partie
Descriptions, comparaisons, réflexions se succèdent dans les pages de cette jolie plaquette. Mais tout est court ; les descriptions sont souvent incomplètes ; et même, la polychromie qui revêt d'une manière si luxeuse ces monuments de sculpture, est passée sous silence. Tant qu'à faire, je crois qu'il eût mieux valu être un peu plus complet. — L'étude dont nous parlons est illustrée d'excellentes phototypies.
Henri Chérot } Iconographie de Bourdaloue:
Le type aux yeux ouverts (in-4 , 50 pages, 4 héliogravures, Paris, Victor Retaux.
En 1898, à propos de son Bourdaloue inconnu, M. Henri Chérot désireux de sacrifier à la règle qui veut qu'une héliogravure allège toujours le bloc d'un in-8°, découvrait un Bourdaloue en chaire, dessiné par Bérain et gravé par Dolivart. Même à la loupe, ne parvenant pas à définir les traits de son héros, l'auteur eut l'idée de les chercher autre part.
En 1900, la deuxième vente des collections du Marquis de Chennevières lui offrait un dessin de Jean Jouvenet représentant Bourdaloue, les yeux clos par la mort, mais assis à sa table, devant ses volumes, un crucifix à la main, ainsi que le voulait l'usage au xvir 9 siècle.
Peu de temps après, le tableau, dont ce dessin n'était qu'une préparation, se révélait à M. Henri Chérot à VÀlte Pinacoteck.
de Munich. Œuvre magnifique, la solidité de sa technique, la puissance de sa conception sont telles qu'il eut été naïf de croire que les artistes médiocres l'avaient ignorée. M. Henri Chérot évita cet écueil ; il découvrit une gravure dans laquelle Charles Simonneau, malfaiteur du burin, s'était permis de ridiculiser jusqu'à la mièvrerie le chef-d'œuvre si robuste de Jean Jouvenet.
Telle fut le thème de la première série de Y Iconographie de Bourdaloue, parue en
Dans la deuxième série, parue en 1901, M. Henri Chérot s'occupait de deux autres portraits de Bourdaloue qui lui avaient été signalés depuis la découverte du dessin et de la toile de Jean Jouvenet : l'un attribué à Philippe de Champaigne, l'autre à Jean Jouvenet lui-même. Il démontrait aisément que le premier, dit Portrait Lequeux, malgré l'honneur qui lui avaient été fait en 1878, lors de l'Exposition des Portraits nationaux au Trocadéro où il figura dans la série du clergé, sous le numéro 243, n'était ni du peintre dont il se réclame, ni l'orateur qu'il veut figurer. Quant au second, dit Portrait Ysabeau, il ne s'agissait que d'un essai d'après le dessin original de Jean Jouvenet, exécuté par une main inhabile comparée à l'auteur de la toile de Munich.
11 fallait conclure, — et en faveur de Jean Jouvenet, — si l'on ne voulait rester
que dans le domaine du fait tangible, avec trois œuvres types, très probablement issues du même tronc : le dessin du grand artiste auquel nous devons le portrait de Fagon, du Louvre. Mais le goût de l'hypothèse vient vite à l'iconographe et, avec lui, le besoin d'épuiser son sujet, M. Henri Chérot ne voulut pas y échapper et connut la joie de ne pouvoir se borner.
En 1902, dans son Portrait de Bourdaloue d'après de récentes découvertes, on crut un instant le fait accompli : ce n'était qu'une feinte. Aujourd'hui, parait une troisième série de Y Iconographie de Bourdaloue, consacrée au type aux yeux ouverts, qui, de l'avis de l'auteur, « limite étroitement le champ ouvert aux investigations iconographiques sur Bourdaloue». Nous n'avons aucune peine à le croire, après une suite d'enquêtes aussi bien menées que termine un travail qui restera comme modèle de l'investigation scrupuleuse jusqu'à la minutie.
Quatre nouveaux portraits y sont en présence. Deux seuls existent, les autres ne nous sont connus que par des gravures.
Trois représentent Bourdaloue; le quatrième, Claude de Bourdaloue, seigneur de Contres, son cousin, qui intervient à l'effet de déterminer le type caractéristique de la famille, si tant est qu'il soit possible de le faire à l'aide de documents du xvn e siècle.
Ce dernier portrait, peint par Largillière, en 1687, et gravé par Nicolas Pitau II, quelques années plus tard, parait avoir été une fort belle œuvre digne des portraits du Louvre, des musées de Nancy, de Metz et de Bourges, et du rival d'Hyacinthe Rigaud.
Hobereau ridicule, de noblesse très petite, Claude de Bourdaloue n'en fut pas moins un mécène des artistes de son temps, possesseur d'un Cabinet très renommé dont XAbecedario de Mariette fait l'éloge, d'après le Livre commode des adresses (1692) et la Description de Paris, de Germain Brice (1713). Entre autres, le cousin de Bourdaloue possédait le manuscrit de Rubens sur
la peinture disparu, en 1720, dans l'incendie des collections de Boulle.
C'est à lui que M. Henri Chérot croit que nous sommes redevables de l'initiative du portrait de Bourdaloue, du Musée de Bourges, peint parun anonyme, en 1687, l'année où Largillière fixait les traits pompeux du collectionneur. Cette oeuvre a surtout un mérite documentaire ; elle est exacte, d'une remarquable acuité d'observation. Elle nous montre Bourdaloue mieux que ne le fait l'estampe de Dolivart représentant l'orateur prononçant l'oraison funèbre du Grand Condé, en l'église Saint-Louis, de la rue Saint-Antoine, le 26 avril 1687 (Bibliothèque nationale, collection Hennin). Elle justifie surtout les recherches iconographiques de l'auteur. Nous connaissons le geste du prédicateur de la cour, nous savons enfin qu'il parlait les yeux ouverts et qu'il est inutile de chercher dans la toile de Jean Jouvenet — par similitude avec Massillon et Montalembert qui parlaient les yeux fermés — autre chose que le visage d'un mort.
Un troisième portrait, œuvre d'Eliza Chéron que nous conserva la gravure de Pierre de Rochefort, permit à M. Henri Chérot de délimiter exactement la physionomie et le talent de l'artiste (1648-171 1), une des quinze femmes dont s'honora notre ancienne Académie de Peinture et de Sculpture. D'elle, à peine connaissions-nous le portrait du Louvre, perdue qu'elle était parmi les satellites qui tournèrent autour de Philippe de Champagne, de Nicolas de de Largillière, de Hyacinthe Rigaud et de Jean Jouvenet, durant le xvn e siècle. Figure attrayante cependant que celle de cette jeune femme, fille et sœur d'artiste, tout à la fois peintre de portraits et d'histoire, dessinateur — et même instauratrice du genre — de scènes antiques d'après les améthistes, les jaspes et les cornalines des Cabinets du Roi, de Madame, des amateurs tels que l'abbé Benedetti, Masson et Claude de Bourdaloue. Avec cela, protestante convertie, auteur d'un Essqy de pseaumes et
cantiques mis en vers et enrichis de figures (Paris, in-8°, 1684), elle peut être considérée comme un classique du féminisme actuel.
