Deiim de Paisiello. Sous l'empire, tout grandit encore. La solennité du sacre ne réunit pas moins, daçs Notre-Dame toujours, de deux orchestres, quatre chœurs, des solistes en grand nombre, plus une musique militaire qui jouait des marches héroïques.

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