‹ Notes d'art et d'archéologieChapitre 24 sur 35 · ARCHÉOLOGIE RELIGIEUSE · texte numérisé non relu

ARCHÉOLOGIE RELIGIEUSE

»*, M. l'abbé Eugène Jarossay publie une Histoire de l'Abbaye de Micy-Saint-Mesmin-lei-Ot— lé an s, 502-1790 (in-8% 5o I p. Orléans, Marron).

— M. l'abbé A. Millon étudie la destination des Dolmens et menhirs armoricains (in-8*, 28 p. St- Brieuc, Prudhomme).

ARTICLES TIRÉS A PART

,*. Deschamps de la Rivière. Recherches historiques sur Dollon (Bulletin Société de la Sarthe). — F. René. Les souterrains-refuges pré-romains de la vallée de la Sèvre Nantaise (Revue du Bas-Poitou).

— G. Bénédite. Un guerrier lybien, figurine égyptienne en bronze incrusté d'argent, conservée au Musée du Louvre (Fondation E.Piot). — Héron de Villefosse. La Canthare d'Alise (d*). —(&).

Petites notes d'archéologie (Bulletin des Antiquai' res de France). — F. Lot. Etudes sur le règne de Hugues Capet et la fin du x* siècle (147* fase. Bibliot. de l'Ecole des Hautes Etudes). — G. Mono J. Gaston Paris (Revue historique). — L. Morin. Excursions troyennes (Le Troyen). — V. Mortet. Notes historiques et archéologiques sur la cathédrale et le palais épiscopal de Pans (Bulletin monumental). — P. Pellot. Les origines de la Famille Taine (Revue historique Ardennaise). — E. Pottier. Epilykos, étude de céramique grecque (Fondation E. Piot). — T. Reinaeh. Le sarcophage de Sidamara (d*). — G. Schlumberger. Deux bas-reliefs byzantins de stéatite de la plus belle époque, faisant partie de la collection de M - * la comtesse de Béarn (d*). — L. Serbat. L'architecture gothique des Jésuites au xvil* siècle (Bulletin monumental).

— M. Tourneux. Le jubilé bibliographique de Léopold Delisle (Bulletin du Bibliophile).— R. Tri fer. L'église de la Visitation au Mans et son principal architecte, soeur Anne-Victoire Pillon (Revue htst, et arch. du Maine). — N. Valois. Essai de restitution d'anciennes annales avignonnaises, 1397- 1420 (Annuaire Société histoire de Frauce). — F. de Villenoisy. Du fantastique végétal (Notes d'Art et d'A rchéologie).

— E. Cartailhac. Gravure inédite de 1 âge du renne. Grotte du Chaflfaud, Vienne, collection Gaillard de la Dionnerie (Anthropologie). — L. de Farcy. Les fouilles de la cathédrale d'Angers {Mémoires Société d'Angers).

REVUE DES REVUES

»*. L'Action régionaliste (Juin). — Note sur la Société de l'Art populaire, par A. R. — Pétition pour les langues provinciales, par H. Gaidoz. — Attrayante suite d opinions sur Vidée régionaliste.

— Correspondance sur le Mouvement régionaliste.

— La Tradition. (Juin). — Fin du travail de Jacob Christillin : Dans les Alpes. — Le Château de Penne, par M. de Beaurepaire-Froment. — Suite de l'étude comparative sur les proverbes de l'Italie méridionale, par A. Specchio.— Louis E. Stanislas Piette, par H. C. — Chronique, Bibliographie traditionniste, Bibliographie des Provinces, Journaux et Revues.

— Bulletin de l'art ancien et moderne.

(Juin). — Un dernier mot à propos de la tiare, par M. Stéphane. -—Au Musée Gui net, par M. F.

— (Juillet). — Protestation énergique et fort judicieuse contre le Trolley à Paris, de M . Eddy. — Compte rendu de la Cécession de Munich, par Marcel Montandon.

— Les Contemporains. (Juin). — L1/7 (181 1- 1886), par J.-M..J. Bouillat. — Claude Chappe (1763-1805), par Barlo, — (Juillet). — Àf«* Recamier (1777- 1849), P ar J* de Beaufort.

— La France illustrée (Juin). — Etude de M. A. Bouillet, notre président, sur Notre-Dame de Verdun (Meuse), 5 gravures. — (Juillet). — Note sur la ^Visitation, groupe en marbre du xvi* siècle de l'église Saint-Jean de Troyes.

— Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest (2* série, tome X, i* r trimestre de K)o3). Précieuse étude sommaire du R. P. C. de la Croix sur le Baptistère Saint-Jean de Poitiers.

— Chronique des Arts. (Juin). — Propos du jour. — Nouvelles du Musée du Louvre. — Correspondance de Belgique, par H. H.

— Gazette des Beaux- Arts. (Juillet). — La Sculpture belge et les influences françaises aux xiii* et xiv* siècles (i*>* article), par M. Raymond Kcechlin; — Quelques réflexions sur les Salons (2* et dernier article), par M. Henry Cochin; — Un manuscrit de Philippe le Bon à la Bibliothèque de Saint-Pétersbourg (2* article), par M. Salomon Reinaeh, de l'Institut;— Le Salon de 1761, d'après

le catalogue illustré par Gabriel de Saint Aubin (2* article), par M. Casimir Stryienski; — Tradition française et musée d'art antique, par M. Georges Toudouze; — Bibliographie : Anton Graff von Wintherthur (Otto Waser), par M. A. M.

Sept gravures hors texte : La ruelle du pêcheur, eau-forte originale de M. D.-S. Mac Laughlan (Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts) ; — Deuil marin, par M. Charles Cottet (ibid.) : photogravure ; — « Le Soleil luit pour tout le monde », par M. Jean Veber (ibid.) : photogravure; — Le Benedieite des hospitalières de Beau ne, par M. Joseph Bail (Salon de la Société des Artistes français) : photogravure ; — L'Eté, panneau décoratif pour le Capitole de Toulouse, par M. Henri Martin (ibid.) : héliogravure; — Le Benedieite, par J.-B.- S. Chardin {coll. de M«» Jahan) : héliogravure Chauvet;— Un jeune élève, tapisserie de Cozette d'après le tableau de Drouais (coll. du comte I. de Camondo) : photogravure.

Nombreuses gravures dans le texte.

— Bulletin périodique de l'Association pour l'enseignement des arts appliques au culte. (Juin). — Du sentiment religieux dans les œuvres de l'architecture, conférence de M. L. Auge de Lassus.

— La Tribune de Saint-Gervais. (Juin). — Suite de l'article de M. l'abbé J. Dupoux sur les Chants de la messe et du travail de M. H. Ruittard sur Henry Dumont. Belle étude de Dom André Mocquereau sur une cadence des traits du huitième mode.

— La Lorraine artiste. (Juin). — De la Meurthe à la Moselle, suite des Siles lorrains de M. Emile Nicolas (4 grav.). — Dans le début de son étude sur le Salon la Société Nationale des Beaux-Arts, notre confrère Emile Hinzelin décrit Vile heureuse de Victor Prouvé et annonce la publication d'un prochain travail sur le Musée où M. E. Corbin « fait à lui seul, en ce moment, ce que la Lorraine entière aurait dû faire depuis longtemps ». — Suite des sites lorrains : La Meurthe aux environs de Nancy (4 gr av.). — Note sur le peintre Ch. de Meixmoron avec 4 reproductions d 'œuvres de « l'artiste lorrain dont la personnalité est la plus nettement déterminée », sur les pastels du décorateur Jacques Gauler (2 grav.) et les eaux-fortes en couleur de R. Lorrain (1 grav.).

— Revue Alsacienne illustrée. (V* année, n° 3, Juin). — Biographies alsaciennes (XIV) : Josué Dollfus, par M. H. Juillard-Weiss (voir notes de Juin;. — Histoire anthropologique de l'Alsace,

f>ar le docteur E. Blind (en-tétc, initiale et cul-deampe de L. Schnug). — Compte-rendu de VExposition des artistes de Strasbourg, par Jean Rapin, avec reproduction d'oeuvres de Charles Spinal er, Alfred Marzolf, Albert Kœrttgé, Léon Schnug, Cari Flaig, Paul Braunagel, Théodore Haas, Henri-Gustave Krafft, L. de Seebach, Philipp Kamm, Georges Ritleng, A. Winnecke, Heinricn Loux. E. Gross, Emile Schneider, Johannes Riegger, Léon Hornecker, Robert Rauchert, Georg.- Daulner, Lucien Blumer, Albrech Muschweck, Cari Jordan, Albert Schultz, etc., etc.— Troisième partie du travail de M. le docteur Kassel sur les Taquet et Plaques de poêle en Alsace (3j reproductions). — Chronique d'Alsace-Lorraine.

— Bulletin de la Diana. (Janvier-Mars igo3).

M. le vicomte de Meaux retrace les travaux de plusieurs membres défunts de la Société dont MM. de Persignv et Teste noire-Lafayette. MM. J.Ory, les abbés Signerinet Prajoux font diverses communications. Du premier : Construction d'un réseau d'égouts à Feurs avec ces clauses dignes d'être citées comme exemple (l'auteur est maire de Feurs) :

a Dans le cahier des charges, dressé pour l'adjudication de ces travaux, il a été spécifié que tous les débris, tous les objets qui seraient rencontrés au

cours des fouilles resteraient la propriété de la ville; que, s'il survenait la découverte de substructions digne d'être dégagées, d'être relevées avec soin, l'administration municipale pourrait faire arrêter les travaux pendant tout le temps nécessaire aux constatât ions y aux recherches. •

— Revue de Saintonge et d'Aunis. (Juillet).

— Il nous est agréable de reprendre les comptesrendus de cette attrayante publication, l'une des

Slus utiles pour la connaissance de la région du ud-Oiiest.Les/tviJ et Nouvelles y annoncent le don fait au Musée de Saintes, par M. Abel Mestreau, d'un nouveau groupe de déesses mères. Notre confrère Ch. Dangibeaud y donne l'état actuel des fouilles aux arènes : « Le travail se borne au déblaiement de la partie supérieure de l'ellipse jusqu'au milieu du côté Sud, de sorte que nous n'en avons que les trois quarts ». — Dans les Notes d'Etal civil, suite des nécrologies consacrées, par diverses publications, au regretté Louis Audiat, dont la notice de notre collaborateur Henri Cherot dans la Revue Bourdaloue. — Excellent travail sur l'Enseignement primaire à Rochefort-sur-Mer ( rj8g-r8o3), par le chanoine P. Lemonnier. — Curieuse note de Jules Pellisson sur des Exemples de Longévité en Saintonge et en Aunis. — M. Ch. Dongibeaud émet d'originales hypothèses sur Vinscription du terrier de Toulon. — Dans les Questions et Réponses, M. de M... serait désireux de retrouver les noms des miniaturistes qui ont laissé tant de portraits en Saintonge.

— Revue Septentrionale. (Juillet).— Compterendu de la Fêtes des Roses du [4 juin dernier avee l'éloge de La Fontaine prononcé par notre confrère M. Adolphe Lacuzon et divers discours dont celui du statutaire Henri Gauquié qui partage les honneurs de la Rose, cette année, avec Alexandre Guilmant.

— Revue de l'art ancien et moderne. (Juillet iqo3).— Texte : Rodolphe Berény, par M. le Marquis Costa de Beauregard, de l'Académie française.