Pour en revenir au portrait, dit Portrait Eli{a Cbêron où M. Henri Chérot voit Pinitiativede Claude de Bourdaloue, comme pour le Portrait du Musée de Bourges, sa genèse est des plus curieuses Est-ce à la protégée du collectionneur, à la protestante convertie ou à la femme de lettres débutante que nous devons l'effigie de Bourdaloue ? Au premier chef, elle s'en fut tirée sans enthousiasme, comme d'une besogne peut-être mal rétribuée. Aux second et troisième, elle eut flatté son modèle, par amour de la religion ou des lettres, n'oubliant pas que Bourdaloue, vainqueur du jansénisme et des protestants, était surtout Vamide Boileau. Quoi qu'il en soit des sentiments de l'artiste pour son modèle, Eliza Chéron a créé un troisième type de Bourdaloue. Après le type aux yeux fermés de Jean Jouvenet, après l'orateur de Bérain et de l'anonyme du Portrait du Musée de Bourges, elle fit un Bourdaloue intime a descendu de sa chaire et assis pour entendre à son tour, accueillant, parlant, offrant presque la main ».
Or, chose singulière, ce type aux yeux ouverts détrôna l'oeuvre de Jouvenet que nous ne retrouvons plus, faisant autorité, que dans Tune des fresques peintes à la Bibliothèque de Valenciennes, d'après la gravure que fit le malheureux Simonneau de la toile de VAlte Pinacotecky par Wamps (1689-1760), élève de Vuez et de Restout, né et mort à Lille. Il régnera seul en Allemagne et en Angleterre, avec les graveurs Knorr et Landon. Au xviir* siècle, Odieuvre amplifiera le costume du Portrait Elisa Chéron, Saint- Aubin anoblira son attitude. Au xix» siècle, Devéria lui donnera l'allure romantique, sans trouver mieux. Pujol de Mortry même, dernier prévôt de Valenciennes, dédaignera les fresques de son domaine pour ne voir que le type aux yeux ouverts. Entre les deux portraits, dans ses Causeries du Lundi,
Sainte-Beuve n'hésitera pas à ratifier le choix de ses prédécesseurs, et Emile Faguet, de nos jours, dans son Histoire de la Littérature française reproduira le Bourdaloue de Chéron.
Que conclure ? De la part du public, à un besoin instinctif de n'accorder aux artistes que la faculté de prolonger indéfiniment, dans leurs oeuvres, la physionomie vivante de nos gloires ; d'où le succès d'Eliza Chéron au détriment de Jean Jouvenet. De la part des lettrés, à une incurable paresse en tout ce qui concerne le choix d'un document graphique digne de révéler les caractères dominateurs d'un type d'intellectualité. De la part de l'auteur, — et j'ai plaisir à le reconnaître — à la sincérité et à la prudence qui manquent au public et aux lettrés. Il y a une justice à rendre à M. Henri Chérot, c'est l'intérêt qu'il donne à tous les exemples cités dans son étude, quelle que soit leur valeur esthétique. En vérité, un seul vaut d'être admiré : le Jean Jouvenet de VAlte Pinacoteck ; tout le reste n'est que menue besogne de tacherons du pinceau et du burin. Point n'est besoin d'insister sur le travail d'archives que M. Henri Chérot a dû s'imposer pour déblayer les abords d'un chef-d'œuvre ; remercions-le simplement de l'avoir mené à bout avec une fatigue que nous n'éprouvons pas à la lecture de ses monographies. Là est la vertu indispensable aux travaux d'érudition ; elle ne fait pas défaut aux trois séries de Y Iconographie de Bourdaloue. Cependant, qu'il nous soit permis de souhaiter à cette enquête le complément d'une table méthodique des noms cités et des sources. En matière d'art français du xvn e siècle, c'est ce qui nous manque le plus.
André G1RODIE.
ïlorc^ de Province eï de l'Êfyatigeij;
# % Alsace. — Il existe peu de provinces, en France, dont les publications dépassent en nombre et en valeur artistique ou documentaire celles que l'Alsace met à la disposition des travailleurs. Pour une Monographie de la Cathédrale d'Amiens dont s'enorgueillit, à juste titre, la Société des Antiquairesde Picardie, que d'ouvrages similaires se sont succédés annuellement, en Alsace, depuis la Cathédrale de Strasbourg, du regretté chanoine Dacheux ; les Trésors d'Art de A. Schricker, etc , etc.
Parmi les revues éditées, depuis quelques années, en dehors de Paris, pas une seule ne met au service d'une cause régionale, avec les seules ressources d'ouvriers pris sur place, un luxe comparable à celui de la Revue Alsacienne illustrée? Voici près de cinq années que, tous les trois mois, elle résoud avec une minutie, avec un admirable désintéressement, le problème d'allier l'érudition du meilleur aloi, à un soin typographique tout moderne, digne des monuments artistiques de l'Alsace. On peut même affirmer que, sous certains rapports, elle est l'égale des Arts, de la Galette des Beaux- Arts, de V Art décoratif ou de la Revue de l'Art ancien et moderne, avec une tenue qui lui est propre et fait d'elle un des défenseurs les plus avancés de notre esprit. Cependant, peu d'entre nous la connaissent, fatigués qu'ils sont des revues d'intérêt local où la règle est de lésiner sur l'illustration et d'en rester au procédé d'investigation toute descriptive, par longues dissertations imaginé vers le milieu du siècle dernier. Il serait trop long de détailler par le menu la multitude de travaux publiés dans la Revue Alsacienne illustrée, depuis le Die Heidenmauer von Sankt Odilien, du Docteur R.
Forrer jusqu'à la dernière des Biographies alsaciennes. Qu'il nous suffise de dire que, fidèle à son programme, elle a exploré tous
les domaines de la préhistoire à l'époque moderne, désireuse de rester tout à la fois évocatrice et éducatrice, suscitant des artistes qui s'ignoraient, tenant compte du côté iconographique du document, mettant en lumière le petit fait, l'industrie rurale, les quotidiennes manifestations de l'activité alsacienne, conservant enfin — et c'est là le lien qui doit nous attacher à elle — la tradition du goût, de la mesure, de la généralisation des idées que nous voyons sans cesse diminuer en des provinces plus favorisées que l'Alsace.
Ce que nous disons de la Revue Alsacienne illustrée peut s'appliquer au Catalogue A. Ritleng (in-4 , 1 page de texte, 24 planches. Strasbourg, 1903), publié lors de l'exposition de la collection du distingué président de la Société des Amis des Arts de Strasbourg, au Château, en juillet 1902.
Vingt-quatre planches héliotypiques nous la détaillent en partie et donnent, autant que faire se peut, l'impression de rareté multiple sinon de beauté qu'elle dut imposer au public. Il y a cela de caractéristique dans la collection A. Ritleng, dont le joyau rare est une suite d'étains bien suivie, très complète, que l'on chercherait vainement partout ailleurs, même en de richissimes musées, c'est que l'effort artistique alsacien s'y trouve représenté, depuis l'empreinte que lui donna notre esthétique du xvm e siècle jusqu'à la technique que lui inflige Munich luttant contre Paris. Lix, Haffner, Jundt, Henner, Touchemoulin y sont voisins du savoureux L. de Seebach. Le pauvre Schutzenberger, qui vient de disparaître, réchauffe ses froides allégories aux dessins pour la Guerre des Paysans de J. Sattler, cet artiste du xvi e siècle égaré dans notre époque. Le portraitiste Hornecker, fidèle de nos Salons, y montre une moelleuse pâte d'un
ton d'ambre qui, elle, n'est point le fait du préceptorat de Lembach, mais dont elle complète l'acuité de vision, le dessin précis jusqu'à la dureté. Spindler enfin, curieux ouvrier d'art moderne, y clôt une série où rien ne manque, pas même la verve de Schneider |i). Autour de ces œuvres, le cadre est beau et la collection A. Ritleng avait un continent inexploré. Notre Largillière, qui se dérobe à tant d'amoureux d'art, y offre un Maréchal de Villars fort agréable, et Martin Schœngauer, soleil de chaque collection alsacienne, digne de ce nom, y brille sous le voile d'une attribution. Certes M. A. Ritleng aurait mauvaise grâce de comparer cette œuvre au Martyre de Sainte Marguerite de son rival en collection, M. Georges Spetz, d'Isenheim, car le Couronnement de la Vierge qu'il attribue prudemment à l'Ecole allemande, xv« siècle — on devrait dire Ecole du Rhin supérieur, par similitude de facture avec la Mort de la Vierge, du musée historique de Mulhouse n'a de Martin Schœngauer que l'influence du prototype de la Vierge au buisson de roses, de Colmar — elle n'en reste pas moins une œuvre des plus délicates. D'ailleurs, qu'importe ce problème devant les multiples manifestations de l'art contemporain qui ornent la collection A. Ritleng. Avec son groupement d'objets de toutes sortes où prédomine la technique des xvr* et xvn e siècles alsaciens dans une variété peu commune de matières, bourgeoise et rurale plus qu'aristocratique, elle ne peut qu'enorgueillir une ville qui se glorifie déjà, à juste titre, de posséder une aussi remarquable sélection d'objets d'art décoratif que le musée Hohenlohe. Mieux encore, elle la complète.
