H. DE LA BORIE
BIBLIOGRAPHIE ARTISTIQUE
Martha (Jules). L'Arl étrusque, Paris, Didot, 1889» grand in-8 de 635 p., 4 pi, en couleurs et 400 gravures dans le texte.
L'auteur ne prétend point trancher définitivement toutes les questions qui se posent au sujet de cette grande civilisation. Il avoue lui-même 1 que Tarchéologie étrusque n'a pas dit son dernier mot > ; mais le tableau d'ensemble qu'il trace n'en présente pas moins un grand intérêt, car il nous fait connaître une histoire dont les éléments sont dispersés dans une foule de livres et de Revues, et il marque exactement l'état actuel de nos connaissances sur la vieille Étruric. M. Jules Martha suit l'art étrusque à travers les âges: le prenant à ses origines, il le fait voir subissant d'abord l'influence orientale, puis l'influence hellénique, qui devient prépondérante à partir du vi® siècle. Après s'être occupé successivement de l'architecture dans toutes ses manifestations, de la sculpture, de la peinture, de la céramique, de la métallurgie, de la bijouterie, de la glyptique et de la numismatique, il en arrive enfin à cette conclusion : c Nous sommes obligés d'avouer que l'art étrusque n'est pas un grand art • ; t il n'a pas d'invention », pas de « sentiment esthétique » ; mais il possède toutefois c une qualité précieuse 1, € le sens de la réalité » et « une certaine habileté technique ». Il faut ajouter qu: Part étrusque a également l'avantage de nous faire c pénétrer plus avant dans la connaissance de l'art grec » qu'il a imité, et même de nous aider à « comprendre l'art romain > , qu'il a familiarisé par son intermédiaire avec l'hellénisme.
L'illustration est toujours soignée, quelquefois excellente en tout point. Les gravures ont été généralement dessinées d'après les monuments eux-mêmes,' et il est regrettable qu'il n'en ait pas toujours été ainsi. On aimerait au moins, dans ce dernier cas, à voir signaler en même temps l'ouvrage d'après lequel elles ont été faites et la collection dans laquelle se trouve l'original, surtout s'il s'agit d'un muscc trançais. Voyez par exemple, à la page 487, la figure 394, qui représente un beau vase de la collection de Luynes à la Bibliothèque nationale.
Grad (Ch.), député au Reichstag. L'Alsace, le pays et ses kabùants. Paris, Hachette, 1889, in-4, contenant 386 gravures et 17 cartes.
M. Ch. Grad, chef du parti alsacien au Reichstag allemand, oii il e-st unanimement estimé, a écrit avec amour cette œuvre, la plus complète qai existe en ce moment sur l'Alsace. Topographie artistique et pittoresque, costumcF, mœurs, usages, statistique, histoire, questions ouvrières et économiques, tout y est traité avec soin et compétence. Je dois ajouter qu'on est charmé de faire la connaissance de ce beau pays (actuellement si peu accessible) en compagnie d'wi cœur français, qui adresse à ses compatriotes d'Alsace et de France cette bdle et virile parole que Rome entendit autrefois : Tace et mémento! H, T.
Le Gérant.' Rugekb BELVÏLLE,
*'am. -J.Mei'&cli. iinp li. PI. DwiforUhorherfSi;