— Les Salons de igo3 (fin) : La Gravure en médailles et sur pierres fines, par M. E. Babelon, membre de l'Institut. — Un voyage de David à Nantes en ijço, par M. Ch. Saunier. — Les graveurs du xx« siècle : Gaston Darbour, peintre et graveur, par M. Henri Béraldi. — Les destinées d'une figure historique dans l'art des xvni" et xix - siècles : Hoche (fin), par M. Emile Bourgeois, maître de conférences a l'Ecole normale supérieure. — L'Art de /'ivoire, à propos de l'exposition du musée Galliéra, par M. Emile Dacier. — Les nouvelles fouilles d'Antinoé, par M. Al. Gayet. — Graveurs et dessinateurs du xviii» siècle, par M. Marcel Nicolle, attaché honoraire au musée du Louvre. — Bibliographie. — Gravures hors texte : Ferdinand Brunetiere, de l'Académie française, héliogravures Braun, Clément et C'% d'après le tableau de M. Rodolphe Berény. — Tête de jeune fille, étude, eau-forte originale de M. Gaston Darbour. — Phryné, statuette ivoire f collection de M. H. Vever), héliogravure Georges Petit. — Madame du Barry en costume de chasse, fac-similé de la gravure de Beauvalet, d'après le tableau de Drouais.

ACADÉMIE & SOCIÉTÉS

— Académie des Inscriptions et Belleslettres. — Le !•»■ mai, M. Ph. Berger parle de la découverte récemment faite par le P. Delattre d'une inscription bilingue, relevée sur une coupe de plomb et dans laquelle il est question d'une offrande. — M. E. Senart parle avec éloge des procès- verbaux

des séances du Congrès international des Etats d'Extrême-Orient, tenu à Hanoi en décembre IQ02, et qui rendent compte des services rendus par l'Ecole à laquelle est due l'organisation de ce Congrès. — M. Babelon présente à l'Académie le second volume du Catalogue des vases peints à la Bibliothèque nationale, par M. André de Ridder. — Le 8 mai, M. S. Reinach présente un morceau de sculpture représentant trois personnages et une tête humaine, accompagnés d'une inscription en caractères grecs, inscription qu'il croit ligure. — M. Delisle propose à l'Académie de décerner désormais plus de trois mentions honorables dans le concours pour les antiquités nationales. — M. le D r Hamy propose d'allouer 6.000 francs pour la continuation des fouilles dans le temple kmer d'Angkor, i5.0oofr. pour une mission scientifique de la Bénoué au Tchad, et i.5oo francs pour des fouilles dans les tumulide Tombouctou. — M. Ph. Berger communique à l'Académie la photographie d'un disque de plomb, et donne la lecture de 1 inscription bilingue dont il est orné. — Il présente ensuite le texte d'une nouvelle inscription lunéraire découverte par le P. Delattre. — M. Babelon présente un grand médaillon d'or de Constantin frappé en 3i3, à l'époque où fut proclamée la liberté des cultes. — M. S. Reinach présente une inscription qui relate les succès d'un aurige, qui mena a la victoire des chevaux africains. -— M. Babelon donne lecture d'un mémoire rédigé par M. Clermont-Ganneau dans lequel il est question d'un monument intéressant 1 histoire de Leptis magna. — Le 23 mai, M. Ph. Berger communique la lettre dans laquelle M. Benedite raconte la mort de M. Gombert, tombé par accident, au cours de ses recherches, du haut de la stèle d'Aménothos IV — M. Ch. Joret donne lecture d'un mémoire sur la bataille de Formigny, et constate les souvenirs laissés par certains noms de lieux dits de la commune d'Aiguerville; M. Lair discute certaines conclusions de ce mémoire. — M. G. Serruys lit un fragment des Actes du concile iconoclaste de 81 5. — Le 29 mai, M. Cagnat donne à l'Académie, de la part de M. Carton, le résultat des fouilles de Sousse. — M. Léger donne connaissance des mesures prises pour assurer la conservation du monument élevé à Crécv, à la mémoire de Jean de Bohême, roi du Luxembourg. — M. Héron de Villefos«e parle du trésor découvert en i366, à Tournes, et qui contenait, d'après les registres de la Chambre des Comptes de Provence, des monnaies frappées à Marseille. — M. Bayet donne connaissance du résultat des fouilles entreprises par M. de Morgan à Sousse.— M. Ph. Berger présente une plaque en brome appartenant à M. Perdrixet, provenant d'Ornithocome, entre Tyr et Sidon, et ayant appartenu à des Juifs hellénisants. — M. E. Pottier met sous les yeux de ses collègues un fragment de vase acquis par le Louvre, représentant un cheval, et qui a été exécuté par un sculpteur grec nommé Sotades. — M. le docteur Capitan parle de la découverte qu'il vient de faire d une huitième grotte préhistorique ornée de représentations d'animaux, la grotte de Bernifal près d'Eyzies, Dordogne.

NÉCROLOGIE

»*« Charles Perrandeau, peintre français. — Georges Callot, peintre français. — Ch. Loi\eau de Grandmaisou, archéologue français. — De Hefner- Altencch, critique d'art allemand. — L.-A. de Champeaux, écrivain d'art français. — Eugène iJcrdyen, peintre belge.

Le gérant : André GIRODIE.

1877-03. — Imprimerie F. Ducloz, Moûtiers (Savoie)

L'Architecture aux Salons

de 1903

ien qu'une section d'architecture existe dans les Salons des deux sociétés rivales, elle se présente de part et d'autre, de façon fort différente. A la « Société Nationale des Beaux-Arts » 110 numéros seulement, parmi lesquels plusieurs, tels que des meubles, des vitraux ou des projets de papier ou de tenture, pourraient aussi bien trouver place dans la section voisine des Œuvres d'Arts, en y remplaçant des objets qui relèvent plus de l'architecture. En outre, malgré la présence d'artistes de grand talent et dont les envois sont du plus réel intérêt, on trouve un nombre regrettable de projets bizarres; édifices symboliques par leur forme, leurs couleurs et aussi leur mépris des lois trop terre à terre de la pesanteur et de la résistance des matériaux. C'est le cas pour ces temples des religions futures, conçus par MM. Garas et Gérard, qui nous donnent, sous le titre de Temple de la Mort, les résultats d'un cauchemar à deux; de la salle à manger de M. Plumet dont il vaut mieux ne rien dire, non plus que de la maison dédiée à Ibsen, par M. Provensal; du vitrail des rois mages de M. Lefèvre et d'autres encore. On voit aussi sévir outre mesure le modem style, et le plus souvent il n'est pas bon. Néanmoins, il offre un certain charme dans l'ameublement de cabinet de travail de M. Mulier, N° 64, dans les meubles exposés sous le N° io3, et qui semblent être de M. Théodore Lambert (la distribution des étiquettes laisse on ne peut plus à désirer) et en général

dans les meubles en bois cintré déjà exécutés. Cela se conçoit; le papier admet tout, mais la réalisation met l'auteur aux prises avec les nécessités constructives. L'art nouveau, qui utilise volontiers les longues courbes, donne de la légèreté et de l'imprévu aux meubles de bois japonisants et sait tirer parti de leurs couleurs naturelles. Par contre, il est le plus souvent malheureux avec le métal ou la pierre.

Les constructions ou les projets d'architecture sont rares. Je citerai cependant celui de M. Postel Vinoy pour l'hôtel de ville de Corbeil, heureux dans son ensemble, avec une tour d'angle assez originale, de style mi-Moyen âge, mi-Renaissance, flanquée au sommet de quatre clochetons mais dont on s'explique mal l'utilité, maintenant que les beffrois ne servent plus.

L'hôtel des Invalides dans une ville du midi, de M. Benouville, énorme et monotone usine, inspire le désir de ne pas être invalide. Il en est de même pour ses maisons d'ouvriers trop théoriques et peu tentantes, mais il se rattrape avec ses mobiliers de maisons ouvrières. Je doute cependant que ce soient de vrais ouvriers qui les achètent, et certainement ils feront le bonheur de beaucoup de simples bourgeois.

La maison bretonne que M. Courcoux construit à Trégastel semble de tous points heureusement conçue; le style en est bon comme couleur locale, et en outre elle s'approprie exactement aux besoins. On en peut dire autant de l'habitation de la Pointe du Raz, repaire de misanthrope ami du confort conçu par M. Collin. C'est une maison solide, trapue qui adhère au roc et semble se confondre avec lui.

M. Gosset envoie des dessins de coupoles des principales mosquées de Constantinople et un projet de théâtre populaire. Le plan, tout en différant sensiblement de celui des théâtres traditionnels, ne laisse pas de séduire à première vue, et est visiblement inspiré de celui des théâtres antiques.

L'auteur, du reste, a écrit sur cette matière.

M. Klein utilise à Paris pour une maison de rapport un terrain compliqué et qui est matière à solutions ingénieuses.

Les relevés archéologiques sont rares. Je ne vois à citer que le temple de Poséidon, non porté au catalogue, divers plans d'églises

NOTKS DART ET DARCHÉOLOGIE 1 7 I

construites en Orient par les Croisés et le relevé de la grange de l'abbaye d'Ardennes par Caen.

M. Lahalle est seul à représenter la Société de Saint-Jean avec trois études d'ameublement.

La section d'architecture de la Société des Artistes Français est toute autre. On sent que c'est chez elle que, par tradition, tous les professionnels de la construction doivent exposer; ils sont nombreux; le catalogue renferme 38o numéros; et si beaucoup ne sont que des croquis de voyages, des aquarelles ou des relevés de portions d'édifices connus, tous ont effectivement trait à l'architecture stricto sensu, et bien peu se rapportent à l'ameublement proprement dit et à ces arts, comme le vitrail ou la tapisserie, qui ne font que côtoyer la construction.

L'adresse et la sûreté de main des dessinateurs modernes étant connues, ainsi que le talent d'aquarellistes de la plupart des archi* tectes, nous ne nous arrêterons pas à signaler une foule de très jolies aquarelles, vues de monuments qui ne sont en fait que des tableaux pittoresques, dont l'auteur joint à son savoir faire de paysagiste une expérience technique de constructeur qui lui permet de reproduire fidèlement un bâtiment.

Les autres envois peuvent se répartir sous les rubriques suivantes :

Églises;

Édifices publics;

Constructions civiles;

Relevés de monuments actuels ou ruinés;

Projets divers.

Il convient en outre de faire un groupe à part pour les nombreux projets relatifs au concours Subé, ouvert pour la construction d'une fontaine monumentale sur une place de Reims.

Si les églises sont nombreuses, il en est peu, nous n'hésitons pas à le dire, qui nous satisfassent pleinement. L'édifice doit remplir deux conditions : satisfaire à des exigences constructives tout en appartenant à un style déterminé, et répondre à des besoins moraux, religieux; or, si la plupart de ces projets sont fort bien construits, paraissent solidement établis et appartiennent à un style roman ou gothique que les archéologues peuvent localiser

dans le temps à 20 ans près, on n'y sent pas toujours l'édifice religieux, le lieu de prière où l'àme endolorie vient s'apaiser, se consoler ou se recueillir. Ce qui parfois fait plus vivement sentir ce défaut, c'est que l'édifice sorti de terre en quelques mois est neuf, a une unité de style effective, sans retouches, et sans ces adjonctions dues aux générations qui ont suivi. Cependant plusieurs inspirent la piété, alors même que le style en est moins un, ou plutôt moins uniforme, et il faut en conclure que c'est l'auteur dont l'esprit religieux se manifeste plus ou moins dans son œuvre.

