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cennes; enfin, jaloux d'un de ses compagnons, Regnault la Pie, il s'en débarrassa par ses moyens ordinaires.
Jugé par le Parlement en 1484, peu après la mort de Louis XI, il fut pendu à Montfaucon. Antoine le Fripe a raconté sa fin dans ses Intentions morales, civiles et militaires. La femme d'un jeune gentîU homme condamné à mort le sollicitait d'intervenir auprès de son nouveau maître Charles VIIL Doutant du succès de sa démarche, il trouva plus simple de le faire étrangler secrètement et jeter à l'eau par Daniel et Jehan de Doyac, appelé autrefois l'amiral Louis, Le corps fut trouvé par des bateliers, et Olivier mis à la torture avoua aussitôt. Daniel fut pendu en même temps que lui, et Doyac, après avoir été essorillé et avoir eu la langue percée, fut banni du royaume,
Jehan Bouchet, en ses Annales d" Aquitaifie , a consacré à Olivier cette épitaphe :
Je Olivier qui fuz barbier du Roy Loys onziesme et de lui toujours proche Par mon orgueil fuz mis en desaroy A ce gibet, tout rempli de reproche ; En hault parler, en estât, et approche Je me foisois aux grands princes pareil, Mais de malheur on m'a rompu la broche Par ce piteux et horrible appareil.
Jean Molinet ne l'a pas oublié non plus dans sa Récollcction des Merveillettses de George Chastelain, et dit de lui à la suite de la Légende de maistre Pierre Faifseu :
Fort bien sçavoit complaire Au roy ; mais je veiz qu'on Le feist, pour son salaire.
Percher au Mont-Faulcon.
Enfin, en 1828, le baron de Reifïenberg donna à l'Académie de Bruxelles une notice sur Olivier Le Dûin.
Tels sont les souvenirs historiques que rappelle cette trousse, en même temps qu'elle demeure un des insignes du célèbre barbier devant la légende et devant l'art.
Charles FUiNEL,