Ce désir de compléter l'œuvre d'art fut aussi la secrète pensée de deux érudits
(il La plupart de ces artistes viennent de se réunir a Strasbourg, pour l'Exposition de mai dernier. Quelques-unes de leurs œuvres sont reproduites dan» un excellent catalogue publié à ce* le date (in-8% 33 p., 2! gravures).
strasbourgeois, dont la courtoisie et les précieuses confidences attendent le visiteur du Musée municipal de Strasbourg, MM. Seyboth et Binder, quand ils réalisèrent le catalogue illustré de leur département. Voilà certes une réforme utile et dont notre France est et demeure chiche :
le catalogue illustré! A peine avons-nous ceux du Louvre, de MM. Lafenestre et Richtenberger et de VEcole des Beaux- Arts, du feu M. Eugène Muntz. Encore sont-ils nés du bon vouloir de la maison Quantin à laquelle notre Administration des Beaux-Arts donna, peut-être, avec sa légendaire parcimonie, les cinq cents francs d'une souscription. Que nous sommes en retard sur nos rivaux d'Outre-Rhin, en ces questions de catalogues, et combien nous faut-il déplorer l'impossibilité où se trouve le visiteur de nos Musées nationaux d'acquérir, à bon compte, un catalogue illustré officiel. Au seul Musée de Sculpture comparée, du Trocadéro, existe cette rareté qui, d'ailleurs, s'arrête net aux xiv* et xv e siècles, depuis le décès de M. Courajod, l'un de ses rédacteurs. En 1900, lors de nos trois Expositions rétrospective, centennale et décennale, il fallut qu'un éditeur, vint rappeler à notre Administration des Beaux-Arts que le souvenir, depuis dix ans, avait pris la phototypie pour collaboratrice. On fit alors un pacte, monopolisant la photographie et permettant à l'heureux initiateur de réaliser, pouf lui, ce que rimprimerie Nationale eut si bien fait, dès le début, pour le public. Il y eut deux catalogues : l'un, officiel, avec des multitudes d'erreurs d'attributions et sans gravures; l'autre, officieux, sans erreurs et avec des gravures. Le premier, cela va sans dire, coûtait plus cher que le second! Hélas! ceci n'est qu'un des nombreux vices d'organisation des Beaux- Arts en France : il faut bien, bon gré malgré, que nous y restions sous le régime des fermiers généraux !
Comment se fait-il. pour en revenir aux catalogues illustrés, que la plupart des musées d'Angleterre ou d'Allemagne en pos-
sèdcnt et les vendent à bon compte? Le catalogue du Musée de Sculpture comparée, du Trocadéro, a 38 gravures: il coûte 5 francs. Sept autres volumes sont en préparation qui expliqueront à nos petits-neveux, s'il plait à Dieu que nous leur laissions de la fortune, et, la fortune acquise, s'il plait aux conservateurs de faire leur métier, ou de n'avoir pas à l'apprendre après s'être fait nommer conservateurs, le contenu du Musée, de l'époque gallo-romaine au xix e siècle. Par contre, l'an dernier, le Musée de Dresde a mis en vente, au prix de / franc #5 centimes y son catalogue complet des origines au xix c siècle, format in- 18, de 344 pages, avec commentaires sur les artistes, dimensions des œuvres, plan du musée, table des écoles et table des artistes, plus quatre-vikgt onze illustrations. Le volume est même cartonné avec un dos en toile!
On est prié de comparer avec les catalogues du Louvre et, en tenant compte du droit d'entrée de 0.625 centimes à la Galerie des Tableaux de Dresde, de conclure selon toute logique (1).
Le catalogue du Musée de Strasbourg est plus volumineux, plus cher, mais plus artistique que celui de la Galerie des tableaux de Dresde. Il a 1 52 pages ; il est de format in- 16 carré; son papier vélin aurait pu être plus mince et sa typographie moins espacée.
On l'aurait ainsi ramené au format in- 18 long qui, convenons-en, s'adapte mieux à nos poches. Quant aux gravures, pour parler franchement, si l'on ne considérait que l'instrument d'étude que doit rester un catalogue, il faudrait reprocher à celui de Strasbourg de n'avoir pas imité le catalogue de Dresde en réunissant plusieurs reproductions sur une même page de papier couché, moins carteux que les carrés de vélin assez durs qu'il a utilisés. Mais, devant la
(!) La Galerie des Tableaux de Dresde délivre des cartes d'entrée gratuites à des corporations ou à toutes personnes qui, en raison de leur emploi ou de leur métier, prennent un intérêt spécial aux œuvres d'art (Henry Lapauze. Le droit d'entrée dans les Musées. Paris, Lecènc. Oudin et O, p. 63).
netteté de tirage en noir, brun ou vert qui a présidé à l'établissement des vingt-neuf hors texte du nouveau catalogue du Musée de Strasbourg, toute critique est impossible. On a voulu le luxe en ne s'éloignant pas trop de la commodité : cela suffît.
Nous permettra-ton, en matière de horstexte, une pointe d'ironie contre le buste de l'éminent M W. Bode, directeur de la Galerie des tableaux et des sculptures du Moyen- Age et de la Renaissance, au KÔniglicbe Preussiscbe Museen de Berlin, qui ouvre le volume. M. W. Bode est un savant muséographe, digne de respect pour ses travaux et sa prudence, — c'est le Frédéric le Grand des musées allemands modernes, si l'on veut — mais que vient-il faire en tête de ce catalogue? Outre qu'il n'est d'usage, entre gens de tact, de ne glorifier les personnes illustres qu'après leur décès, il y a quelque sans-gêne, pour M.
