FAT PEER
os sont soudés el pourtant la jointure récupère une partie de sa mobilité. Claeys dans, sa thèse en cite un bel exemple au coude.
Les ostéo-arthrites qui donnent l’ankylose la plus solide sont cellés où il n’y a aucune ulcération osseuse mais disparition des cartilages diarthrodiaux. Tout osléo-arthrite qui guérit après avoir ulcéré les cartilages diarthrodiaux, sans entamer l'os, donnera une ankylose qu’on pourrail croire osseuse tant elle est solide. ;
L'ankylose se voit encore lorsquel’ulcération,après avoir détruit les cartilages, entame l’os mais ne le détruit pas assez pour modifier la forme générale des surfaces articulaires. De ce fait les surfaces articulaires resteront en rapport direct sur une large étendue, leur contact restera assuré, el entre ces surfaces au contact s’élablira une ankylose fibreuse. Au contraire, nous le verrons, lorsque la destruction est profonde, lorsque les deux surfaces articulaires rongées par le processus tuberculeux ont perdu tout point de contact l’ankylose ne se produit plus, l’ostéo-
arthrite guérit par la conservation de mouvements souvent assez étendus.
On avait cru autrefois que la suppuration avait sur la production de l’ankylose une réelle influence. Toute arthrite tuberculeuse qui suppurait était considérée comme voucte à l’ankylose. Rien n’est moins vrai. Beaucoup de coxalgies, de tumeurs blanches du coude, du genouconservent des mouvements surtout si la suppuration est restée discrète. 1l n’est même
De Val
pas exceptionnel.de voir des arthrites tuberculeuses suppurer, sefistuliser, etguérir par restitutio ad integrum. Ce n’est que dans le cas desuppuration complexe, multi-fistuleuse, que l'ankylose semble devoir êtreconsidérée comme presque fatale. A l'infection tuberculeuse s'ajoutent des infectionssecondaires déterminant au niveau dela jointure desréactions diverses, et en particulier une abondante néoformation fibreuse qui vient combler l'interligne. À part ces cas on peut dire que la suppuration n’a aucune importance.
Si nous cherchons à nous rendre compte de la fréquence de l’ankylose nous pouvons prendre comme point de repère les statistiques publiées à Berck. Pour M. Ménard, dans la clientèle hospitalière l’ankylose se produirait à peu près dans 50 o/o des cas de coxalgie. Claeys donne comme proportion dans la tumeur blanche du coude 35 o/o. Au poignet l’ankylose semble plus rare encore. Elle n'existe jamais, semble-t-il, aux petites articulations desdoigts envahies secondairement à une spina ventosa des phalanges. Les articulations phalangiennes récupèrent en effet toujours leurs mouvements.
On décrit deux types d'ankylose, suite d’ostéoarthtite tuberculeuse : l’ankylose interstitielle et l’ankylose périphérique. Dans celle-ci la consolidation | s'établit au moyen d’une capsule périphérique épaisse qui s’infiltre de calcaire et peut s’ossifier assez rapidement. Dans celle-là cette hyperplasie fait défaut, les deux extrémilés osseuses sont fixées par une cicatrice fibreuse qui reste fibreusetrès longtemps.
Son
Elle peut s’ossifier maiscetteossificationn’estque très lente,et très tartive. Ce n’est qu’au bout de huit,dix ans qu’on peutobserver une ossification plusou moins avancée de ce tissu de sclérose. Ces types anatomiques nous sont révélés sur le vivant par la radiographie. Si l’ankylose est périphérique et osseuse la radiographie nous montre un volumineux renîlement osseux noir imperméable aux rayons à surface plus ou moins irrégulière. Il est parfois possible de voir des travées osseuses se continuer d’un os à l’autre à travers l’ankylose. Si l’ankylose estinterstitielle et fibreuse un simple liseré noir dessine d'habitude l’interligne. Plus rarement l’espacesemble à peine diminué, presque normal. La cicatrice fibreuse a remplacé les cartilages diarthrodiaux.
On peut se demander si l'ossification de lankylose fibreuse est bien le fait de la tuberculose, s’il ne faudrait pas y voir plutôt la coñséquence d’une infection secondaire. Le point de départ en serait un abcès fistulisé. Certes certaines ankyloses osseuses et précoces de coxalgie à surface très irrégulière, à hyperostoses neltes et multiples ne sont qu'une réaction ostéomyélitique secondaire, mais nous ne pensons pas que cela soit là la cause ordinaire des ankyloses osseuses, suites d’ostéo:arthrites tuberculeuses. D'ailleurs onsait que le mal de Pott guérit par une ankylose fibreuse qui plus ou moins rapidement s’ossilie, même sans qu'il y ait eu suppuration.