Ainsi MM. Dezermaux et Mallet exposent les plans et élévation d'une église a Domfront où les flèches semblent bien chargées de décoration, la pente du toit un peu insuffisante et où cependant la destination pieuse de l'œuvre se manifeste en tout. Une autre très bonne composition est celle de l'église de Montréal, dans l'Yonne, due à M. Bidoire, et remarquable par la distribution des parties. Du reste, l'auteur montre les mêmes qualités dans un projet de sanatorium dont nous reparlerons. Une vue impressionnante est celle de la jolie église du Morne Rouge, Notre-Dame de la Délivrance dont le projet, par M. Picq, est daté de Fort-de- France, i5 Mai 1894. Le portail s'ouvre au fond d'une galerie qui rappelle l'entrée de Saint-Germain-l'Auxerrois. MM. Dezermaux et Mallet sont moins heureux dans l'église ogivale de Fiers, bien sèche, et dont les hauts murs donnent une impression d'aridité. Le style de cette seconde construction est peut-être plus correct, mais il est moins pieux. La même critique peut être faite à l'église romane de M. Closson, également destinée à Fiers.

Mentionnons encore les envois de notre collègue de la Société, M. Thomas; ils comprennent les dessins de quatre églises et d'un calvaire; puis ceux de M. Davi et Lesquendieu, St-Eliphe, à Rompillon (Seine-et-Marne) et l'église de Roye sur Matz (Oise). Une conception bien étrange est celle de l'église d'Asfeld (Aisne), présentée par M. Allard, chapelle ronde précédée d'une sorte de promenoir, puis d'un édicule qui donnent à l'ensemble la forme d'une raquette.

A côté des églises proprement dites, il faut placer un monastère dans les montagnes, par M. Hulot. Il est d'aspect satisfaisant

en tant que distribution des bâtiments, mais son style roman, encore voisin de l'époque byzantine, dénote une recherche exagérée du style pur, et par suite donne une apparence factice qui nuit au projet,

M. Joubert expose un hospice dans les Alpes, qui dénote une connaissance approfondie des exigences du pays. Le plan est simple, la construction basse, solide, pour résister à l'accumulation des neiges, la pente des toits est bien celle indiquée par une expérience plusieurs fois séculaire, tous les bâtiments se serrent les uns contre les autres près de la chapelle.

M. Guilbert construit, rue Jean Goujon, pour les Arméniens non catholiques, une chapelle qui unit d'une manière assez heureuse le type des églises orthodoxes avec ce que nous sommes habitués à voir. Au dessus de l'iconostase, la voûte est ornée d'un Christ trop visiblement inspiré de celui peint par Tissot dans la chapelle des Dominicains du faubourg Saint-Honoré.

Deux restitutions archéologiques ne peuvent pas être passées sous silence. L'abbaye de Toursaint, dont les ruines remplies de pierres tombales et d'arbres, sont un des coins les plus sauvagement exquis d'Angers, par M. Dubos, et le prieuré royal des Dominicains de Saint-Louis de Poissy, par M. Vorin.

Deux projets montrent de façon satisfaisante combien un édifice peut être manqué lorsqu'on ne le traite pas dans le sentiment religieux qui en est inséparable.

L'un est un monument commémoratif de M. Castex, en collaboration avec MM. Larue et Boussard. Destiné à un milieu de place publique, il se compose d'un gigantesque obus de pierre, surmonté d'un coq et gardé par trois sentinelles. L'autre de M. Pin, est consacré aux Morts de l'Océan. L'idée est belle et le site, sur un promontoir escarpé, superbe, aussi voit-on avec peine cette pyramide à huit pans, fort banale malgré l'accumulation des matériaux, avec une crypte en croix. Peut être même les gens du métier y trouveraient- ils fort à reprendre ?

Parmi les édifices publics le plus important est sans contredit le projet de la nouvelle Imprimerie Nationale transportée hors Paris ; énorme rectangle dont les vastes ateliers se présentent d'une manière flatteuse à l'œil, mais que l'on ne peut juger sans

un examen approfondi. Le projet est de M. Duval. Non moins considérable avec ses champs de manœuvre et ses manèges est le plan d'école militaire de M. Hébrard.

Deux sanatoriums et deux hôpitaux méritent de fixer l'attention. Les premiers répondent à des concours fait par le roi d'Angleterre. L'un, de M. Ridoire, est destiné aux indigents; l'autre, de M. Eichmuller, sera élevé pour les tuberculeux dans les environs de Londres. Il se caractérise par la grande étendue des façades qui assurera le maximum d'air et de lumière, mais aux dépens des facilités de service que procure le groupement. Dans son projet d'hôpital ophtalmologique, M. Perronne utilise très judicieusement le terrain dont il dispose en vue du but spécial a chercher.

L'hôpital de M. Perretti semble moins heureux. L'isolement des maladies diverses, la répartition des lits en petits groupes est une condition recherchée par les hygiénistes actuels, mais il ne faut pas l'atteindre au prix d'inconvénients plus graves. Ici, la dispersion excessive des services ferait perdre en longues courses le temps du personnel, et les diverses parties ne sont reliées que par des galeries ouvertes qui seraient dangereuses en hiver sous nos climats et, en été, dans les pays chauds.

M. Fortier construit, à Solesmes, un hôtel de ville qui est une heureuse application du style Renaissance, bien plus agréable à voir que celui moitié chalet suisse, moitié collège, conçu par M. Lucas, pour la ville de Lausanne.

De M. Reposeur, un hôtel de caisse d'épargne simple et parfaitement approprié à sa destination ; il pourrait servir de modèle pour un établissement de poste, recette particulière ou perception, succursale de banque et tous établissements de même genre. Les mêmes éloges peuvent être adressés à M. Woillez pour son projet de musée. Une difficulté spéciale, mais aussi une source de solutions intéressantes pour un esprit ingénieux, résultait de la forme triangulaire du terrain. Il a su en tirer un heureux parti et donner aux diverses salles la disposition qui convient le mieux à leur futur contenu.

La porte monumentale de M. Brassart pour la fondation Achille Leclère est réussie dans son genre, mais bien massive; une bibliothèque comporte plus de simplicité.

Deux bâtiments bien compris comme distribution intérieure, mais dont la conception décorative n'est pas heureuse, sont le théâtre de M. Champigneulle et l'hôtel pour chambres syndicales et musée, de M. Miltgen. La façade en est assez bien quoique massive.

Le concours pour la fontaine Subé, à Reims, est représenté par plus de douze projets généralement bien venus. Celui de MM. Deperthes et Roussel est coquet et joli, mais conviendrait mieux pour un parc. Celui de MM. Barraud et Bauhain, un peu trop théâtral, mais on est séduit par le temple triangulaire de M. Castex, abritant une nymphe; les vasques autour d'une colonne de M. Villeminot ou le dessin de M. Chesnay.

Il me reste peu de place pour parler de l'architecture privée. Notre collègue de la Société de Saint-Jean, M. Balleyguier expose une maison de colon en Algérie. M. Bocage, un hôtel à Paris, d'aspect élégant. On remarque encore un assez grand nombre de villas et de petits hôtels particuliers, mais cependant, si on déduit les projets de décoration de salons ou salles à manger, les cartons pour tapis et vitraux, il reste peu de chose, et on garde l'impression que les particuliers ont fait très peu bâtir.

Quelles sont donc les œuvres exposées parles architectes? Des édifices publics commandés ou mis au concours, des églises en grand nombre, des relevés archéologiques, dont plusieurs témoignent de beaucoup de science jointe un à savoir professionnel remarquable, puis d'innombrables croquis de voyage, où l'art religieux du moyen-âge français domine encore, et, pour finir, vingt-cinq à trente constructions particulières, dont deux ou trois maisons de rapport, sur près de quatre cents numéros. C'est peu Si, comme nous le croyons le dicton « quand le bâtiment va tout va » est vrai, on peut dire que rien ne va en ce moment, et néanmoins on a le sentiment que tous les architectes qui ont dû occuper leur talent à ces beaux travaux à côté, pour s'entretenir la main, seront prêts, du jour au lendemain, à rouvrir avec éclat leurs chantiers actuellement fermés.

F. DE VILLENOISY.

NOTES DART ET d'aRCHÉOLOGIE

Gbccurççion annuelle de la jSoctéïé

de jSainï-Jean, à Cfiaptireç

L'excursion annuelle, que la Société de Saint-Jean a accomplie le i ,r Juin, a été particulièrement intéressante pour nos artistes et nos archéologues. On avait en effet choisi la ville de Chartres comme but de cette excursion, et la visite de la cathédrale devait occuper une partie de la journée.

Les autres monuments de la ville ont également été visités, ainsi que divers points assez pittoresques, de telle sorte que peintres, photographes, impressionnistes de tout genre, sans compter les simples amateurs de sites curieux, ont tous été pleinement satisfaits. La moisson de croquis, d'études, de souvenirs de tout genre a été fort abondante. Les cartes postales illustrées ont, comme toujours, tenu le premier rang pour les collectionneurs et pour tous ceux qui avaient des amis qu'une circonstance quelconque avait empêchés de se joindre à notre promenade

La visite de la ville et de ses divers monuments a employé toute la matinée de notre arrivée; l'après-midi a été consacrée à la visite de la cathédrale.

Aussitôt sortis de la gare, nous laissâmes sur la gauche la cathédrale, dont on voyait les deux grandes flèches se profiler sur un ciel clair. Une d'elles, la plus remarquable et la plus ancienne, était malheureusement en ce moment en réparation. Un échafaudage gigantesque la recouvrait comme d'un étui.

Quelques photographies de circonstance furent prises. En peu de temps nous fûmes sur la place principale de la ville, où s'élève une statue du général Marceau, qui ne présente d'ailleurs aucun caractère d'art particulier. A ce moment notre trésorier, M. Berger, se détacha pour aller, à l'hôtel qui se trouvait tout en face, s'assurer que

les préparatifs de notre déjeuner étaient en bonne voie, et, malgié le peu de distance qui nous séparait de lui, malgré l'insigne de la Société que chaque touriste portait à la boutonnière, il ne put jamais retrouver notre trace dans la ville.

Nous nous engageâmes en effet aussitôt dans de petites ruelles, où quantité de détours nous offraient ou un monument ou une ancienne maison à visiter. Nous eûmes le très grand regret de ne pouvoir pénétrer dans le Musée, qui se trouvait à ce moment fermé pour cause de réparation. Il contient des tableaux, des armes anciennes et surtout des plans anciens qu'il eût été fort utile de consulter. Heureusement quechacun avait fait d'avance provision de documents sur la ville, et que M. l'abbé Bouillet tenait en main un livre fort bien fait sur Chartres et ses monuments, sans compter quelques brochures plus récentes que nous nous étions partagées en cours de route.

Avant d'arriver à la cathédrale, nous n'avions pas moins de six églises intéressantes à visiter : Saint-Martin-au-Val, Saint- André, Saint-Pierre, Sainte-Foy, Saint- Aignan et Notre-Dame de-la-Brèchc. Nous avions en outre à voir le Pont de la Courtille, la Porte Guillaume, le Pont Neuf, la Maison du Médecin, la Maison des Grenets, la Maison du Saumon, la Maison de la Renaissance, la Maison canoniale, l'Escalier de la reine Berthe. Le temps était assez limité, et d'autre part un groupe de plus d'une vingtaine de promeneurs a bien cU la peine à rester compact au milieu des attractions diverses qu'il fallait traverser. Aussi la plus grande part fut-elle laissée à l'initiative de chacun, nous bornant à indiquer d'avance quelques points de rendez-vous faciles. Cela ne pouvait d'ailleurs que varier

les impressions et les souvenirs rapportés par chacun.