Bode, à présider si bien où ses compatriotes, en 1870, se tinrent si mal. De plus, il ne faut pas oublier que le Musée de Strasbourg fut un des quinze dépôts fondés par l'arrêté du Premier Consul du 14 fructidor an vm, et que, par conséquent, malgré les libéralités de l'Empire allemand et la science de M. Bode, on devrait rendre à César ce qui lui appartient. Ceci n'enlève rien au reste de l'illustration : la porte d'entrée est fausse, mais l'intérieur est féerique. L'école allemande en ce qu'elle a de plus rhénan — pour ne pas dire de plus alsacien — y offre Conrad Witz (L'Annonciation). Barthelemi Zeitblom, Hans Baldung Grien j (Vierge et Enfant), une attribution à Albert Altdorfer et une Sainte Famille d'un maître de 1 330 travaillant sous la double influence allemande et italienne. L'école flamande montre le célèbre Cbrist bénissant de Hans Memling, la Madone, de Gérard David et un beau portrait d'homme d'un maître brugeois du xv c siècle que l'on a vu, l'an dernier, à l'Exposition des Primitifs flamands. L'école hollandaise possède un Thomas de Keyser, un superbe Pieter de Hoch et deux paysages hors de pair : un
NOTES D ART ET h ARCHEOLOGIE
Van der Meer de profondeur peu commune et une Ecluse, de Jacob van Ruysdael qu'il faut classer parmi les meilleures œuvres de l'artiste. Les écoles italiennes ont, elles aussi, de dignes représentants : Florence revendique Y Ange au visage efféminé de Filippino Lippi, une Madone de Piero de Cosimo; Venise, plus nombreuse, aune Nativité, de Carlo Crivelli, un portrait de jeune homme jouant de la guitare dans un paysage rustique, de Giovanni Cari an i et les deux volets du rétable de Cima da Conegliano dont le panneau central est à Londres. L'école espagnole n'a que quatre pièces qui sont de pures merveilles : la seule Madone au visage empreint d'une souffrance mystique, du Greco, vaudrait un voyage à Strasbourg si les deux portraits de femmes de Zurbaran ne révélaient un des aspects les moins connus d'un maître qui fut austère et se complut dans les martyres ou les funérailles. Enfin, notre école française ne le cède en rien à ses rivales :
le maître qui peignit, en 1530, le portrait du seigneur tenant un faucon n'est pas loin de Clouet; les deux Claude Lorrain et Poussin ont une belle allure, et YIntérienr de fermé de Watteau a l'attrait peu banal d'être l'un des rares spécimens de la première manière de maître des Fêtes galantes.
Les derniers hors texte du catalogue sont consacrés à l'art moderne alsacien : Brion, Léon Hornecker ÇPortrait de femme) et Jean-Henri Zuber. Un paysage de Corot peut terminer ce volume qu'il faut aimer pour sa correction, son luxe et le précieux exemple qu'il nous donne.
Un autre exemple — et des meilleurs ! — nous est donné par le Das dite Kaysersberg, de M. l'abbé Joseph M. B. Clauss (in-4 , 15 pages, 7 gravures et 18 hors texte, Kaysersberg, 1902). J'ignore quel sera le résultat du concours de monographies paroissiales que Monseigneur l'évêque d'Evreux a ouvert, pour les prêtres de sa paroisse, à l'instigation de son archiviste diocésain,
notre érudit confrère M. le chanoine Porée.
Cependant, d'avance, sans crainte d'être blâmé, je puis affirmer que si le lauréat atteint aussi bien son but que l'auteur de cette incomparable monographie du Vieux Kaysersberg, il y aura lieu de le chaudement féliciter. Peut-être, avec l'aide du Ministre de l'Instruction publique et des Beaux- Arts, fera-t-on de son travail un volume identique au Trésor liturgique de Cberves en Angoumois, du regretté Barbier de Montault qui, depuis 1882, reste le classique que bien peu d'auteurs ont imité.
La monographie est ce qui manque le plus en France. Je vais à Besançon, je vais à Troyes, par exemple; désireux de m'évader, à bon compte, du Joanne dans un guide rédigé par un érudit local, je trouve inévitablement le livret saumâtre, farci de racontars, vide d'attributions, où règne au début, à la fin, sur les gardes et sur la couverture l'adresse des bandagistes, des limonadiers et des perruquiers-coiffeurs. En dehors de cette monocule, il n'y a plus que la carte postale illustrée! Si je m'enfonce dans le pays, il n'y a toujours et jamais plus que la même carte postale illustrée, avec deci delà, des tirages à part d'articles qui n'existent souvent pas dans le commerce, comme cet excellent Vieux Quimperlé que vient d'adresser à ses confrères, M. l'abbé Abgrall, de Quimper.
Mais voici Kaysersberg perdue dans un coin de l'Alsace où ne vont la chercher que les rares amateurs d'art religieux de la Renaissance. Le retable de son maître-autel est célèbre, dans l'histoire du bois sculpté au xvi e siècle, pour la technique réaliste de ses Scènes de la Passion ; sa Mise au tombeau en pierre, du xv c siècle, a l'émotion élégante, le tragique des gestes et la beauté du drapé que l'Ecole du Rhin supérieur pratiquait avec une surprenante maîtrise au temps de Martin Schœngauer, en Alsace, et qu'elle savait monter jusqu'aux régions de l'épouvante, ainsi qu'en témoigne le calvaire colossal de Kaysersberg.
Enfin, une statuette de Saint Jacques en
docteur^ un buste de Saint Biaise, diverses œuvres d'égal intérêt s'ajoutent au pittoresque du site, à la fontaine Renaissance, qui orne une place aux vieilles maisons, aux salles à boiseries de l'Hôtel de ville, au pont biais du xvi* siècle, aux curieuses façades, aux ruines d'un château-fort et d'un mur d'enceinte. Il n'en fallait pas davantage à M. l'abbé Joseph M. B. Clauss, pour réaliser en une publication où l'érudition, le luxe et le bon marché se disputent la première place, à l'usage de rares visiteurs de la ville impériale tombée si bas, d'une mort aussi réelle, ce qu'ils ne pouvaient étudier qu'en l'introuvable Kunst und Altertbum in Elsass-Lotbringen, du docteur F.-X. Kraus ou les Kunstscbatçe iu Elsass- Lotbringen, de A. Schricker.
Que nous sommes loin des banalités typographiques des guides illustrés — et si peu! — de Nîmes ou de Mamers, pour ne parler que des derniers parus! Qu'il est triste de savoir, après l'effort de ce pauvre desservant d'une pauvre bourgade, qu'un éditeur parisien bien connu nous sert, à nous autres français, les mixtures parues à Leipzig, sous le nom de BerùbmU Kuns-
tàemt
Le malheur des alsatiques d'aujourd'hui est de ne paraître qu'en allemand, — et pour cause ! Dès qu'un érudit a terminé un ouvrage d'édition dispendieuse et irrémissible, la germanisation s'agite autour de lui prend note des échecs qu'il subit auprès des éditeurs de langue française et vient, à l'heure de l'affolement, acheter l'œuvre et le droit de la publier en allemand. Ainsi se justifie l'aphorisme célèbre : « Là où est la langue allemande, là est le pays allemand. » Paraître en allemand est évidemment une simonie pour un auteur alsacien, mais il faut paraître et, coûte que coûte, une édition de la sorte vaut mieux qu'un manuscrit. 11 en résulte une infiltration lente des habitudes linguistiques germaniques dans l'esprit des érudits, et je pourrais citer tel d'entre eux dont le glos-
saire archéologique et artistique est en éclipse depuis plus de dix ans. Avant la guerre, quinze ans après, l'habitude quotidienne du français, la lecture de ses publications affermissaient son style dans notre langage scientifique, littéraire ou artistique. Depuis, la nécessité de publier en allemand a démoli tout ce passé et édifié une nouvelle conception avec un nouveau glossaire.
M. André Waltz, bibliothécaire de la ville de Colmar, n'est point de ceux-là.
L'an dernier, à propos de sa Bibliographie de la ville de Colmar, publiée sous les auspices de la Société Industrielle de Mulhouse et de la ville de Colmar, il m'a été permis de rendre hommage à son érudition. Aujourd'hui, la Chronique de Colmar* de Félix-Henri-Joseph Chauffour, dit le Syndic, qu'il publie en français (in-8°, 189 pages, 1 portrait. Colmar. Imprimerie J.-B. Jung et C ie , 1903), me donne à nouveau ce plaisir A l'époque actuelle, il y a un grand mérite à révéler l'état d'âme si paisible d'un homme qui a vécu, de 1718 à 1806, une des périodes heureuses de l'Alsace.
