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attention, à cause des renseignements qu’il peut donner sur la marche de l’inflammation. Nous avons l'habitude de rechercher celte tuméfaction sur le ménisque interne qui semble généralement plus facile à sentir que le ménisque externe. Voici comment s'effectue cette recherche. Du côté sain placez la pulpe de l’index sur la face interne du tibia, et promenez l'index de bas en haut sur la face interne du membre en gardant avec la pulpe le contact osseux, la jambe étant en extensionsur la cuisse. L'index suit le contour de la tubérosité tibiale interne, trouve une dépression dans laquelle la pulpe s'enfonce : l'espace articulaire, puis grimpe sur la saillie du condyle interne. Du côté malade faites de même, et vous rencontrerez la tubérosité tibiale, puis une brusque “saillie formant corniche au-dessus du plateau tibial : le ménisque. Le doigtle contourne et retombe sur le condyle fémoral. Cette recherche doit être faite avec grand soin, carona souvent de fausses sensations faisant croire à un ménisque perceptible alors qu’il nes’agit que d’un rebord osseux tibial ou fémoral. Pour vous assurer que c’est bien un ménisque imprimez quelques petits mouvements à l’articulation, et cherchez à isoler ce ménisque du tibia et du fémur dont il doit être d’ailleurs séparé parune légère dépression.
La tuméfaction du ménisque semble être en raison directe de l’activité du processus d'inflammation. A genou très chaud correspond généralement un ménisque facilement senti, à genou en voie de refroidisse-
ment un ménisque qui ne déborde plus ou à peine le condyle fémoral et la tubérosité tibiale. C’est dire que nous avons là un beau moyen accessoire de surveiller l'inflammation. Lorsque le ménisque aura réintégré l’espace articulaire le foyer tuberculeux sera, suivant toute probabilité, en voie d’extinction.
La douleur
Comme la tuméfaction, comme la chaleur, la douleur est d'ordre inflammatoire. Les classiques ne parlent guère que des douleurs du début, douleurs très vagues parfois même à peu près inexislantes. Outre ces douleurs du début, il n’est pas rare de voir survenir à une phase avancée de l’ostéo-arthrite des douleurs tardives annonciatrices d’abcès et de ce fait d’un gros intérêt pratique. Enfin lorsque l'ostéoarthrite après guérison rechute, lorsqu'il y a ‘réveil du foyer inflammatoire, c’est la douleur qui de tous les symptômes devient pratiquement le plus important. Nous étudierons successivement la douleur du début, la douleur tardive, la douleur des rechutes.
1° Douleur de début. — Elle se montre dès le Aébut de l’ostéo-arthrite, mais d'habitude si attéauée qu'elle ne constitue qu’un signe très accessoire. Elle n’aide guère au diagnostic. Les caractères de cette douleur sont trop connus pour que nous y insistions. Nous voudrions pourtant revenir sur quelques-unes de ses particularités : ses irradiations aux articulations voisines, son réveil par la pression, son évolulion.