UN TRAITÉ D'ART AU XV« SIECLE
Il nous a paru intéressant de mettre sous les yeux de nos lecteurs des extraits d'un ouvrage peu connu et précieux par les renseig^nements qu'il nous donne sur les procédés employés par les primitifs, procédés qui ne sont pas encore aujourd'hui remplacés.
Notre auteur, Cennino Cenninî, né à Colle dî Valdesa vers 1350, n'a rien laissé comme peintre et son manuscrit lui-même n'est connu que depuis peu. Il fut douze ans élève de Taddeo, fils d'Agnolo Gaddi qui était lui-même élève de Giotto ; ce sont donc les enseig^ncments du maître qu'il nous a transmis.
Nous n'avons que peu de détails sur sa vie privée, mais comme son livre est daté de la prison délie Stinche à Florence, réservée aux prisonniers pour dettes, et qu'il était alors âgé de plus de 80 ans, noua supposons que son existence ne fut pas bien brillante.
L'ouvrage est divisé en six livres, formant cent soixante et onze chapitres où l'auteur passe en revue avec une minutie quelquefois des plus naïves tout ce qui touche à la vie du peintre, depuis la fabrication des pinceaux et des couleurs, jusqu'à l'étal moral et physique dans lequel l'artiste doit se maintenir.
Il traite tour à tour du dessin, de la fresque, de la peinture à rhuile, de l'application des métaux, du moulage et s'étend surtout longuement sur la fabrication des couleurs qui était à cette époque la partie essentielle de l'apprentissage du peintre. On aurait peine à comprendre comment les artistes d'alors trouvaient le temps de produire, contraints qu'ils étaient à faire eux-mêmes ces préparations minutieuses, si nous ne savions qu'à cette époque les élèves d*un peintre n'étaient en somme que ses apprentis et ses aides, quelque chose comme les élèves en pharmacie de nos jours.
Cennino nous apprend lui-même qu'il fallait rester six ans c dans la
1, Traité de la Peinture de Cennino Cennini^ mis en lumière pour la première fois avec des notes par le chevalier Tambroni, traduit par Victor Mottei. — Paris^ V* Jules Renouard, libraire, 6, rue de Toumon. — Lille^ L. Lcfort, imprimeur. 1858. In-8. 160 pages.
< boutique du maître » pour « broyer les couleurs, cuire les colles, € pétrir les plâtres, » etc.. Il est vrai que Ton n'avait pas, comme de nos jours les préoccupations du Salon et des expositions de Cercles 1 Le Trcuté de VArtîxxx terminé le 31 juillet 1437; l'original n'est pas parvenu jusqu'à nous, ce que nous en avons n'est qu'une copie datée de 1737, retrouvée parmi les codicilles de TOttoboniana sous le n« 2974, et publiée par le chevalier Tambroni. Il existe cependant deux autres exemplaires qui semblent plus anciens, l'un dans la bibliothèque Laurentienne de Florence, l'autre dans la maison Beltramini di Colle. M. Victor Mottez dans la traduction que nous avons sous les yeux et à laquelle nous renvoyons nos lecteurs a su conserver au style du vieux maître sa naïveté de langage qui n'est pas un de ses moindres charmes.
Le premier livre contient un exposé des principes du dessin et des conseils pratiques sur la vie intime de l'artiste.
Après une invocation à Dieu, à la Vierge Marie, à saint Eustache, à saint François,à saint Jean -Baptiste, à saint Antoine de Fadoue,Cennino commence son livre par... la création du monde. Il raconte la chute de nos premiers parents et comment de la nécessité du travail sont nés les arts. La déduction est tant soit peu embrouillée, je ne citerai que cette définition bien caractéristique de la peinture.