Un point de la ville qui nous retint tous fort longtemps fut l'Escalier de la reine Berthe. Une discussion s'était élevée entre architectes pour savoir si la balustrade était autrefois à jour. Deux opinions étaient débattues avec beaucoup de vivacité. Malgré la probabilité en faveur des dentelures ajourées, il fallut rappeler aux trop ardents contradicteurs que les instants s'écoulaient rapides et que nous avions encore beaucoup de chemin à parcourir. La Maison du Saumon retint aussi quelque temps notre curiosité. Le saumon qui se trouve en relief sur la muraille est une fantaisie amusante, mais sans grande importance. Beaucoup d'entre nous remarquèrent aussi qu'un certain nombre d'écriteaux dans la basse ville étaient d'une orthographe bizarre et compliquée, entre autres celui d'un marchand de poudre insecticide. Ce vieux français (!!!...) cadrait bien avec les vieilles rues de la ville. On se serait cru au moyen âge. Ces menus incidents de la route ne nous firent pas oublier le programme que nous nous étions tracé.

Il est impossible de rendre compte en détail de chacune de nos visites dans les églises de la ville. Disons seulement que tout le programme a été rempli d'une manière suffisante, que des notes ont été prises en commun, que des observations utiles ont été faites, que des conversations fort intéressantes ont été échangées.

Nous voulons cependant rappeler que la vieille église de Saint-André, qui sert maintenant de réduit à la ville, a vivement excité notre curiosité. Brûlée en 1865, époque à laquelle elle servait de magasin à fourrage pour l'armée, désaffectée d'ailleurs depuis les événements néfastes de 1793, elle est encore un monument intéressant sous le rapport de l'art et de l'antiquité. Un prolongement fut ajouté au chevet, en 161 2; on y construisit une chapelle qui était supportée par une arcade jetée au dessus du quai de la rive droite de l'Eure.

Cette arcade excitait l'admiration de Vauban.

Dans l'église Saint-Pierre, qui est, après la cathédrale, le monument le plus remarquable de la ville, on admira beaucoup des émaux du célèbre Léonard Limosin, provenant de la chapelle du château d'Anet, Henri II les ayant donnés à Diane de Poitiers. Us représentent les douze apôtres avec leurs emblèmes caractéristiques ; ils se trouvent dans la chapelle absidale. Us portent la date de 1547. Us sont vraiment magnifiques par leur conservation parfaite et leurs riches nuances. La figure de Saint- Jean l'Evangéliste est d'une rare beauté, quoique le sentiment religieux du mçyen âge manque un peu à ces chefs-d'œuvre de la Renaissance.

La petite église de Sainte Foyqui existait déjà au temps de Saint-Fulbert (1006 à 1028), a été rebâtie au xvi* siècle en style ogival flamboyant et fut transformée, le 12 décembre 1794. en vertu d'une délibération du Conseil municipal, en salle de spectacle. Elle ne fut rendue à sa première destination que le 15 septembre 1857.

C'est dire que sa restauration moderne, quoique fort riche, laissa bien des regrets aux véritables amateurs d'antiquités. On admira cependant un magnifique autel en chêne sculpté.

L'église de Saint-Aignan nous retint plus longtemps par ses divers détails d'architecture et par ses nombreux vitraux. Nous admirâmes aussi ses panneaux sculptés aux voûtes, du xvi fl siècle. Cette église fut également saccagée pendant la Révolution, devint hôpital militaire et prison sous l'Empire, puis magasin à fourrage. Elle fut rendue au culte en 1822 et est aujourd'hui classée monument historique Les vestiges de tant de richesses artistiques suffisent à faire regretter ce qui n'est plus.

La chapelle de Notre-Dame de la Brèche fut ainsi nommée en souvenir d'un assaut victorieusement repoussé le 1 5 mars 1 568 , contre les protestants conduits par le prince de Condé. Des boulets de pierre provenant

du siège ont été placés sur sa façade et audessus de l'autel. Elle est fort simple, mais curieuse.

L'heure du déjeuner approche. Il est temps de fermer les livres et les appareils photographiques. Nous nous recueillons un instant et nous regagnons notre hôtel en passant par la Porte Guillaume et par les boulevards qui entourent la ville. Nos artistes remarquent de ce côté de la ville des bords de rivière délicieux, mais il faut se hâter. Nous passons devant le nouveau monument à la mémoire de Pasteur, devant le Tribunal, dont le frontispice porte une toque en pierre comme emblème, symbole qui étonnera peut-être, dans quelque mille ans. les futurs érudits, et nous retrouvons enfin notre aimable trésorier, M. Berger, qui vient au devant de nous.

Quelques instants après nous étions tous à table, devisant joyeusement sur les souvenirs de notre promenade matinale.

M. l'abbé Bouillet a bien voulu prendre, comme il convenait, la place d'honneur, mais tous les autres convives se sont rangés à leur fantaisie et sans tenir compte des règles du protocole. Citons au hasard : MM.

de Richemont, Richardière, O'Callaghan, Azambre, Flandrin. Roui 1 lard, Theunissen.

Fuinel, Verdier, Berger, les familles Michel, Keller et Potin. Nous occupons la grande salle de l'hôtel et une petite table a été mise à part pour les jeunes gens. Au dessert. M. l'abbé Bouillet, en quelques mots, rappelle les bonnes traditions de la Société, souhaite sa prospérité et remercie nos invités de l'empressement qu'ils ont mis à venir à cette petite promenade. Mais nous n'avons pas de temps à perdre en discours. Aussitôt le café absorbé, en route pour la cathédrale! ..

Nos lecteurs n'attendent pas que nous fassions dans ce petit récit une description de la cathédrale de Chartres. Nous les renvoyons aux meilleurs auteurs que nous avons nous-mêmes consultés pour la circonstance. Mais, par un bien singulier hasard, personne ne s'est avisé d'apporter

le livre de Huysmans. Serait-ce que ce livre, qui eut son moment de célébrité, n'avait qu'une portée littéraire quelque peu fantaisiste?. . Du moins ne fit-il point autorité pendant notre promenade et n'en fut-il pas | question, tant le roman est ennemi de l'histoire et de la véritable érudition. Tout autre est le langage des faits. L'éloquence silencieuse de l'œuvre atteste la volonté prodigieuse de plusieurs siècles. Un monument est à la fois un livre simple et indestructible auquel chaque époque apporte son commentaire. L'imagination personnelle n'ajoute rien à l'acte de foi que chaque génération veut laisser comme un testament à la suivante. C'est avec le respect de la vérité que nous devons essayer de comprendre ce grandiose testament qu'est la cathédrale de Chartres.

On sait que l'emplacement même de la cathédrale est un ancien bocage sacré où les Druides avaient élevé, dans une grotte, une statue à la Vierge qui devait enfanter, Virgini pariturae. C'est ce qui a fait dire au roi Charles Vil dans son ordonnance de 1432 : « L'église de Chartres est la plus ancienne du royaume, fondée par prophétie, en l'honneur de la glorieuse Vierge Marie, avant l'Incarnation de Notre-Seigneur Jésus- Christ. » La pensée pieuse que cette église avait précédé l'avènement même du christianisme n'a pas peu contribué à la rendre célèbre dans toute l'histoire de France. C'est donc, un résumé de l'histoire de France que son histoire même.

Malgré nos efforts nous comprenons que nos lectures sont insuffisantes pour nous faire partager en ce moment tout l'intérêt et toute l'émotion de cette visite, quand un guide se présente à nous et veut bien nous donner à haute voix toutes les explications que nous pourrons lui demander.

C'est M. l'abbé Cher val, le savant directeur de la maîtrise Notre-Dame de Chartres. Le très érudit auteur de la monographie que la plupart d'entre nous ont entre les mains et qui possède, nous avons pu en juger, une connaissance très approfondie de tou-

tes les questions qui peuvent intéresser les visiteurs.

Pendant plus d'une heure, nous pûmes profiter en commun d'un enseignement aussi érudit qu'agréable sur le monument qui avait été le but principal de notre voyage à Chartres, et nous pûmes aussi, grâce à notre guide obligeant et aimable, pénétrer dans plusieurs parties de la crypte où le public n'est généralement pas admis.

Nous pûmes voir la statue de Notre-Dame de Sous-Terre, appelée aussi Vierge Noire, et, malgré l'heure déjà tardive, la presque totalité de l'église souterraine. Nous n'eûmes malheureusement pas le temps de monter dans les flèches, du sommet desquelles ont aperçoit, paraît-il, la Tour Eiffel ..!

Revenus dans la nef, nous étudiâmes longuement les groupes sculptés qui entourent le chœur, puis les vitraux et les diverses chapelles. Notre cicérone nous fit encore remarquer avec beaucoup de précision les différences caractéristiques de chaque épo que, et lorsqu'il nous quitta, nous avions vécu, pour ainsi dire dans tous leurs détails, les vingt siècles qui se sont écoulés depuis les premières origines druidiques de la cathédrale jusqu'à nos jours M. l'abbé Bouillet le remercia vivement en notre nom à tous, et nous mena alors visiter les parties extérieures de l'église.

Les façades et les différents portails nous retinrent très longuement. A plusieurs reprises nous fûmes photographiés en groupe.

Le temps s'était maintenu beau, et nous ne pouvons que regretter de n'avoir pas été en plus grand nombre encore échelonnés sur les marches du dernier portail, où le soleil couchant nous jetait comme des lueurs d'apothéose.

Nous retournâmes quelques instants encore dans la vaste nef que l'ombre envahissait déjà. Les vitraux laissaient tomber sur les dalles leurs rayons multicolores ; les cierges qui brûlaient autour de la statue de Notre-Dame du Pilier donnaient un mystérieux et lointain reflet aux colonnes et aux statues La poésie de la paix et de la

| prière semblait planer dans tout l'édifice. Ce

: sont des heures inoubliables pour les artistes.

! Le soir nous étions de retour à Paris,

enchantés d'une journée qui avait renou-

1 vêlé en nous les joies du cœur et de l'esprit.

Charles FU1NEL.

! Huit jours après l'excursion de Chartres,

nous nous réunissions, au nombre d'une 1 trentaine, au sommet de la colline de Mont- ! martre, où nous attendait notre confrère, M. Rauline, architecte de l'église du Sacré- 1 Cœur Ceux qui ont pris part à la visite ! que nous avons faite, sous sa direction, du monument dont il dirige la construction avec un si grand talent, n'oublieront pas tes détails de cette visite, que les explications de M. Rauline rendaient si fructueuse.

Nous allions de surprise en surprise, et. plus d'une fois, nous sommes restés émerveillés devant les moyens employés pour résoudre des problèmes de construction dont nous touchions du doigt les difficultés. De la crypte au sommet de la grande coupole, à l'intérieur comme à l'extérieur du vaste monument, sous le hangar qui abrite provisoirement la Savoyarde et dans le musée où l'histoire et les progrès de l'œuvre sont écrits dans la plus suggestive des leçons de choses, nous avons pu apprécier avec quel soin minutieux et quelle perfection de détails a été menée, à son point actuel d'achèvement, une construction qui restera une gloire pour le xix c siècle.

Plus d'une fois, au cours de la visite, nous avons pu, avec un orgueil légitime et une joie toute fraternelle, adresser nos sincères félicitations à plusieurs de nos confrères, en leur désignant les œuvres artistiques dont ils ont enrichi la basilique. 11 nous semblait que la Société de Saint Jean avait droit à quelque part de l'honneur si bien mérité par ses membres. Je ne les nomme pas de peur d'en omettre

Merci encore une fois à M. Rauline des heures si bien remplies et si aimablement instructives qu'il nous a fait passer sur la Butte, le 8 juin 1903. A. B.

