La Renaissance en France, in-folio, tome P"", pàg^e
partie la plus origînale de l'église. Les trois arcades de ce porche sont surmontées d'arcs surbaissés couverts de festons et de pampre ; les pilastres intermédiaires supportent des niches à dais élevés et des gargouilles. Une balustrade à jour complétait et terminait le tout avant la construction d'un toit d'ardoises, qui n'existait pas encore lorsque M. Duthoit dessina ce porche pour le baron Taylor (i).
Le portail qui s'ouvre au fond est inscrit dans une arcade en plein ccîntre, dont les moulures prismatiques sont ornées de pampre, d'un ruban en spirale évidée, profondément fouillé , d'un rang de niches fleuries, d'un autre de festons, et enfin d'un arc extérieur agrémenté de feuilles et de raisins.
Le trumeau de la porte, continué par le dais pyramidal de la niche qu'il supporte , divise le tympan flamboyant en deux parties.
Les portes ont conservé leurs vantaux primitifs à moulures ornées de griffons et de feuilles.
Le portail est flanqué de deux tourelles polygonales couronnées de dômes en pierre.
L'église renferme divers objets mobiliers intéressants : des fonts baptismaux, des statues, un monument funéraire que M. Palustre a reproduit (2) ; à l'autel de la Vierge, un reliquaire du xviil' siècle, contenant un morceau de la vraie croix et décrit par M. l'abbé Barrau, et enfin, au-dessus de l'autel de l'un des bas-côtés, un retable en
1. Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, par MM.J. Taylor, Ch. Nodier, et A. de Cailleux. — Picardie, tome II. Paris.