Dernier greffier, syndic de la ville de Colmar, il en eut les archives à sa disposition et, durant les années de sa retraite, à l'aide des extraits qu'il en avait pris, il rédigea un travail d'ensemble, par petits paragraphes, des origines de la ville à 1788. Toute la partie qui va jusqu'à 1730 est une compilation des ouvrages imprimés et des chartes qui existaient à cette époque : elle nous paraît un résumé très original de l'érudition alsacienne des xvi«, xvu e et xvni» siècles. De 1730 jusqu'à la fin, le récit est celui d'un spectateur attentif. Il abonde en menus détails où les élections du Magistrat, les fermages, les arrêts du Conseil d'Etat, les revenus des chanoines, etc., etc., tiennent une large place. On sent la force cohésive de l'Alsacien et de sa terre. A cette époque, où débutait notre influence, les scrupules de préséance, le mélange de défiance et d'abandon, d'intérêt et de spéculation, de raideur et de bonhommie qui constitue le caractère de la race, se
tassaient sur eux mêmes pour entrer dans le moule français. Trois fois, sous Louis XIV, Louis XV et Louis XVI, Colmar l'avait vu changer de forme et, au point de vue financier qui a la priorité en Alsace, sagace avec Colbert, mystificateur avec Law et d'une prudence parfaite avec Necker. A se transformer, par une complaisance que jamais n'avait obtenue l'Allemagne de Colmar, ville libre, Colmar, ville française, met un soin jaloux, non exempt de drôlerie, avec de gros soupirs dont le syndic Chauffour est le notateur. Le 2 1 septembre 1 784, lors de la « visitU épiscopale s de l'évêque de Bâle, on dîne bien, on soupe encore mieux et, le lendemain, on dîne encore. « Je Vay complimenté; il éioit en soutane violette; il nous a beaucoub gracieuse » ; mais, le 8 mai 1788, « on etoit prévenu que le gouvernement mèditoit un grand coup contre les parlements qui contrecar oient ses rêves. On annonçoit la destruction de F ancienne magistrature. » La scène est épique sous la plume du brave syndic d'une ville coupable que l'on veut mystifier. Quand Messieurs les Commissaires font retirer le Conseil et ferment les portes en emportant les clefs, son ébahissement exhale un « Dieu sçait ce que cela deviendra » inénarrable.
Cependant, en octobre, tout va mieux, et, le 19, on dîne, on soupe, on danse chez M. le Premier président « qui a régalé le Conseil » ; on « fait tirer les boettes » et « les faUots sont illuminés pendant la nuit. »
de cette Révolution qui rendit impérissable le lien de l'Alsace et de la France.
En dehors de l'intérêt psychologique et documentaire de la Chronique de Colmar ', il convient d'en noter les listes nominatives d'Obrismaistres, Prévôts, Stettmaistres, Conseillers et Syndics de Colmar. Pour ce qui est de l'ouvrage de l'éditeur, correction du texte mis à part, deux précieuses tables des matières, des principaux faits et des noms d'hommes aident à l'étude de l'ouvrage de ChaurTour. Enfin, la bienveillance de M. H. Huffel a permis à M. André Waltz de reproduire, en tête de son édition, un portrait à l'huile du peintre colmarin Hohr, conservé dans la famille ChaurTour.
Que n'en est-il de même pour tous les alsatiques de récente date comme pour ce dernier ? A l'heure où l'Alsace artistique, monumentale et historique se révèle de façon précise . avec la netteté de la science moderne, que ne pouvons-nous la voir, en France, plus connue et plus appréciée? L'œuvre serait belle de mêler les alsatiques aux travaux que publient nos provinces et de participer ainsi aux efforts, en faveur de la langue française, de la Société Industrielle de Mulhouse et de la Revue alsacienne illustrée. Nos traducteurs, sinon nos éditeurs, trouveraient en Alsace ce qu'ils se donnent la peine de ramasser à Leipzig ou à Berlin.
{A suivre)
André Girodie.
Et la chronique prend fin, — à la veille
CALENDRIER DU MOIS
HISTOIRE DE L'ART
*,* M. Louis Morand donne des notices biographiques et le catalogue des œuvres d'une famille d'artistes : Les Naigeon (in-8°, r>4 p. et portrait de Gaspard Monge, par Jean Naigeon. Paris. Rapillv). — MM. Pompeo Molmenti et Gustave Ludwig décrivent les tableaux du maître vénitien Vittore Carpaccio exécutés pour la Confrérie de Sainte-Ursule à Venise (in-4», 100 p. 54 grav. Florence, R. Bemporad et fils, i5 fr.). — Ni. Jules Hédon étudie la vie et l'œuvre de J.-J.-A Le Veau (1 72Q-1 786) in-8». Paris, A. Durel, 25 (t.). — M. André Fontaine publie un Essai sur le principe et les lois de la
Critique i\4r/ (in-8°. Paris, Fontemoing, 6 fr.). — La publication luxueuse de la nouvelle de Champfleury : Chien-Caillou, illustrée par l'aquafortiste Paul Guignebault, va remettre en évidence la personnalité du vieux graveur Rodolphe Bresdin. (Paris, Floury, en souscription).
TECHNIQUE
,% M. E. Beckinga relevé une série de Carrelages anciens d'après des tableaux des xv* et xvi* siècles. (Paris, H. Laurens. 6, rue de Tournon. 20 fr.). — M. A. Cary, publie Cent vingt consoles photographiées à grande échelle, d'après nature. «Paris, Ch. Béranger. 25 fr.».
NOTKS D'ART ET DARCHÉOLOGIE
ARCHEOLOGIE RELIGIEUSE
»*. M. Adrien Planchenault publie le Cartulaire du chapitre de Saint-Laud d'Angers (Actes des m* et xil« siècles), suivi de la Vie de saint Silvestre et de l'Invention de la Sainte Croix, poème français du xil - sièle (grand in-8«, 201 p. Angers, Germain et Grassin). — M. l'abbé L. Guérard. publie le tome II des Documents pontificaux sur la Gascovue. d'après le% Archives du Vatican : Pontificat de Jean XXII, i3l6-i334 lin 8». 164 p. Auch. Cocharau*, 6 fr.J. — M. l'abbé Dusautoir a rédigé un Guide pratique du visiteur dans la basilique Notre-Dame, ancienne collégiale et cathédrale, de Saint-Omer (in-8», 58 p. Saint-Omer, d'Homont). — M. Edmond-Durand publie une étude sur La Chaise-Dieu (in-t6, 76 p. Lvon, Rey et O). — Dom L. Guilloreau. dans ses Mélanges et Documents concernant l'histoire des provinces d'Anjou et du Maine, étudie L'Obituaire des Cordeliers d'Angers (in-8 # , 71 p., Laval, Lelièvre). — M. Léon Lcoestre a dressé la Liste générale des abbayes, prieures et couvents d'hommes en France, d'après les papiers de la commission des réguliers, en 1768 (in-8°. ID7 p. Picard et fils).
ARTICLES T/RÉS A PART
„*. L. Roche. La date de la chapelle de 1 évéché de Laon (Bulletin Monumental). — V. Slortct. La Fabrique des églises cathédrales et la Statuaire religieuse au moyen-âge (d*).
— Abbé C. Bernois. Histoire de Mérivillc et de ses seigneurs (Annales Société du GJtinais). — J. Chavanon. Charte de coutume de Marck, avril 1233. comparée à celles de Calais, 1253, et de Bourbourg, 1240 (Mémoires Société Académique, Boulogne-sur- Mer). — L. Dupré. Les carreaux émail lés du Palais de Justice de Poitiers au xiv« siècle (Bulletin Société Antiquaires de l'Ouest).— H. du Ranquet. L'église de Glaine-Montaigut, Puy-de-Dôme (Bulletin Monumental). — L. Galle. Une ancienne chapelle de l'Abbaye de Savignv-en- Lyonnais (Bulletin Archéologique). — E . T. tiamy. Combat du chevalier de Béthune contre les Hollandais, entre Dungcness et Ambleteuse, 7 juin 1675 (Mémoires Société Académique Boulogne-sur-Mer).