« L'art que l'on désigne par le mot peindre demande la fantaisie et rhabileté des mains, il veut trouver des choses nouvelles cachées sous les formes connues de la ^nature et les exprimer avec la main de ma^ nière à faire croire que ce qui n* est pas , soit. C'est donc avec raison qu'il mérite de siéger après la science, au second rang couronné du nom de Poésie. La raison en est que si le poète, par son seul savoir, peut se sentir capable et libre de composer, de lier ensemble oui et non, s'il lui plait, de même le peintre se sent libre et en puissance d'établir une figure debout, assise, moitié hotftme, moitié cheval, s'il lui plaît, selon sa fantaisie. » L'auteur nous dit plus loin : « Dessiner d'après nature passe avant tout; » ce qui ne semble guère s'accorder avec cette théorie . Il est vrai que nous trouvons à un autre endroit (chap. LXXXVlli) cette recette pour faire les montagnes d'après naturel c Si tu veux faire des montagnes d'un bon style et qui paraissent naturelles, prends de grandes pierres pleines de brisures et non polies,
copie Tes d'après nature en faisant venir la lumière et Tombre dans la direction qui te convient. » Nous sommes loin des principes de Fart moderne.
Puis, entrant dans son sujet, Tauteur décrit les diflférentes manières de dessiner, d* abord avec un stylet à pointe d*argent sur des tablettes de buis enduites de poudre d'os que Ton étend avec le doigt mouillé de salive... «Prends, dit-il, les os des côtes et des ailes de la poule et du chapon dans l'état où tu les trouves sous la table, mets les au feu et quand tu vois qu'ils sont devenus bien blancs, plus que cendre, broie les bien sur le porphyre... et sers t'en... »
On peut dessiner également avec le stylet sur parchemin ou sur toile préparés de la même façon, « donner des fermetés avec de Tencre a et « ombrer les plis avec une teinte étendue d'encre > au pinceau; ou bien sur papier sans préparation avec des .stylets de plomb faits de deux parties de plomb et une d'étain bien battues au marteau,.. La seconde partie de ces travaux préliminaires est le dessin sur papier teinté où l'on donne les lumières avec du blanc.
Suit une série de recettes pour teindre les papiers, en rouge, couleur de lin, violet, noir, indigo, gris et vert. La teinte verte est, nous dit Tauteur, la plus répandue ; nous voyons en effet beaucoup de dessins de l'époque sur papier de cette couleur. Il indique également plusieurs sortes de papier calque, puis avant d'aller plus loin, il recommande à l'artiste de s'appliquer à copier et dessiner d'après les maîtres* «Choisis toujoursle meilleur et celui qui aie plus deréputation, en t'y attachant jour par jour; il serait contre nature que tu n'acquières pas quelque chose de sa manière et de ses allures. Tandis que si tu te portes à dessiner aujourd'hui celui-ci, demain celui-là, tu n'auras la manière ni de l'un ni de l'autre, et peut-être il t'en résultera un peu de bizarrerie comme ayant l'esprit tiraillé par ces différentes façons... et ainsi tu ne conduiras rien à perfection. Si tu continues à ne suivre que les pas d'un seul, il faudra que ton intelligence soit bien grossière pour que tu n'en recueilles pas quelque nourriture, et alors il t'arrivera que la fantaisie que t'aura concédée la nature, une fois développée, te poussera à prendre une manière qui te sera propre et ne pourra qu'être bonne, parce que ta main et ton intelligence, accoutumées à cultiver des fleurs, ne sauraient recueillir des épines. . .(ch. XXVn). f Ta vie (ch. XXIX) doit être rangée comme si tu étais étudiant en
théologie, philosophie ou tout autre science, usant avec tempérance
du boire et du manger. Deux fois par jour suffisent, te contentant de •
pâtes et de vins légers. Veillant à éviter à ta main de trop fréquentes
fatigues, comme de jeter des pierres, des pieux de fer, ou toute autre
chose qui lui sont contraires et la font trembler. » (Qu'aurait dit
