‹ Notes Cliniques sur les Ostéo-Arthrites Tuberculeuses de l'EnfantChapitre 17 sur 20 · EN LE · texte numérisé non relu

EN LE

C) Guérison par récupération de mouvements plus ou moins étendus

Ce mode de guérison est extrêmement fréquent. Dans la clientèle hospitalière il représente environ la moitié des cas de coxalgie. Au coude, Claeys l’a vu dans 22 cas sur 42 examinés. Ilest presque de règle au poignet et plus encore aux articulations phalangiennes qui, nouslavons dit, ne s’ankylosent pas. Au genou. à la tibiotarsienne,à l’épaule, sans que nous puissions donner de proportions, nous levoyons souvent réalisé. a À

Ce mode de guérison ne correspond pas toujours à un état anatomique défini, mais fréquemment cette guérison par récupération d’une partie des mouvements correspond à des formes d’ostéo-arthrites franchement ulcéreuses, ayant largement détruit les surfaces articulaires. Ce sont les formes d'ostéoarthrites les plus destructives qui donnent les mouvements les plus étendus. La coxalgie vanous montrer combien est vrai une telle assertion.

Ce troisième mode de guérison étant généralement assez peu étudié nous allons l’envisager avec quelques détails en prenant comme exemple la coxalgie, nous dirons ensuite quelques mots des autres osléoarthrites. É r

1° Coxalgie. — L’étendue des mouvements chez un coxalgique guéri semble être en raison directe de

fr

MA re

l'étendue des lésions osseuses. Pour qu’une coxalgie ulcéreuse ne s’ankylose pas, il faut qu’elle ait largement détruit, déformé les surfaces articulaires qui, perdant contact,ne sont plus unies que par de minces adhérences. |

À la hanche lorsque l’ulcération est considérable, lorsqu? il y a de grands délabrements osseux, deux évolutions sont possibles. Ou bien l'enfant n’a pas été traité, il n'a été maintenu ni au repos, ni en bonne attitude, et la tête en partie détruite se luxe, empiétant, chevauchant,’ ou dépassant le sourcil cotyloïdien. Ou bien l'enfant a été immobilisé en bonne attitude, soumis à un traitement régulier et nous voyons réaliser la pseudarthrose intracotylienne. Bouvier avait parlé dans ces cas de luxation intra-cotylienne, le nom de pseudarthrose donné par M. Ménard nous semble plus exact.

Luxation.. — Dans la luxation les mouvements persistent, et lés mouvements seront d'autant plus étendus que la luxation sera plus haute. Y a-t-il simple empiétement ? Les surfaces restent en contact sur une large étendue quelques mouvements restent possibles, un peu de flexion et surtout d’adduction, mais leur étendue reste faible. Y a-t-il chevauchement ? Les mouvements seront déjà beaucoup plus marqués, la hanche aura une tendance invincible à se mettre, quoiqu’on fasse, en adduction. Enfin dans les cas, assez rares aujourd'hui, de luxation complète la tête complètement libre flotte dans la fosse ilia-

que. On comprend l'importance de cette persistance

Page 1