— J. Lair. Un épisode romanesque au temps des croisades (Bulletin Société Antiquaires de Normandie). — A. l.avergne. Les études archéologiques dans le Gers (Compte-rendu 68* contres arch. de France). — E. Lefevre-Pontalis. L'église abbatiale de Chaulis Oise. (Bulletin Monumental). — R. Métivier. Les Bastides et Eglises fortifiées du Gers (Compte-rendu société Arch. du Gers). — J. Momméja. L'Oppidum des Nitiobriges (Compte-rendu 68* congrès Arch. de France). — O. de Poli. Le Pape Urbain IV (Revue des Questions héraldiques).
— De Rivières. Les Statues tombales du Musée des Augustina, à Toulouse (Mémoires Société arch du Midi de la France. —• A. Thieullen. Le préchelléen en Belgique (Mémoires Société anthrop. de Paris).
— H. Courteault. Les mésaventures d'un ambassadeur vénitien à la fin du xvi" siècle (Revue historique diplomatique). — R. Elie. Madame de Sévigné en Bourgogne, d'après ses lettres (Bulletin du Diocèse de Dijon). — R. le Roupie. Carnac. Fouilles faites en iooi et 1902 (Bulletin Société polymathique du Morbihan). — / . Quarré-Reybourbon. Une impression lilloise a gravure sur bois (Bulletin Société études de Cambrai). — H. Quilgars. Les découvertes d'augets de terre cuite sur les côtes de Bretagne et les fouilles de Mesquer, Loire-Inférieure (Bultin Société potyma. du Morbihan). — !.. Rosenthal. Promenades dans Florence (Mémoires Société Bourguignonne de géographie et d'histoire). — L. Tunnel. L'Eschatologie à la fin du iv« siècle 'Revue d'histoire et de littérature religieuse). — L. de 1)esly. Exploration archéologique de la forêt de Rouviay, Seine-Inférieure (Bulletin Société libre émulation Seine-In/erieuro).
REVUE DES REVUES
,*. La Franck illustrée (Mai). — Le Portail de Metj, par Aimé Giron (t gravure). — Suite de Nos Cathédrales : Notre-Dame de Rode] (Aveyron). par M. l'abbé A. Bouillet, \b gravures).
— Les Contemporains. (Mai). — Lamarck, / 744- i 82g, par Louis Théret. — Goya, 1746- 1828, par J.-E Desforts. — (Juin) :" Joseph II, / 74/-/ 700, par E.-G. Ledos. — TMllaret de Joyeuse, par J. de Beaufort.
— La Lorraine artiste. (Mai). — A propos du prix de Rome, par Emile Galle, 11 reproduction* d'artistes lorrains. — La Pépinière de Nancy s par Ch. Pfister.
— Bulletin den Sociétés artistiques de l'Est. (Juin).— Un lorrain qu'on oublie, par Adiien Recouvreur.
— La Revue Sepientrionale. iMai». — Etude de M. R. Le Cholleux sur Jean Gossart de Maubeuge. — Les Expositions, par M. Jacques Moleux, R. Le Cholleux, Maury et Guyon-Verax.
— Revue d'Histoire de Lyon (t. II, ioo3, fascicule 11 : Mars et Avril). — F. Fabia. Vitellius a Lyon. — /,. Galle. Pierre Louvet, sa vie et ses travaux (fin). — 5. Charléty. Le régime douanier à Lyon, au xvn° siècle (fini. — G. Guigue. Une miniature lyonnaise. La salle du Consulat au xvi a siècle (gravure» — Cérémonial public de l'Hostel-de- Ville de Lyon (i58oi, publié, avec une introducduction. par M. Rochex (suite). — Bibliographie : L Otto lltrtter. Les Monnaies de l'Empereur Gailien et de sa famille (par le D r E. Poncet. — II. G. Guigue. Vanloo négociant {1745-1767). — III. E. Herlot-Francdouairef Pierre *l)irès). Une Vie. Aimé Vingtrinier. — IV. A propos du général Cabrera. — François-Pierre- Suzanne Brac. — V. Manin, Galerie des Lyonnais célèbres. — VI. Livres nouveaux. — Chroniqne.
«Mai et Juin). — P. A. Bleton. Le Régiment de Lvonnais. — Ph. Gonnard. Un Lyonnais a Sainte- Hélène Il 816- 1821). — Ph. Pou?et. Les anciennes Confréries de Villefranche-sur-Saône. — C. Latreille. Un membre de la Petite Eglise à Lyon : Claudius Prost. — Cérémonial public de l'Hoslel-
de- Ville de Lyon (1680), publié, avec une introduction, par M. P. Pochex (fin). — Bibliographie : Aimé Vingtrinier. — I. Léon Galle et Georges
Guigue. Histoire du Beaujolais. — IL Léon Chaîne. Les Catholiques français et leurs difficultés actuelles. — III. Ù. Latreille et M. Roustan. Lettres inédites de Sainte-Beuve à Collombet. — IV. Marcel *Vigne. La Banque à Lyon, du xv« au xvm* siècle.
— V. E. Pariset. Les" Tireurs d'or et d'argent à Lyon, du xvin« et xix* siècles. — VI. P. Richard. La Légation Aldobrandîni et le Traité de Lyon. — Sociétés savantes : Travaux de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon, par A. 1)ache^. — Chronique.
— L'Anjou Historique. (Troisième année n« 6.
Mai iço'ih — Simon Gruget, curé de la Trinité. Histoire de la Constitution civile du Clergé en Anjou : Election de l'évéque intrus; prestations de serment et rétractations à la suite de cette élection.
— F. Uju'eaUi directeur de « l'Anjou historique ». Les victimes de la Terreur en Anjou : Liste des personnes guillotinées à Angers, Saumur, Doué. Les Ponts-de-Cé, etc. — Charles Loyer. Cholet sous la domination de Stofïlet (fin). — Hugues Nardon, préfet de Maine-et-Loire. Le département de Maine-et-Loire en 1802 : rapport secret. — Andcgavania : Saint-Florent-le-Vieil (i3Ô2-63). — Le miracle des Ulmes. — M" • de Sévigné et Henri Arnauld, évêque d'Angers. — La voirie en Anjou 11788). — La Bourse d'Angers (17901. — La fête de la Fédération à Beaufort. — Achats de biens nationaux par la ville d'Angers. — Les juges de
paix d'Angers pendant la Révolution. — Les religieuses réfugiées à Angers à la fin de 1792. — Incendie de l'église abbatiale de Saint-Nicolas-lès-
gieuses réfugiées à Angers à la fin de 1792. — In
de l'église abbatiale de Saint-Nicol Angers. — Conflits entre le comité révolutionnaire
d'Angers et la commission militaire. — Angers au mois de février 1795. — Chronique Angevine : Décès, mariage, élection, çà et là. — Bibliographie Angevine Livre» et Revues. — Tables des matière* de la 3* année.
— L'Occident. (Mai». — Colin Saint- G ail. De la certitude. — Albert Clou art. La Léeende de saint Guirec. — Robert de Souja. Gaston Paris. — Henri Chéron. Le Provinois et la « Plaine de France ». Armand Seguin. Paul Gauguin (suite et fin). — Raoul Narsy. — L. R. Propos.— Pierre Valbranche. Les Salons de IQo3. — René de Castêra. Chronique de musique. — Notes. — Portrait de Gauguin par lui-même.