Cennino de nos peintres modernes qui font de l'escrime, du cheval et , i
n'en ont la main que plus vigoureuse?) « Aies un carton... d'un carré /
assez grand pour y mettre une feuille royale ou une demie... alors va "^
t'en seul ou dans la compagnie de gens qui aient à faire la même
chose que toi et qui ne puissent te distraire. Si cette compagnie
était celle de gens plus avancés que toi, ce ne serait pour toi que .];
meilleur. Va ainsi dans les églises, dans les chapelles et commence à ^
dessiner... »
La seconde partie est consacrée à l'étude des couleurs; le choix des *
matières, le broyage, et les difierentes façons de les employer. L'au- ' r ^
teur s'étend particulièrement sur le bleu d'outremer (ch. LXII) qu'il ^^i
qualifie de, « couleur noble, belle et plus parfaite qu'aucune autre » . On ';|
ne peut en faire assez de cas ni en trop parler, dit-iL..; grâce à cette !>î
couleur et à l'or qui embellit tous les travaux de notre art, on atteint, , yfr
soit sur mur, soit sur panneau, un haut degré de splendeur... Tiens- l^
toi pour dit qu'il faut une singulière habileté pour le réussir. C'est A
plutôt l'affaire des belles jeunes filles que de nous autres hommes ; l
elles restent continuellement à la maison, sont plus constantes et ont les doigts plus déliés. Méfie- toi des vieilles. »
Les pinceaux sont de deux sortes, ceux d'écureuil et ceux de soies de porc. Ceux d'écureuil se font avec des poils de la queue préalablement cuite, ceux de porc avec des soies de cochon blanc. Pour ces dernières on doit en faire d'abord de gros pinceaux d'une livre qui servent à blanchir les murs. Quand les soies sont suffisamment assouplies par ce travail, on les divise pour en faire des pinceaux destinés aux ouvrages plus fins.
fA suivre.) E. Balysis.
FEYEN-PERRIN, Exposition de ses œuvres.
On a pu regretter bien des fois que les expositions de nos grands artistes morts fussent insuffisamment organisées. Icî^ point dere^^ets, il n'y a qu'à féliciter les amis de Feyen-Perrin. Non seulement ils se sont préoccupés de réunir toutes les œuvres capitales et de les présenter dans des cadres qui les mettent en valeur; ils ont voulu aussi qu*un peu de verdure vint réjouir les regards et ils ont même songé au confortable — mirabile vzsuf — et multiplié les sièges de toutes pans. Si l'on n'a point connu Feyen-Perrin, on peut se le représenter aisément, grâce aux nombreux portraits qui ont été réunis et qui nous le font voir à différents âges, et, ce qui ajoute à tout cela une saveur d'actualité, le dernier de ces portraits (reproduit en tète du catalogue) est dii au pinceau du nouveau membre de l'Institut, M. Henncr. Autre bonne fortune, plus appréciable encore, un vieil ami de Feyen-Perrin» un vrai maître ès-arts de peinture, M. Jules Breton, a doté ce cata> logue d'une charmante préface. Or, avec l'intention de narrer la vie de son compagnon, il arrive sans y songer à raconter la sienne propre : ce sont là ses aspirations personnelles, et quelques-uns des éloges qu'il décerne s'appliquent beaucoup mieux à lui-même qu*à son ami. En un mot, on se sent en présence d'une sorte d'autobiographie inconsciente, ce qui ne laisse point d'être piquant.
Cent fois l'on a appelé Feyen-Perrin le peintre des pêcheurs et des falaises, de la vraie nature. Ce n'est certes pas M. Breton qui rappelle ainsi; il raconte pourtant (sans y ajouter foi, il est vrai) une légende qui est bien la plus invraisemblable qui se puisse îmaginer j étant donné le genre de talent de notre peintre. Se figure-t-on, en effet, Feyen-Perrin peignant un chien si vivant qu'il effraie les petits enfants, et excite à tel point la rage d'un rival que celui-ci se précipite sur le tableau et le met en pièces à coups de dents? Feyen- Perrin, copier servilement la nature î Oh que nenni! Il est loin d'être un peintre naturaliste, ce qui est du reste à son honneur.