ÏIotc* de Province ef de rÉfyangeijr

# * # Alsace. — M. l'abbé Joseph Gény, l'érudit bibliothécaire de Schlestadt vient de publier un guide illustré de la ville (Berlin, Ernst Wasmuth, in-8", 64 pages, 1 5 gravures) dans la même collection qui contenait déjà le Hobkônigsburg. Travail d'érudit et de vulgarisateur, ce guide sera d'un précieux secours pour les visiteurs de Schlestadt. Les principaux monuments de la ville y sont reproduits : Portes de Colmar, de Brisach et de Strasbourg, tour de l'Horloge, églises Saint-Georges et Sainte- Foy, un des plus curieux spécimens de Fart roman alsacien, etc. En plus de ces œuvres, l'auteur donne trois curieux plans de Schlestadt aux xvi« et xvu e siècles. 11 serait utile, pour la commodité des visiteurs, que l'éditeur de cette excellente monographie consente à la publier, non seulement en allemand, mais en français et en anglais, ainsi que l'ont fait K. J Trùbner pour le Guide de Strasbourg, de Jul. Euting. Par avance, ce vœu supposé réalisé, il ne convient pas moins de rendre hommage à l'initiative de M. l'abbé Gény — qui, nous en avons la certitude, aura des imitateurs.

— Tandis que notre distingué confrère du Journal des Débats , M. André Hallays, consacre à l'Alsace une belle suite d'£»

flânant qui a toute la saveur de l'inattendu et toute rérudition discrète dont le critique est coutumier, voici que M. Masson Forestier réunit, en volume, les notes de vacances qu'il adressa au Figaro, au Temps, à la Presse et au Journal des Débats, sur la Forêt Noire et /' Alsace (in- 16, 331 pages, 26 gravures. Paris, Hachette et C ic , 4 fr.J. Cet ouvrage, qui a la bonne fortune de paraître dans la Collection des Voyages illustrés bien connue et à juste titre, est d'un écrivain spirituel et avisé. Il se trouve qu'il complète fort heureusement le savant travail sur l'Alsace de Charles Grad : L'Alsace, le pays et

ses habitants (Paris, Hachette et C ie ), en ne laissant inexplorée aucune des stations pittoresques du pays. Ses anecdotes ont de la saveur et sont nombreuses, il parle une langue plaisante que tous comprendront.

Mieux encore, il sait être ému quand il le faut et — chose plus rare — avec la mesure qu'exige le pays qu'il décrit. Entre tous les travaux que l'Alsace suscite, de nos jours, celui de M. Masson Forestier est le plus près de la vérité, le plus recommandable aux touristes.

André Girodie.

,% Forez. — La Diana. — I. (Réunion du 26 février 1903). Présidence de M. le vicomte de Meaux, Président.

M. le Président parle en ces termes des membres récemment décédés :

« Messieurs,

« Je suis donc destiné d'année en année à rendre un funèbre devoir aux anciens de notre compagnie, à ceux qui, durant le siècle qui vient de se clore, l'ont fait naître ou l'ont fait vivre.

a L'année dernière elle portait le deuil de Vincent Durand son secrétaire perpétuel, son guide et son organe.

« Cette année, au terme d'une vie toujours pleine et pure et presque séculaire, s'éteint sans avoir décliné, son doyen, son second fondateur, l'homme qui avait fait plus, pouvons-nous dire, que lui donner naissance; car il l'avait ressuscitée. Aussi bien quand il s'agit des hommes et des choses de la Diana, c'est à Vincent Durand qu'il faudra longtemps encore se référer et puisqu'un jour remontant à nos origines, il a fait dans notre histoire la part de chacun, excepté la sienne, je répéterai après lui que M. de Persigny avait donné à la Diana un corps, et que M. Testenoire-Lafayette lui a donné une âme.

« La Diana avait dû à M. de Persigny la

NOTES ART HT I) ARCHKOI.OGIK

restauration magnifique de l'édifice qui l'abrite, enfin le programme de sa tâche et de sa destinée. Autour de lui, l'ami de César, s'étaient rassemblés, à côté des Foréziens curieux de l'histoire de leur pays, ceux qu'attirait César et sa fortune. La Diana compta de la sorte 240 membres qui lui apportèrent d'abondantes ressources, mais qui ne travaillaient, ni ne conféraient ensemble. Elle n'avait ni assemblées, ni publications régulières; aucune mesure n'était prise pour ouvrir ses collections soit aux sociétaires, soit au public. Aussi, faute de sentir y circuler la vie, nombre de membres l'abandonnaient déjà avant 1870.

Languissante alors, elle semblait, comme son premier fondateur, ne pas devoir survivre à l'année terrible. M Testenoire la ranima.Estimant sans doute que plus la patrie était malheureuse et paraissait ruinée, plus il importait de ne rien laisser perdre du trésor de ses antiques souvenirs, il adressa un appel à ce qui restait des anciens membres de la Diana. Dix-huit seulement répondirent à ce premier appel, dix-huit se rencontrèrent dans la salle depuis deux ans au moins désertée et, sous l'inspiration de M. Testenoire, décidèrent que la société de la Diana revivrait. Présidée et dirigée par lui, elle se releva; lorsqu'en 1873, elle recommença à dresser la liste de ses membres, elle en avait 93. Bien peu de ceux qui figuraient sur cette liste s'y retrouvent aujourd'hui; mais la plupart y sont restés jusqu'à leur mort et beaucoup sont maintenant représentés par leur fils. Tant que M. Testenoire demeura à sa tête, notre Société ne cessa de croître; en 1879, quand, retenu par d'autres devoirs, il renonça à la présider, elle comptait 168 membres et, grâce à l'impulsion donnée par lui, elle n'a pas décliné ensuite ; nous sommes 270 aujourd'hui. Je rapporte à son impulsion la croissance qui continue encore, parce que tout ce qui entretient et manifeste l'activité de la Diana remonte à son initiative. Sous lui, les livres et les documents que nous possédons ont été mis à la disposition des

sociétaires, des habitants de Montbrison, des travailleurs accrédités, et vous pouvez voir aujourd'hui cette bibliothèque et ces archives foréziennes, gardées qu'elles sont par un conservateur obligeant et assidu, fréquemment consultées: en dehors des études que nous publions, elles ont contribué à plus d'une recherche savante. Sous M. Testenoire également ont été tenues régulièrement nos séances trimestrielles et inaugurées nos excursions archéologiques à travers le vieux Forez. Plus d'un vestige oublié du passé a été de la sorte remis en lumière; plus d'un édifice vénérable, disputé tantôt à une mutilation, tantôt à une restauration qui menaçait de le défigurer.

La première de nos excursions a eu lieu, le I er juillet 1873, à Montverdun et à la Bâtie. Déjà rien n'y manquait : ni un questionnaire soulevant à chaque pas un problème historique et trop vaste pour être complètement rempli, ni un repas, excellent peutêtre, en tout cas occasionné par la joie des convives à se retrouver ensemble, ni même une chanson qui a mérité d'être conservée dans nos annales. Pourquoi faut-il que cette visite à la Bâtie ait précédé de si peu la dévastation de la merveilleuse chapelle, miràbiU sacellum, selon Fodéré, exemplaire , unique de la Renaissance italienne en Forez, en même temps que monument de la foi catholique sauvegardée par les d'Urfé dans notre province. Cet acte de vandalisme était fait pour désoler le président de la Diana; associé alors à ses démarches, je lui dois ce témoignage qu'il n'a rien épargné pour l'empêcher et du moins lui a-t-il été donné de trouver ensuite auprès de lui celui qui devait, autant qu'il dépendait d'une main humaine, nous en consoler, celui qui, employant avec le talent d'un artiste les plus ingénieux procédés de la photographie, nous a restitué la Bâtie.

«Sous M. Testenoire enfin, ont commencé à paraître nos volumes de Mémoires et nos Bulletins périodiques : les volumes contenant les travaux de longue haleine que la Compagnie confie aux plus érudits et labo-

rieux de ses membres; les bulletins renfermant le compte rendu de nos séances, communiquant à tous, à mesure qu'elles nous sont apportées, les recherches et les découvertes d'un grand nombre. Ainsi s'est établi et perpétué parmi nous au profit de l'histoire de notre province, entre les plus habiles et les plus modestes, un cordial échange d'informations, un commerce intellectuel qui entretient et développe l'amour de la petite patrie.

« La vieillesse de M. Testenoire s'est-elle accordée le repos? 11 est difficile de l'admettre en lisant sur le seuil de l'histoire de Saint- Etienne achevée six mois avant la mort de son auteur cette date assurément digne de remarque : 16 août 1902, quatrevingt-douzième anniversaire de ma naissance.

C'était son premier livre : fait sans exemple, si je ne me trompe, dans l'histoire littéraire. A ce volume si lentement préparé, avaient préludé d'ailleurs les opuscules semés à travers nos divers recueils, la monographie de Valbenoîte, de son abbaye et de son église, le récit sur pièces authentiques de la querelle sanglante des seigneurs de Saint-Priest et des seigneurs de Roche-la- Mollière, la biographie du curé Léonard Janier, et du curé Guy Colombet. Enfin la notice insérée dans le Fore{ pittoresque avait résumé d'avance au sujet de Saint- Etienne ce qu'une critique exempte d'illusion devait plus tard définitivement établir, et l'avait résumé en laissant discrètement entrevoir l'attachement modeste et tenace du plus âgé des historiens pour sa ville natale, le plus jeune des grandes villes de France. »

.*. Poitou. — Antiquaires de l'Ouest (Séance du 22 Janvier). Présidence de M. Boissonnade. — M. le commandant Rousseau rappelle les utiles communications des pièces de poteries qui ont été consenties par la Société au musée de Sèvres et les études qui ont été faites par celui-ci. Il demande qu'il soit procédé

à l'envoi d'échantillons d'autres vieilles poteries recouvertes de vernis.

Nous avons au Musée deux coupes romaines en poterie blanche, qui ont été offertes par le R. P. de la Croix; elles montrent des traces de vernis vert. Les Romains connaissaient donc le vernis vert : idée qui n'est pas admise en général. Dans l'impossibilité où l'on se trouve naturellement de rien détacher de ces coupes, notre confrère fait appel aux membres de la Société qui posséderaient des échantillons de ce vernis et qui consentiraient à en envoyer des morceaux à Sèvres.

M. le Président dit qu'il proposera au Conseil d'Administration d'envoyer, s'il est possible, quelques-uns de nos échantillons.

Dans ce cas, M. le commandant Rousseau lui-même voudrait bien se charger du choix à faire.

Le R. P. de la Croix fait connaître qu'au cours des recherches qu'il faisait dernièrement dans les archives de l'Evêché, M. l'abbé Vergneau, qui en est le directeur, eut la bonté de lui communiquer quelques fascicules de registres des paroisses antérieurs à 1792, qui ne figurent pas sur les listes publiées dans l'inventaire des archives de la ville, dressé par M. Rédet et publié en 1883 par MM. A. Richard et Ch. Barbier. Il signale: i° les registres complets de la paroisse de Saint Hilaire-entre-les Eglises de 1674 1791 , auxquels ils ne manque que les années 1695-1748 et 1700 jle seul fascicule de 1748-1787 figure sur l'inventaire Rédet) ; 2 U quelques fascicules des registres des paroisses : de Sainte-Triaise, de Saint- Hilaire-le-Grand, dont le plus ancien est de 1 509 ; de Notre-Dame de la Chandelière ; de Saint-Pierre-l'Houstau ou I Hospitalier; ; et de Saint-Austrégésile (un seul allant de 1737 à 1790 se trouve au greffe).