/Juin). — François de Poncher. Force centripète.
— Robert de Souja. L'Héroïde de l'aigle aux ailes blanches. — Adrien Mithouard. Des nommes : un pauvre. — Charles Morice. Le Music-hall (suite et fin). — René de Castêra. La damnation de Berlioz par M. Raoul Gûnzburg. — Pierre 1)imal. - Raoul Narsy. Propos.—- Raoul Narsy.- Colin Saint- Gall. Chronique d'architecture. — Chronique de peinture.
— Notes.
— La Tradition. (Mai). — Traditionnisme de la Belgique (suite), Alfred Harou. — Dans les Alpes (suite), Jacob Christillin. — Paris de 1800 à 1900 (avec cinq gravures). — Chanson populaire du Bas-Poitou, Jean Simonneau. — Un coin de l'Italie Méridionale. Prof. Aniceto Specchio. — Galerie Traditionniste : Ignace Bernstein (avec portrait) H. C. — Chronique. — Bibliographie Traditionniste, Pierre de Saint-Jean. — Bibliographie des Provinces. — Journaux et Revues.
— Bulletin de l'art ancifn et moderne.
(Mai).— Au feu! Toujours au feu! par M. Stéphane.
— Autour d'une vitrine, par M. Emile Daeier. — Les Fouilles d'Antinoe, par M. M. F. — Pour le Château de Dieppe, par M. Eddy. — L'Histoire de l'art au Congrès des Sciences historiques de Rome, par M. H. F.-G.
— Chronique des Arts (Mai). — La Tiare de Saîtapharnès, précédé d'un judicieux Propos du Jour sur le rôle du Conseil des Musées. — Note de M. Camille Benoit sur la Peinture néerlandaise primitive au Musée du Louvre. — Etude de M. Salomon Reinach sur /* Commerce des oeuvres d'art et les amateurs américains. — Note de M. L. I>imier sur un Recueil inédit de crayons français. — Correspondance d'Angleterre, par H. C. — Petites expositions, par R. M.
— Gazette des Beaux-Arts. (i« r juin 1903).
— Quelques réflexions sur les Salon». i°* article, par M. Henry Cochin. — Victor Hugo artiste, l» p article, par M. E. Bertaux. — La Vue de Sinle-Noble, près Douai, par Corot, par M. E. Moreau-Nélaton. — Un portraitiste petit-russien au temps de Catherine II : Dmitri-Grigorévitch Lévitski^ I" article, par M. Denis Roche. — Bibliographie des ouvrages publiés en France et à l'étranger sur les Beaux-Arts et la Curiosité pendant le premier semestre de l'année 1903, par M. Auguste Marguilliier.
Six gravures hors texte: Portrait, par M. Albert Besnard, Salon de la Société Nationale des Beaux- Arts : photogravure. — Paris vu de la maison habitée par *Victor Hugo, rue de La Tour-d'Auvergne 1848- 1854, dessin par Victor Hugo. Musée Carnavalet : photogravure. — 1)ue de *t)ianden, dessin par Victor Hugo, Maison de Victor Hugo : photogravure. — 1)ue de Ihanden la nuit, dessin par Victor Hugo. Maison de Victor Hugo ; photogravure. — ifue de Sin-le-Noble, par Corot, Musée du Louvre : pointe sèche de M. Lopisgich. — Portrait de Diderot, par M. -G. Levitski, Bibliothèque publique , Genève : héliogravure.
Nombreuses reproductions dans le texte.
—Revue de l'art ancien et moderne. Juin 1 qo3. L'Art musulman, à propos de l'exposition du Pavillon de .Marsan, par M. Raymond Kœchlin. — L'Exposition internationale de 1)enise, par M. E. Durand- Gré vil le. — L'Estampe française contemporaine : L.-B. Delfosse. peintre, graveur et lithographe, par M. Henri Beraldi. — Les Salons de 190 3 : La Peinture (II 1, par M. Raymond Bouyer. — La Sculpture (Il>, par M. Gustave Babin. — Les Arts décoratifs, par M. Henry Havard, inspecteur général des Beaux-Arts.— Bibliographie. — Tables semestrielles.— Gravures hors texte : Vase dit Albarello. Syrie, xiv« siècle, eau-forte de M. B. Kriéger (collection de M"" la comtesse de Béarn). — Le Retour du marché, lithographie originale de M. L.-B. Delfosse. — Jeanne d'Arc monte au bûcher, panneau central du triptyque destiné à l'Hôtel de ville de Tours, héliogravure d'après la peinture de M. Jean- Paul Laurens. — Madame B. .. et ses enfants, héliogravure, d'après le tableau de M. Ferdinand Humbert. — 36 illustrations dans le texte.
— Bulletin mensuel de la Société d'archéologie lorraine' et du Musée historique lorrain. (Troisième année. Avril iço3). — Proeesverbal. — Rapport de la Commission des finances sur les comptes de l'exercice 1002, par M. Ch. Guyot. — Mémoires : M. L. Germain : Notes sur la famille de Guelff (à suivre). — M. Edmond des Robert : Sceau de Jean de Bloise Il575). — M. J. Nicolas : L'ancienne église de Stenay (suite). — Chronique : M. E. Duvernoy : La protection des monuments historiques et des objets d'art.
(Mai 1903). — Procès-verbal. — Mémoires : M.
Paul Chevreux : La Merlusse au val de Saint- Dié.
— M. L. Germain : Notes sur la famille de Guelff (suite et fin). — M. E. Duvernoy : Le registre B. 2 5b des Archives de la Meuse.'— M. J. Nicolas : L'ancienne église de Stenay (suite). — Bibliographie : M. E. Duvernoy : Documents relatifs au comté de Champagne et de Brie, par M. Longnon.
Trésor des chartes du comté de Rethel, par M. Saige. — Musée historique lorrain : Installation d'une suite de portraits des Gouverneurs et de* Maires de Nancy. — Dons.
— Bulletin archéologique et historique de la Société archéologique du Tabn-et-Garonne (t. XXXI.-ipo3. !••• trimestre). —Les Seigneurs et la Communauté de Montesquieu, par M. Joseph Cayrou. — Excursion de la Société dans le Haute- Quercy : Carennac, Castelnau-de-Bretenoux, Montai, Beaulieu. par M. Jean Bourdeau. —Exposition des Primitifs : Lettres de Bruges, par M . le baron Bruno de Scorbiac. — Bibliographie : Itinéraire raisonné de Marguerite de Valois en Gascogne, d'après se* livres de comptes, par M. Ph. Laujun; analyse de M. Antoine Delpey. — Procès- verbal de la séance du 3 décembre IQ02. — Protestation contre le déclassement de l'église de Lamourguier, de Narbonne. — Sonnet sur la mort de Fermât <xvn» siècle). — Etablissement d'une garde nationale à Saint-Urcisse, de la sénéchaussée de Toulouse (1790- 179 il, par M. l'abbé Taillefer. — Procèsverbal de la séance du 7 janvier iqo3. — Bastide retrouvée : Verfeil-sur-Seye, M. l'abbé Galabert. Habitation souterraine de Saint-Nazaire, au canton de Bourg-de-Visa, par M. l'abbé Laffbnt. — Explication des sigles du cloître de Moissac. — Rapport sur les travaux de la Société archéologique pendant l'année 1902, par M. Ed. Forettié. — Rapport sur les travaux de la Section de Photographie pendant l'année 190?., par M Mathet. — Les sources de la Garonne, sujet d'une conférence de M. Saint-Yves, compte-rendu par M. Georges Forestié.