Voici la partie essentielle du jugement porté par M. Breton «..• Rêveur et voyant les choses dans leurs harmonies, il fut rarement ce que nous appelons l'homme du morceau. Il avait la vision diffuse comme tous les harmonistes. Sa peinture fut comme lui-même, ardente, rêveuse, un peu malade d'une sorte de langueur poétique. » — Voilà qui est admirablement dit, car, si les œuvres de Feyen-Perrin ont du charme, elles ont aussi quelque chose de maladif, d*indécis souvent, de voilé, de décoloré comme la physionomie d*un poitrinaire : le soufiQe manque. Le rêve a étouffé la vie. Car le rêve est un ennemi redoutable, aussi bien dansTordre intellectuel^ et par suite dans.l art, que dans Tordre moral.
Étaient-ils des rêveurs, les Grecs qui ont réalisé l'idéal de la forme ? Étaient-ils des rêveurs tous ces maitres qui ont révélé et fixé sur la toile et dans le marbre les mouvements de Tàme humaine jusque dans ses profondeurs intimes : Giotto, Donatello, Boticelli, le doux Fra Angelico, Léonard, Rembrandt, et tant d'autres maîtres plus modernes, sans parler de la pléiade des grands inconnus du moyen-âge? Ils ont saisi la nature corps à corps et, après des luttes héroïques, ils l'ont réalisée, dans son entité parfaite, en esprit et en chair.
La campagne, les paysans, M. Breton les peint tels qu'ils sont, mais il sait imprégner de poésie tout ce qui sort de son pinceau. Feyen- Perrin, lui, a t-il bien compris cette vie de la campagne, sérieuse et paisible? Les belles formes plantureuses et solides des habitants de nos rivages, ne les a-t-il pas affadies ? L'air delà côte, transparent et fluide, ne l'a-t-il pas rendu brumeux? Et cette mer, où l'a-t-il donc aperçue, sinon dans ses rêves? Ces herbes, ces végétations ont-elles jamais existé? Enfin, sur tout cela, ne plane-t-il pas comme une vague mélancolie ?
Ce n'est pas à dire que Feyen-Perrin n'ait eu de grandes qualités et, s'il n'est pas un artiste de premier ordre, au moins occupe-t-il une bonne place au second rang.
D'une façon générale, ses compositions ont une couleur harmonieuse^ parfois un peu grise : je parle surtout de la seconde manière, qui lui est personnelle. Il est juste aussi de dire que s'il a enlevé à se^ paysannes et à ses pêcheuses quelque chose de leur vigueur et de leurs fortes allures, il a su leur donner en échange de la délicatesse et de la grâce.
Curieux de la technique de tous les arts du dessin, Peyen-Pema connut et pratiqua Thuile, la détrempe, le pastel» le crayon, Teauforte.
La plupart de ses gravures sont assez dépourvues de charme : le modelé est lourd et charbonné, les arrières plans manquent de légèreté, Tair ne circule pas. Mais nous devons signaler une émouvante évocation, la Légende napoléonienne. Au milieu d'une plaine enténébrée qui fuit là bas sous les ombres noircissant es , dominant des milliers de cadavres et de blessés, deux cavaliers largement éclairés se tiennent immobiles, lueurs sinistres sur ce noir tableau. A remarquer aussi deux jolies estampes avec de délicats effets de clair obscur- L'une d^ellés nous montre une baigneuse au milieu d'un paysage éclairé par la lune; l'autre représente une statue aux tons d'albâtre se détachant mollement sur un fond de feuillages, en avant, un tronc d'arbre rugueux et sombre donne une note vigoureuse et, par le contraste, repousse au loin les derniers plans et leur donne une moelleuse profondeur.