Ces fascicules des registres joints à ceux récemment rentrés aux archives municipales, par les soins de M. de la Bouralière, qui les a offert par une lettre à M le Maire de Poitiers, le 29 Mai 1899, lettre lue par lui, à la séance du 20 Juillet i8qq. complè-

NOTES I) ART KT I) ARCHKOI.OGIK

tent de plus en plus la collection si importante de nos anciens registres paroissiaux.

A ce propos, le R. P. de la Croix émet le vœu que, dans l'intérêt des travailleurs, tous les registres de paroisses et de communautés éparpillés dans les bureaux des actes civils (où ils ne sont d'aucune utilité), dans les archives départementales, voire même au greffe, soient réunis, le plus prompte ment possible, dans la nouvelle et superbe bibliothèque de la ville.

(Séance du 19 Février 1903). Présidence de M. Tornézy. — M. de la Bouralière communique à ses confrères une lettre de M. Roger Drouault, de Loudun, attirant l'attention de la Société sur le vieil hôtel

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Montault des lies, qui va être transformé en Hôtel des Postes, et sur ses élégantes boiseries, sculptées par le père de David d'Angers, vers 1797. M. de la Bouralière fait passer des photographies représentant ces boiseries et dont il veut faire don à la Société Dans sa lettre, M. Drouault signale encore de nombreuses affiches de l'époque révolutionnaire qui se trouvent sous les tentures de perse dans plusieurs pièces de ce vieil hôtel. Le propriétaire, M. Daniel Besnard, indique, dans une lettre à M. de la Bouralière, qu'il serait disposé à entrer en pourparlers avec la Société pour la vente de ces boiseries.

BIBLIOGRAPHIE

Emile G ire au. — Essai de chronologie sur Blaye et ses environs depuis les temps reculés jusqu'à nos jours (in-8°, 102 pages. Blaye. Imprimerie typographique Brunette et Simon).

H y a quelques mois, la Chronique de Colmar, du syndic Chauffour, publiée par M. André Waltz, l'érudit biliothécai reconservateur du Musée de Colmar, nous faisait souhaiter la publication d'ouvrages identiques dans nos villes de France. Voici le premier, depuis cette date. S'il a la supériorité de donner état de tous les événements survenus à Blaye des origines à nos jours, il a, par contre, le défaut d'affirmer bien des choses sans en donner les références et de ne pas comporter, comme la réimpression due à M. André Waltz, une table de noms d'hommes et de lieux sans laquelle tout travail d'érudition est d'un accès difficile aux travailleurs. Enfin, par l'oubli que l'auteur y fait d'une description des œuvres artistiques du Blayais dont il parle, cet essai paraît destiné — du moins

pour cette édition, — à ne satisfaire que les curieux de la région.

Trois courant* d'idées traversent le volume : ethnographie, histoire et art.

Au premier se rattache la mise à jour de squelettes (18471 à laquelle l'auteur aurait dû donner une importance anthropologique en les reliant au type gaulois des Santons dont il fait mention dans les quelques lignes consacrées, dans sa chronologie, aux siècles avant J.-C. On y doit ajouter les constatations de cas de longévité (1 636- 1679-1702, etc.); la forte discipline des mœurs et de la police municipale durant les épidémies de peste (1501 -1585-1647).

Il faut en outre y relever les faits démontrant combien le culte de l'hygiène alla jusqu'à la minutie, ainsi qu'en témoigne cet arrêt (17 15) qui oblige les jurats à interdire aux bouchers « gens fort salles et malpropres » de fabriquer et de vendre des saucisses. Dans un autre ordre d'idées, le même arrêt réglemente l'usage du mpoidscarnasùer », l'œil du boucher ne se trompant ja-

NOTES D ART ET l) ARCHEOLOGIE

mais à son préjudice h 789). Enfin, mention est faite de la souplesse industrieuse du vigneron qui, de 1220 à nos jours, met la vente de ses récoltes parmi les libertés, les privilèges et les franchises reconnues valables, contre le seigneur de Blaye. en 1261.

A l'histoire, peut se ramener toute une série d'événements dont la morose Blaye d'aujourd'hui doit s'enorgueillir. L'établissement des Romains (29 ans avant J.-C ) avec un castrum et des soldats, dits garronenses, veillant sur la Garonne. La victoire des Vandales sur ces derniers 14071, la poussée des Visigoths '415) bientôt refoulée par Clovis (507) et l'ensevelissement, à Saint-Romain, du roi mérovingien Caribert (631). En 732, c'est Abd-el-Rhaman et les Sarrasins, puis Charles-Martel (7351 et Charlemagne (769) qui nomme Roland, comte de Blaye et l'y fait transporter 1778) après sa mort.

En blancs sarcous fait mètre les seignurs A Sjint-Romain : là gisent li barun.

(Chanson de Roland, ccxcv).

Enfin, en 848, arrivent les Normands qui terminent la phase héroïque de l'histoire de Blaye.

En effet, à dater de 1040 paraît la famille des Rudel, comtes de Blaye que la Chronologie conduira jusqu'en 1342 et que leurs sympathies pour les rois d'Angleterre doivent nous rendre suspects comme ils le furent peut-être aux rusés vignerons des coteaux du Blayais, si l'on en croit les nombreux privilèges qu'ils durent leur donner :

(1220 : liberté de porter leurs vins à Bordeaux; 1261 : abolition du droit du seigneur sur les mêmes vins, etc ). Quoiqu'il en soit, après Taillebourg, c'est à Blaye qu'Henri III d'Angleterre vient se cacher de Louis IX, en 1242. L'endroit plait à ce point aux Anglais qu'en 1319,11s en délogent les Rudel et restent seuls maîtres des château, ville, chatellenie et baronnie de Blaye où s'installe une créature d'Edouard II. Toutefois, en 1343, leur domination eut une éclipse, pour reprendre de plus belle en

1352. Après Poitiers, en 1356, le Prince Noir y conduit Jean-le-Bon, roi de France, son prisonnier, et, en 1406, Blaye est annexée à la couronne d'Angleterre. Enfin, après un inutile siège de la ville, en octobre 1406, par le duc d'Orléans, frère du roi Charles VI, en 1451, Blaye redevient française par les efforts du comte de Dunois.

Désormais, les visites de nos rois s'y succéderont à tous propos : Louis XI (1461), la régente Anne de Beaujeu [14S6), Louis XII (1499), la reine-mère Catherine de Médicis (1578), Louis X11I (1620J, Marie de Médicis (1621) et Louis XIV 11650-1659-1660). Malgré ces sympathies, Blaye sera partisante, contre le roi, en i486, assez habilement pour se faire pardonner : elle aura le calvinisme adroit, en 1568, et fera la joie d'Henri IV. en 1597, qui, par lettre patente, comble de droits et d'exemptions cette clef du pays de Guyenne », prompte à trahir mais utile à garder. En 1790, comprise dans le district de Bourg, département du Bec-d'Ambès, elle aura ses martyrs, ses démagogues et ses fous. Durant le xix e siècle, ses prisons s'empliront de prisonniers de Napoléon I er (1807-1813), les Anglais y reviendront flairer le beau pays des Plantagenets (1814), les demi-soldes y acclameront le retour de l'île d'Elbe (1815) et la mélancolique duchesse d' A ngoulême, reçue en 1823, y précédera la duchesse de Berry qu'un arc de triomphe fêtait, en 1828, et que reçut un cachot en 1832. En dehors de l'extraordinaire adresse du Conseil municipal de Blaye au prince Napoléon, en 1853, Blaye n'a plus d histoire jusqu'à nos jours : année de malheur et de bon vin (sic) est 1 870 ; année de bon vin est 1 878 ; bon vin est 1881 ; année d'abondance de vin est 1893; des décès, des élections, des incendies, etc., ponctuent seuls la monotonie contemporaine du Blayais. En vérité, Charlemagne hésiterait un peu, mettons-nous à sa place, à placer là l'héroïsme de son neveu Roland !

Fort heureusement, la Chronologie en dehors des questions d'ethnographie et d'his-

toire proprement dite, a sa valeur documentaire pour l'histoire de l'art régional en Blayais. Dès le début, il faut en convenir, cette documentation n'est pas l'idéal du genre; elle semble même éviter toute attribution de style, toute description d'oeuvre monumentale ou décorative; elle ne livre de l'objet cité que ce que le tabellion peut en voir, dans un inventaire. Encore cet inventaire est- il toujours incomplet ou réduit à sa plus simple expression par un auteur plus archiviste qu'artiste et archéologue. Il est regrettable, quand M. Gireau signale les œuvres d'architecture, si attrayantes dans la région, que son texte soit d'une aussi fâcheuse indigence. Pour lui, le castrum de Blavia n'est que formidable (29 ans avant J.-C ). les monastères Saint-Romain et Saint- Sauveur (732) n'ont d'autre attrait que d'avoir été ruinés par les Sarrasins. De l'époque carolingienne : le château et la forteresse de Blaye réédifiées par Charlemagne (769), la chapelle de Notre-Dame de Montuzet (804) n'ont d'attrait que leur date d'érection Par hasard, en 1 140, le nouveau château et le rempart crénelé, œuvres de Vulgrin Rude!, sont plus précis : on apprend que le premier avait cinq tours. Que n'en est-il de même de l'abbaye de Pleinesel ve (1 1481? En 1564, le clocher de Saint- Su lpice de Lafosse reçoit une cloche. Pourquoi parler de l'ancienneté du bronze en oubliant le caractère du clocher? Quel est le style de la chapelle du couvent des Minimes, dans la citadelle de Blaye 1 16101 En pleine protestation contre le vandalisme des ingénieurs ou des municipalités, pourquoi réduire les méfaits de Vauban (16521 à ces deux lignes : « Démolition de l'ancienne église Saint-Romain et de deux cents maisons de la vieille ville de Blaye»? Oubli plus grave (1662) : l'inhumation du bourgeois Jean Gravereau dans l'église de la Libarde, près Bourg, fait passer sous silence, sinon l'édifice complet, du moins la crypte qui en subsiste et dont les trois nefs avec abside, les piliers aux chapiteaux à sculpture mi-plate ont des analogies avec la décora-

tion des chapelles de Flavigny (Côte-d'Or), et de Montmajour (Bouches-du- Rhône), de l'époque carolingien ne. Autres oublis (17671: le style et l'architecte de l'église de Gauriac, terminée en 1760, 1 l'auteur affecte de ne citer jamais, en pareil cas, que le nom de V entrepreneur 1?!». Enfin, pour clore le xvih« siècle M Gireau, qui se pique en maints endroits d'avoir dépouillé tous les registres paroissiaux du Blayais — est-ce sa faute, est-ce celle du possesseur? — a laissé passer cet épisode de la Terreur que publiera en son temps, nous le souhaitons, M. l'abbé Eugène Douât, notre membre correspondant, dans le Bulletin paroissial de Samonac. 11 s'agit d'un certain Audigé, prêtre constitutionnel de la paroisse, dont le registre narre les fariboles en ces termes : « Ce fut lui qui, dévastant toute l'église, en décarela la partie inférieure, afin d'y planter un bois qui devait, disait-il, représenter les bois de la Vendée, et qui éleva dans sa partie supérieure une Montagne pour lui faire la guerre. Portant encore V extravagance plus loin, il alla dévaster les tapisseries du château Rous set, pour en faire des gibernes à tous les enfants de la commune qu'il faisait battre les uns contre les autres, dans V église, afin d'imiter les guerres de la Vendée Mais, trop bouillant pour n'être que simple spectateur de ces sortes de combats, c'était lui qui, frappant sur une sorte de crédence en forme de buffet et qui rendait un son sourd, lançait en même temps de grosses bout es recouvertes d'écarlate pour débusqut r. par une si formidable artillerie, les chouans de leur redoute isici. Son {'ele patriotique lui persuada aussi qu'il pouvait être statutaire, et, s 1 armant aussitôt du ciseau et du marteau , il se mit à dégrossir deux blocs de pierre et en fil faillir, en peu de jours, deux figures grotesques, qu'il dit être les portraits de Robespierre et de Marat. Ces deux nouveaux saints furent placés chacun sur un piédestal, dans l'église, et Audigé, homme de ressources, composa des hymnes sacrés qu'il faisait chanter, genou en terre, aux jours de décades, en l'honneur de ces nouveaux dieux

