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Ibid

art ne fut lié plus étroitement que la musique à son destin. Il l'eut pendant quinze ans pour alliée harmonieuse et superbe, et cela, si peu qu'on y pense ou qu'on y rêve, fait de Napoléon je ne sais quel héroïque et prodigieux musicien.

La musique elle-même, de la plus humble à la plus magnifique, l'a quelquefois glorifié.

Souvenez-vous d'abord de la rentrée de Chateau- Driand à Paris, en 1800, et de ses premières promenades au Palais-Royal. « Du fond des caves sortaient des grosses caisses : c'était peut-être là qu'habitaient ces géants que je cherchais et que devaient avoir nécessai- •ement produits des événements immenses. Je descenlais; un bal souterrain s'agitait au milieu des spectaeurs assis et buvant de la bière. Un petit bossu, planté ;ur une table, jouait du violon et chantait un hymne à Bonaparte, qui se terminait par ces vers :

Par ses vertus, par ses attraits, Il méritait d'être leur père !

')n lui donnait un sou après la ritournelle. Tel est le ond de cette société humaine qui porta Alexandre et ui porte Napoléon*. »

Presque à la même époque, en l'honneur aussi de

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