Les fusains et les crayons se recommandent par la légèreté de la touche, la morbidesse du dessin.
Quant aux pastels, ils sont presque toujours — en raison même des qualités de notre artiste — plus séduisants que les peintures. Cela se remarque pour les portraits et devient frappant dans les cas nombreux où le même sujet a été traité de ces deux façons différentes. On doit reconnaître que Feyen-Perrin a su manier le pastel avec une habileté peu commune et une grande souplesse.
Dans la vie du peintre il convient de distinguer deux périodes. Feyen-Perrin s'inspire d'abord avec succès des vieux principes de TEcole; plusieurs toiles de cette époque, telles que son torse N^^ iio, son Charles le Téméraire, sa Leçon d'anatomie, son Naufrage, témoignent d'une grande dextérité, d'études sérieuses, et contiennent de beaux morceaux vigoureusement traités.
De la seconde période, où il s'est créé un style original, il faut citer le Retour de la pêche aux huîtres^ tant de fois de reproduit, d'une couleur aimable et d'une belle ordonnance pleine variété ; il faudrait citer également plusieurs bons portraits, parmi lesquels nous ne placerions point certain général un peu bien lourd et certaine dame fort peu distinguée de physionomie et d'allure, dans sa robe noire chiffon-
née et des plus mal drapées. La Couleuvre compte/ parmi ses meilleures toiles. C'est une étude d'un modelé large et délicat à la fois, d'une belle venue, mais un peu contournée. C'est la forme féminine étudiée pour elle-même et sans nulle préoccupation de Tidée, ce qui, selon nous, rabaisse cette peinture, malgré ses grandes qualités, à un degré inférieur de^l'échelle esthétique. Il y a beaucoup de nu dans cette exposition, mais nous en sommes actuellement arrivés à ce point que nous devons presque de la reconnaissance à Feyen-Perrin pour nous avoir épargné les nudités cherchées et le déshabillé trivial. Signalons encore de jolis effets de clair obscur; sa baigneuse, déjà citée, qui s'avance au milieu d'un paysage doucement éclairé par la lune, son Eve, dont le haut du corps est gazé d'une ombre légère ; enfin cette fenune mélancoliquement drapée, debout auprès d'un tombeau, figure solennelle et paisible, sorte d'apparition poétique noyée dans des buées lunaires d'un gris bleu délicat. Dans sa première manière, Feyen-Perrin s'était essayé à la grande peinture; il y revint plus tard, mais n'y réussit jamais qu'à demi. Un mot de la Danse des BaccAantes,lB. plus considérable de ses peintures, comme dimensions. Où est donc cette « grande unité » que M. Breton admire dana la nature ? Quelle est cette sarabande désordonnée de femmes nues si peu élégantes? C'est décousu dans l'ensemble, sans harmonie dans les détails, chaque membre semblant modelé pièce à pièce et péniblement attaché à sa place définitive ; l'air a peu de transparence, la mer est fantaisiste et la technique générale, déplaisante avec son aspect haché. Les œuvres de Feyen-Perrin sont très nombreuses. La dernière de toutes, la Voie lactée^ bien qu'inachevée, compte certainement parmi les meilleures. Elle est largement traitée, elle a de l'unité et de l'élan ; un fier mouvement emporte dans l'espace en une seule envolée, tout ce grand essaim de figures nues. Nous sommes d'autant plus à l'aise pour reconnaître ces qualités, que nous déclarons n'avoir aucun goût p.our tous ces beaux prétextes à exhibition de « créatures nues » plus ou moins idéalisées. Comme tant d'autres, hélas! Feyen-Perrin s'est quelque peu laissé entraîner dans cette voie malheureuse où l'on est sûr d'obtenir de grands succès auprès des vieux boutiquiers enrichis, succès d'argent et succès faciles, qui dispensent des études sérieuses, mais trompent souvent l'artiste lui-même sur sa valeur réelle.