d'un nouveau paganisme. » Registre paroissial de Samonac). Certes, de tels extraits eussent singulièrement aidé à l'intérêt de la Chronologie durant la période révolutionnaire. L'auteur nous eut ainsi consolé de n'avoir pu donner, en son ouvrage, le détail des ventes aux enchères des biens du clergé et des communautés religieuses ( 1 79 1 1: détail fort utile s'il précise la nature des objets vendus, et que nous nous offrons à publier, si tel est le bon plaisir de M. Gireau Les renseignements de la Chronologie sur l'architecture dans le Blayais, au xix° siècle, sont plus nombreux, mais tout aussi vagues que dans les siècles précédents Pour un château de La Grange construit, en 1856 sur les plans de Viollet-le-Duc (toujours pas d'indication de style et jamais de description), les châteaux de Banly (1870 , de Bellevue 118781, de Sainte-Luce-la-Tour 1 1 890) , de Tayac ( 1 89 1 », de Ségonzac 1 895 ) , de Saugeron (1900) ne sont que de simples citations de noms. Aussi imprécises restent les restaurations de deux anciens logis, à Saint-Martin la-Caussade (1896) et à Tirehuit (1899). Quant aux églises restaurées ou édifiées : rien ne fut jamais plus vague.

Bourg( 1856) avoue son architecte, M. Labbé, de Bordeaux; Etauliers 11857/ Donnezac ( 1 860), Prignac 1 1 86 1 1 , Mazion < 1 862) , Saugon (18621, Saint-Savin (1803). Eyrans (1867), Prignac-et-Cazelles 11871), Saint- Androny (18771, Reignac I1878), Gauriac (1885), Braud (1892 nesonttoujoursquedes noms en face d'une date. Par contre Saint- Romain-de-Blaye restaurée ( 1890) semble ne l'avoir été que par un entrepreneur. Que dira de cela l'architecte diocésain de Bordeaux?

Bayon s'avoue « antique église romane »

(1877), Saint-Girons revendique un chevet conservé dans la restauration < 18581 et Cars (18581 s'enorgueillit d'un clocher que le conseil de fabrique voulut « surmonté d'une charpente aiguë, sur plan octogonal régulier, couverte de tuiles plates émail J ces, genre mauresque (!?) » . Ces tuiles genre mauresque sont une des perles du livre, et l'auteur, dans sa naïve citation, parait nous

laisser le soin de nous souvenir que, dès la fin du xu e siècle, dans le Midi de la France, les églises étaient recouvertes de tuiles ordinairement vernissées de différentes couleurs, mais sans aucune prétention au genre mauresque rêvé par les marguilliers de Cars, en 1858.

L'architecture, si piètrement signalée par V Essai de chronologie sur Blaye y n'est d'ailleurs pas la seule à nous amener sur le terrain de la critique. Dès que nous passons aux questions d'art décoratif, la distance est plus grande encore entre la teneur du livre et l'utilité qu'il aurait pu avoir. A propos d'inventaires — et qu'y a-t-il de plus précieux pour les travailleurs? — celui de 1 791 , avec ses énumérations de communautés religieuses ou d'églises spoliées, d'une part, et ses totaux, en livres, par biens du clergé et biens des émigrés, de l'autre, nous a fait regretter qu'il soit plus que synthétique Mais que dire de l'inventaire des meubles de l'église de Saint-Girons de Bourg, en 1620, où l'auteur ne signale qu'une « Chère {chaire) pour porter au marche, le jour des Rameaux, pour faire laprédication. « Est-ce de singularité ou de précision qu'il s'agit, en matière de chronologie?

Autre chose : en 1883, durant « les fouilles pour l'établissement de l f église de Plassac. on découvre un dallage en mosaïque remontant à l'époque de l'occupation romaine. » C'est tout ce que nous en apprenons par la Chronologie. L'auteur ignore-t-il que les mosaïques ont des époques, un style, une valeur décorative, et, qu'en l'espèce, Saint Paulin de Noie qui ne fut pas étranger à la fondation de Bourg, vers 398, quoique la Chronologie néglige de s'y attarder, partage, avec Saint Damase et Prudence, l'honneur d'avoir été, dans ses vers, l'un des premiers descriptifs de mosaïques? Fort heureusement pour l'utilité de l'ouvrage, M. Emile Gireau a voué une sympathie aux cloches :

il en signale même dix-sept, avec, deci delà, des notes fort attrayantes. A Générac (1519): cloche portant inscription en lettres gothiques : Fet pour S. Gènes de Générac en

NOTES D'ART ET b'ARCHÉOLOGlE

Blaes m. l (?) m vc xix dont la réplique est à Brannens. A Saint-Sulpice de Lafosse (1564) « une des plus anciennes de la contrée. » A Saint-Christoly (1609) et, à la même date, à Marsas et à Cars : cette dernière fondue par « Bastien Roussel, de Lenoncourt. en Lorraine » est l'apanage de notre érudit confrère M. Léon Germain de Maidy, de la Société d'archéologie lorraine, qui a spécialisé les enquêtes sur les fondeurs lorrains. A Anglade 11629), à Marsas ( 17361, à Saint-lzan-de-Soudiac H739), à Saint- Ciers-la-Lande ( 1 746) , à Saint-Vivien 1 1 7871 , à Ci vrac (1861). à Mazion (1862) et à Saugon (cloche de 1677), * Saint-Christoly (cloche de 1673), auxquelles il faut ajouter tocsin de l'Hôtel-de-Ville de Blaye, aucloche du château, descendue en M. Emile Gireau cite Tinsdate de fonte en 1666. Passur l'horloge de Reignac noulin à papier de Marcillac jmation à Blaye (1721) de fman , sculpteur du roi de ge, se rendant à Madrid, des Trois Empereurs »

'inauguration (1811) d'un t>re de l'empereur Napoléon auteur avec une certaine aisance, Trouve relégué avec ceux d'autres rois \de France, dans les greniers de l'Hotel-de- " Ville. »

M. Emile Gireau ne nous en voudra pas de lui faire observer qu'à l'heure actuelle, les greniers des mairies doivent être visités par les érudits comme lui, et que la reléguation d'une œuvre quelconque intéressant le passé d'une ville aussi caractéristique que Blaye est un crime de lèse-chronologie. Certes, en 1903, pour citer M. Gireau, la ville de Blaye s'honore vis-à-vis de ses habitants en achevant, « sur l'emplacement du chœur de l'ancienne église de Saint- Sauveur, la construction d'un Hôtel des Postes, Télégraphes et Téléphones. » Nous imaginons même que les efforts combinés de M. Nadaud, l'architecte, et de M. Audoire, l'entrepreneur, en feront un monu-

ment digne d'une cité qui a reçu tant de rois, depuis Charlemagne, et tant de héros, depuis Roland. Mais sera-ce bien tout et, de la possibilité de transmettre sa pensée rapidement d'un beau local aux cinq parties du monde, s'ensuivra-t-il que cette pensée aura l'ampleur delà Chronologie de M. Emile Gireau? Ce n'est pas sur la question très secondaire d'un palais de la missive, de la dépêche ou de la parole transmise à distance que nous aurions voulu que prit fin le volume, mais logiquement et chronologiquement sur l'espoir de fonder, à Blaye, un Musée du Blayais 11 est inutile, je crois, de préciser le sens de ces trois mots à l'auteur de l'excellent tableau des communes des quatre cantons de Blaye, de Bourg, de Saint-Ciers-sur-Gironde et de Saint-Savin.

Il n'ignore pas que la toute dernière conclusion des érudits est de former, dans chaque région, un musée ethno-artistique où seront rassemblés et classés, selon les lois de la chronologie,' les documents les plus divers sur l'activité de cette région. En estil une mieux préparée pour cette tentative que le Blayais? Région préhistorique, région gauloise, région gallo-romaine, région où retentit jadis, écho des voix d'Ausone et de Saint-Paulin de Noie, au v c siècle, le verbe fleuri de Sidoine Apollinaire, convive de l'empereur Majorien. Région mérovingienne et carolingienne que cite — honneur insigne — la Chanson de Roland :

Passe! CirunJe à mult grau 1 ; nefs k'i sunl :

Entres qu'à Blaive ad cundvit sun nevuld

E Olivier sun noble cumpaignon

E l'Areevesque, ki fut sages et pruf... iCCX':vn)

Région aimée des rois, région chère aux anglais ; clef du pays de Guyenne, d'après Henri IV ; le meilleur pays du monde, selon les cantiques de marche des Pèlerins allant à Saint-Jacques de Compostelle, objet d'attentions telles que le retors duc de Saint- Simon, lui-même, y séjourne, pour le compte du roi, et que Mazaiin, las de correspondre avec le duc à son sujet, y traîne Louis XIV, Anne d'Autriche et la

cour. Avec ses châteaux, ses églises, ses souvenirs de toutes sortes, historiques, artistiques, archéologiques, le Blayais mérite les efforts qu'un érudit ferait pour l'organisation d'un musée, sur le modèle de ceux de Nancy, d'Amiens, de Strasbourg et de tant d'autres villes moins attrayantes que Blaye, d'un intérêt moins essentiel, d'une priorité moins historique.

C'est, il nous semble, l'œuvre à laquelle V Essai de chronologie sur Blaye et ses environsj de M. Emile Gireau peut servir de préface. Le préfacier d'un livre n'en est pas l'auteur, quand cet auteur sent qu'il ne peut aller seul vers le public. Or, M. Emile Gireau, dans sa Chronologie, s'est passé de parrain. 11 est auteur et mieux encore, préfacier de son œuvre. Deux pages sous le titre Un mot présentent son livre. Hélas!

franchement le style et l'érudition un peu monosyllabiques de ce livre, dénotent l'organisateur plus que le spéculatif. A cet organisateur, la lourde tâche d'un Musée du Blayais conviendrait mieux que les cent pages d'un fascicule où il se trouve à l'étroit et qui le gênent. Entre le mot qui passe avec le livre qui le contient et la chose qui reste avec le musée d'une région, si le Ciel avait voulu que nous soyons à la place du sympathique chronographe, nous n'hésiterions pas.

André G1RODIE.

Julien Tiersot. — Chansons populaires des Alpes françaises : Savoie et Dauphiné (in-4 , 548 p. avec gravures et musique. Grenoble, Librairie Dauphinoise.

Henri Falque et F. Perrin, et Moûtiers, Librairie Savoyarde, François Ducloz).

A diverses reprises, les Notes ont eu l'occasion de signaler l'importance, pour l'histoire du Dauphiné et de la Savoie, des publications des deux Librairies Dauphinoise et Savoyarde : cette dernière dirigée

avec tant de savoir technique et de goût par notre excellent imprimeur et membre correspondant M François Ducloz. L'Eglise abbatiale de Saint- Antoine en Dauphiné (1902), de la Librairie Dauphinoise; La Vie dévote, Y Enseigne et de multiples réimpressions connues de tous les bibliophiles, de la Librairie Savoyarde, font souhaiter, à chaque province de France, de tels foyers d'activité.