— Planches : Gravures relatives à l'excursion de la Société dans le Lot. — Habitation souterraine de Saint-Nazaire, canton de Bourg-de-Visa.
ACADEMIE & SOCIETES
,\ Académie des Inscriptions et Belleslettres. — Le 27 février, M. Ph. Berger parle d'une nouvelle inscription funéraire découverte par le P. Delattre. — 11 lit ensuite un travail sur cinq inscriptions samaritaines que le P. Rouzevalle a découvertes à Damas, et dans lesquelles M. Berger reconnaît des fragments de la Bible. — M. Omont signale un plagiat littéraire très caractérisé, remontant au xii" siècle et concernant une vie de saint Willibrod dont le texte original est d'Alcuin.
— M. Clermont-Ganneau présente la photographie d'une statue d'homme debout, sans barbe, qu il croit pouvoir identifier avec le Jupiter d'Héliopolis. — M. Perrot annonce que M. le duc de Louoat vient de consacrer aux fouilles de Dclos une troisième somme de dix mille francs. — M. Aymonier entretient l'Académie de ses conclusions sur la fausseté des Annales du Cambodge, rédigées, selon lui, au xvii* siècle, et contraires à la vérité historique que contient seule la lecture des monuments.
— Le 6 mars, M. Perrot a lu, au milieu d'une vive émotion, la dépêche annonçant la mort de M. Gaston Paris. — Le i3 mars, M. d'Arbois de Jubainville parle d'uneépitaphe gallo-ligure, trouvée dans le département du Rhône. — M. Héron de Villefosse fait part de l'état des fouilles entreprises par le P. Delattre à Carthage. qui ont mis «Jour les murs de l'amphithéâtre de cette ville; il décrit des inscriptions ayant trait à une corporation de gladiateurs. — M. Sénart commente le mot nirvana et lui donne le sens de délivrance finale de la transmigration. — M, Wallon lit une lettre du président de la Royal Asiatic Societr au sujet de la mort de M. Gaston Paris. — Le même académicien dépose l'ouvrage de M. le chanoine Dunand sur Jeanne d'Arc. — M. Clermont-Ganneau présente des photographies nouvelles du tombeau découvert aux environs de Tripoli de Barbarie, et montrant la lionne Mithriaque. 11 indique ensuite de nouvelles interprétations pour des inscriptions grecques provenant de la province de Pont de Gérasa. — MM. le docteur Capitan et l'abbé Breuil présentent les reproductions de grandeur d'exécution, des peintures découvertes dans la grotte de Font-de-Gaume (Dordogne), et représentant de» rennes, des mammouths de l'époque quaternaire magdalénienne. — M. Havet commente divers passages de Plautc. — Le 27 mars, M. Perrot présente, de la part de M. Murray. l'ouvrage que celui-ci vient de publier sur lea Sculptures au Parthènon. — M. Tn. Reinach fait une communication à propos d'un nôme citharodique de Timothée. les Perses, remontant au v« siècle av. J.-C.-M. E. Rivière parle de la découverte, dans unesablière parisienne, de fragments de
f tôleries romaines et d'ossements marqués de chifres romains. — M. Serruys donne communication d'un travail sur Vêlement verbal dans la composition lyrique des Grecs. — Le 3 avril, M. Wallon lit une lettre du président de l'Académie britannique, annonçant que celte académie s'associe au deuil causé par la mort de M. Gaston Paris — L'Académie enregistre l'annonce que le musée de Delphes sera inauguré du 28 avril au 3 mai. — M. Ph. Berger parle d'une inscription découverte à Sidon, dans le temple d'Eschmoun, concernant le prince Sydykjaton, intermédiaire entre le roi Bodastorct et son grand-père Eschmounajar, et contenant le titre de Roi des Rois, inconnu jusqu'à ce jour dans I'épigra-
f>hie sémitique. — M. I). Serruys, continuant la ecture d'un travail sur « l'élément verbal » dan* la poésie lyrique chez les Grecs, examine plusieurs périodes extraites des œuvres de Pindare et de Bou-
hylide. — M. le capitaine Weîl parle de deux basreliefs découverts au Sinaï, datant de l'an 4000 av. J.-C. et constatant l'existence, à cette date, de l'exploitation d'un gisement de turquoises. — Le 8 avril, M. L. Delisle présente la photographie d'une peinture de Jehan Fouquet, appartenant à la série des antiquités juives du même peintre, conservée à la Bibliothèque nationale. — M. Clermont-Ganneau discute les conclusions de M. Ph. Berger, relatives à la qualification Roi des Rois, signalée par celui-ci, à la dernière séance, dans une inscription phénicienne. — M. S. Reinach entretient l'Académie du sculpteur Strongylion, dont YAr^èmis courant a été imitée par Praxitèle, et d'une statue récemment découverte qu'il croit pouvoir attribuer à ce sculpteur archaïque. — M. Héron de Villefosse parle de graffiti tracés sur des poteries découvertes au Puy-de-Dôme, et contenant le nom du Dieu gaulois *Vasso-Kalete. — Le 17 avril, M. Ph. Berger revient sur la communication relative à l'inscription du temple d'Eschmoun. et en montre une photographie qui donne raison à la lecture présentée par lui. — Ai. Héron de Villefosse parle d'une mosaïque découverte à Villelaure (Vaucluse), et représentant le châtiment par Diane de la nymphe Callisto. — M. S. Reinach présente les photographies d'une figurine en ivoire découverte a Cnossos (Crète) par M. A. Evans. — M. Châtelain entretient l'Académie du manuscrit d'Hygin. écrit en notes tironiennes, et que l'on avait en vain cherché dans la bibliothèque du Vatican. — Le 24 avril, M. Ch. Joret lit un travail du docteur Bonnet sur les figures peintes du manuscrit de Dioscoride, conservé à la Bibliothèque nationalz. — M. le D r H amy communique une lettre de M. Chevallier, sur les résultats de sa mission dans la vallée du Chéri. — M. G. Perrot annonce que M. le duc de Loubat vient d'augmenter le legs qu'il a fait pour les fouilles de Délos. — M. Héron de Villefosse communique une aquarelle de M. Pinchart, d'après la statue peinte découverte à Carthage par le P. Delattre, et représentant une prétresse. — M. Havet poursuit son commentaire de Plaute.
— Société nationale des Antiquaires de France. (Séance du 20 mai iqo3). — Présidence de M. Durrieu, vice-président. M. Lauer entretient la Société d'une image du Christ conservée à Saint- Proxède de Rome et il présente la photographie d'une autre image semblable, conservée à Saint- Jean de Latran.
M. Demaison écrit au sujet d'une découverte de vaisselle romaine en argent qui a eu lieu à Reims en 1900.
M. Hauvette discute la restitution d'une inscription grecque en vers trouvée à Paros.
(Séance du 27 mai ioo3). — Présidence de M.
Durrieu, vice-président. M. Chenon présente une statuette gallo-romaine, sans tête, trouvée à Chateaumeillan (Chéri.
M. Schlumberger présente des miniatures qui ont été découpées dans un manuscrit du moyen âge contenant le roman de Lacelot du Lac.
(Séance du 3 juin iço3). — Présidence de M.
Durrieu, vice-président. M. Poinsot fait un rapport sur les fouilles qu'il vient de faire à Thugga, Tunisie.
M. Durrieu présente des photographies de miniatures conservées à Bourges qui ont été exécutées sur l'ordre du duc de Berry frère de Charles V.
M. Monceau interprète les inscriptions de deux pierres gnostiques.
1791-03 . — Imprimerie F.
Le gérant : André GIROD1E.
Ducloz, Moûtiers (Savoie)
LA
Chapelle de Sainte-Barbe