Abbé J. Loth, id., p
Ruines de 'l'église Notre-Dame.
98 NOTES d'art et D'ARCHÉOLOOm
marches conduisent au niveau de la corniche qui est à cinquante-deux mètres au-dessus du sol, selon Duplessis. Un porche voûté en berceau donne accès à Téglise par une large porte en plein cintre (i). »
L'église est divisée en trois nefs, les bas côtés, larges de 3 m- 40 ^ sont séparés de la nef principale par des colonnes à bases romanes et à chapiteaux gothiques. Cette nef est çn grande partie détruite ainsi que le côté droite celui de gauche a conservé ses voûtes. On admire encore dans la nef le grand arc qui soutient un pan entier de Tancienne tour centrale, haut de4i mètres, selon Duplessis. Des arca= des romanes se prolongent jusqu'à la tribune de l'orgue. Des peintures décoratives du XVl® siècle subsistent encore dans certaines parties des bas-côtés de la nef.
Les transepts sont démolis. Dans le transept nord, dédié à la sainte Vierge, était le mausolée qui recouvrait le cœur d'Agnès Sorel. Le chœur et la chapelle de la Sainte-Vierge mesurent 33 m. 60. L'emplacement du chœur est encore parfaitement distinct, quoique cette partie de la grande église soit la plus mutilée : il n'en reste plus que les soubassements des colonnes. L*abbé Nicolas Le Roux, Tun des juges de Jeanne d'Arc, fut enterré dans la partie gauche du chœur. « Si au nord les chapelles sont à peu près arasées, au midi, trois d'entre elles sont parfaitement conservées jusqu'aux voûtes. Les voûtes/les moulures et les clefs, les colonnettes et leurs chapiteaux indiquent la fin du XIII® siècle, ou le commencement du xiv® (2). »
A l'extrémité du transept de droite, se trouve un passage dit (c passage de Charles VII » qui fait communiquer la grande église avec TEglise Saint-Pierre.
L'église Saint-Pierre est parallèle à la première et placée au midi. Cette église, construite primitivement sous Dagobert, fut rétablie au x^ siècle par Guillaume Longue-Epée» On y remarque, avec le plein cintre roman de la construction primitive, des restaurations plus modernes de l'époque ogivale (xiv® siècle). L'extrémité du mur nord offre une arcature romane très intéressante. Dans cette église se trouvent trois chapelles : 1° celle du fond dédiée à saint Pierre; 2^ à droite, celle de saint Martin où était le tombeau des « Enervés d ; sur la clef de voûte, se voit saint Philbert ayant un loup à ses côtés, le loup de
1. Abbé Cochet. Répertoire archéologique de la Seine- Inférieure^ 305.