CHEZ UN ÉVÊQUE D’AUTREFOIS
Septembre 1911.
\ar ce mot : « autrefois », n’entendez, s’il vous plaît, que la poésie du passé, mais cette poésie tout entière : le prestige de la race et du nom, le culte pieux de la tradition et des souvenirs, la finesse de l’esprit unie à la force de l’âme, une exquise courtoisie, une dignité sans hauteur, avec je ne sais quelle grâce à la fois noble et familière. Surtout n’y mêlez point la haine, ou seulement le dédain de ce qui, dans le présent, mérite le respect et l’amour. Ajoutez-y la sainteté de la vie et le long bonheur d’un admirable sacerdoce. Alors, dans le prélat auquel nous offrons ici les remerci ements d’un hôte respectueux et charmé, vous reconnaîtrez, avant même de lire son nom, M &r de Roverié de Cabrières, depuis trente-sept ans évêque de Montpellier.
Cabrières est un « castelet », comme on dit là-bas, entre Nîmes et Avignon. Là-bas, ou plutôt là-haut, dans l’azur, les aïeux de l’évêque ont bâti le petit châ-