Le volume de M. Julien Tiersot, l'érudit sous-bibliothécaire du Conservatoire de Paris, continue à merveille l'œuvre des deux Librairies. Il est, comme les précédents volumes, d'un luxe typographique qui ne le cède en rien aux ouvrages patronnés, à Paris, par les principaux libraires d'art :

texte clair, choix de caractères qui font honneur à M. François Ducloz, son imprimeur, et que rendait plus difficile l'obligation de mêler au corps de l'étude, des chansons dont la musique et les paroles devaient tenir, dans l'ouvrage, une place prépondérante.

Les XI chapitres du volume de M. Julien Tiersot se subdivisent ainsi :

— Chansons historiques. — La Bergeronnette savoysienne (fin xv c ), dont l'auteur reproduit le texte, d'après le manuscrit de la Bibliothèque Nationale, fr. 12744, est la plus ancienne que l'on connaisse. Chantée avec d'autres paroles, en 1 502 , durant un sermon, par Olivier Maillard, affirmait le regretté Gaston Paris, elle servit de thème àjosquin des Prés, qui, en 1503, la fit figurer dans YOdbecaton, imprimé à Venise. D'autres s'y rattachent, par leur date : Tousjours de celle me souvyn; la Péronnelle, etc. Au xvi e , ce sont la Prinse de Tharentaise; De Su{e nous sommes partis, les exquis noèls savoisiens : Jacotin (1555); Robin , réveille-toi (1555), et, de la même date, les Adieux à la Maurienne : « A dioz, a dioz, nobla cita — De Sant Jehan de Moriena... v qui vaut d'êtie retenu pour son rythme solennel. Au xvn e et au xviu e : la Chanson du due de Savoie, la Complainte de Guillaume d'Orange avec ses variantes où Victor-Amédée

NOTES D'ART ET d'aRCHÉOI.OGIE

de Savoie, qui avait pris parti contre Louis XIV, est raillé, au nom des « boulets de Catinat » qui « ramonent cy, ramonent là — la cheminée du haut en bas », la Ville de Turin, le Siège de Coni, la Prise de Gênes, la Prise de Mi r and oie Au xix° : le Départ des soldats piémontais entre autres.

— Chansons traditionnelles. — Cest, au dire de l'auteur, la partie où Ton se trouve en présence • des productions les plus intimes du génie populaire » et que M. Tiersot groupe d'après un plan des plus louables : i° - Récits légendaires et tragiques; chansons d'aventures ; 11. — Chansons satiriques. Aux premiers : une Complainte de la Passion de curieuse affabulation, le Mauvais riche \ Sainte Catherine (tradition religieuse) ; la Femme aux sarrasins, les Trois orphelins, etc., etc., et tout spécialement une version de la célèbre Chanson de Renaud (tradition familiale) ; la Mie ressuscite, contre-partie de la Mort de la Mie, deux perles des chansons populaires des Alpes.

Parmi les chansons d'aventure, la tragique Mort du Por te- Enseigne , le Déserteur et le Retour du Soldai plus connu par la version des provinces de l'Ouest dont le héros est un marin. Aux secondes : un cycle de refrains caustiques : la Chanson des mensonges, Y Eau et le Vin, etc. En dehors des textes, ce chapitre des Chansons traditionnelles vaut une mention pour le soin qu'il prend d'établir autour de chaque chanson, une série de références et de versions recueillies dans toute la région alpestre jusqu'ici négligée par les folkloristes

— Chansons d'amour.— La Chanson des métamorphoses en est la plus curieuse. Elle appartient au type champenois donné, dans la Revue des Traditions populaires, par Gaston Paris.

— Chansons relatives au mariage. — Le Salut à la mariée : « Allez, partez, commencez le ménage. — Allez, partez, vivez plus de cent ans. »

— Chansons de bergers. — Mon père avait cinq cents moutons, très répandue dans les Alpes.

— Chansons de conscrits et de soldats.

— Les Conscrits de Savoie et le Retour du soldat de Napoléon

— Chants des pêtes de l'Année. — Mai, Avril, le Printemps, la Saint-Jean et deux noèls de Bessansetde Bourg- Saint-Maurice.

— Chansons de travail — La Moisson avec deux complaintes du plus vif intérêt :

Le Pauvre laboureur et le Pauvre paysan.

Les Ramoneurs avec la Diouga Ranetta pour la marmotte, dont l'auteur donne une variante : « Zinga, marmotta. — Ne vu te pas zinga? » recueillie en Bourgogne.

Le dernier chapitre est consacré au Danses : branle de Savoie, le baccbu-ber % cette curieuse transformation d'une danse antique, rondes et chansons à danser, le rigodon de Xavière, etc.

Il ne nous appartient pas de définir, par le menu, dans le cadre étroit d'une bibliographie, la qualité d'une œuvre qui, comme celle de M. Julien Tiersot vaut surtout par ses détails et la multitude des faits qu'elle groupe autour des provinces du Dauphiné et de la Savoie. Aussi bien, nous en voudrait l'auteur des Chansons populaires des Alpes françaises, si nous donnions nos préférences à l'un de ses chapitres au détriment des autres. Le mérite d'un ouvrage sur le folklore musical d'un pays exclut tout choix de texte : il doit être descriptif jusqu'à la minutie et laisser au lecteur le soin d'aller selon ses goûts ou ses besoins. En cela, l'œuvre de M. Julien Tiersot est parfaite et ceux qui auront l'idée excellente de l'étudier, au plaisir tout subjectif qu'ils en éprouveront, comprendront le labeur immense et consciencieux qu'elle a coûté à son auteur.

René de Saint-Chéron. — La Vierge d'Avila.

(Paris. Emile Paul, éditeur, 100, rue du Faubourg-Saint-Honoré.

Cette jolie plaquette, tirée à petit nombre.

KJO

est due à l'enthousiasme provoqué dans une heure déjà lointaine, par la lecture de la vie de Sainte Thérèse. Les années se sont passées avant que l'auteur put faire son pieux pèlerinage de croyant et d'artiste.

C'est dans le décor où elle est née, où elle a vécu et pensé qu'il a compris sa vocation, son admirable talent de pet risse use d'âmes, l'admirable énergie déplo

yée dans ses voyages à travers cette terre d'Espagne si caractéristique pour fonder les Carmels contre tous les obstacles, et ensuite obtenir la reconnaissance définitive de la réforme. En finissant le volume on comprend mieux la phrase du père Lacor d aire qui lui sert d'épigraphe : « Les chines et les moines sont éternels. »

F. de V.

NOTES l> ART ET l> ARCHEOLOGIE

CALENDRIER DU MOIS

HISTOIRE DE L'ART

»*, L'excellent éditeur E. A. Seemann, i3, Gartenstrasse, a Leipzig (Allemagne) vient d'ajouter trots nouvelle* monographies à ses BerBhmte Kunststatten. La première (n* 2 1) est consacrée au Caire.

?ar Franz Pacha (in-4*, 160 pages. 145 gravures, fr.) qui insiste tout particulièrement sur le caractère monumental de la ville et les parties byzantines que l'on y trouve mêlées aux nombreux témoignages de style mauresque. Une belle suite de reproductions montrent les détails décoratifs de ces vestiges et les objets d'art qu'ils contiennent. La seconde in* 22) est consacrée a Augsbour g, par Berthold Riehl (in 4», 146 pages, io3 gravures, 5 fr l. Elle s'ouvre par la description du Dont : sculptures et trésor, siège gallo-romain, peigne litureique, vierges des portails sud et nord, etc. On en retiendra la description de Sainte- Ulrich, la belle étude sur la sculpture au xv* siècle et a la Renaissance et sur la peinture aux mêmes époques, à laquelle sont jointes de nombreuses reproductions, dont une suite d'épitaphes (1460 -147 1-1478-1402. etc.», des peintures âe \a Goldschmiedkapelle et du Maximiliansmuseum. en particulier les Holbein le Vieux et les Hans Burgkmaier de divers édifices, que l'auteur étudie fort judicieusement (voir chapitre VIII. pages 84-102). Le volume se termine par une enquête sur le baroque et le rococo à Augsbourg au xviu* siècle. La ttoisième in* 20) de beaucoup plus compacte que les autres (in-4* 244 pages. 222 gravures) a trait à Florence, par M. Adolphe Philippi. Il serait trop long de détailler les nombreux aspects d'art de la ville qu'elle nous présente. Mieux vaut dire, sans préambule, que cette étude est une des meilleures que nous connaissions parmi celles qui ont paru depuis quelques années et que nous ne saurions trop la conseiller à nos lecteurs. — M. Evrard de Fayot le publie des Recherche» sur Bertrand Andrieu, de Bordeaux, graveur de médailles (petit in-4*. 23p pages, gravures, Paris, Serrure). — M. J. Sandret publie l'Historique de la préfecture de l'Orne pour servir au classement de cet édifice au nombre des monuments historiques (in-8\ 12 p. Alençon, Guy et C'*). — La VU» livraison des Dessins de maîtres anciens de l'Albert ine et autres collections est consacrée au Musée de Stockholm (F. Schcnk, Schmalzhofgasse, 5, Vienne).

,* # M. R. Dussaud publie des botes de mythologie syrienne (in-8*, 07 p., avec fig. Leroux). -— M. C. Boulanger, conservateur honoraire du Musée de Péronne, publie une monographie du village d* A Haines (Peronne, Loyson, in-8*, 202 pages, 23 gravures).

ARTICLES TIRÉS A PART

,*. Chabossière. Note sur le tombeau de Praecilius, a Constantine (Bulletin archéologique).— Chevallier, — L'Eglise de Liry. Eure (Bulletin monumental). — E. Delorme. La bataille de Toulouse. Une médaille anglaise commémorative (Bulletin Société arch. du Midi de la Francs). — Desa^ards de Montgailhard. Les Antiquaires, les Collectionneurs et les Archéologues d'autrefois à Toulouse (d*). — G. Doublet. Un mémorialiste toulousain du xvii* siècle: l'abbé Jean du Ferrier, 1600-1 685 (Revue des Pyrénées).— R. Fage. Note sur un marché relatif à la confection de tapisseries d'Aubus-

«on, 169b (Bulletin archéologique). — G. Cauthier. Les Bains de la yilta gallo-romaine de Champ ver t. Nièvre^*;.— S. Gsell. Notes d'archéologie tunisienne (d*). — Abbé Hermet. Cimetière wisigoth de Briadels, près Saint-Georges-de-Luzençon, Aveyron (Bulletin Société arch. du Midi). — Marçais. Six inscriptions arabes du musée de Tlemcen (Bulletin archéologirue).

— G. Espinas. La draperie à Florence (Woyen- Age. — R. G*-and. Testament de Pons de Cerviére. 12^5. texte roman du Haut-Rouergue (Annales du Midi). — E. Guimet. Symboles asiatiques trouvés à Antinoë (Annales Mu*ée Guimet). — Lamoufète. Inventaire du mobilier de l'autel de Jean Dubarry, à Toulouse, 1704 (Bull. Société arch. du Midi). — Abbé F. Marchand. Les caveaux de Brou et la Grotte de Cabatane (Annales Société Emulation Ain). — F. Maferolle. Georges l)upré (Galette numismatique).

— F. Briand. Farce de l'aveugle et de son varlet tort, publiée par H. Chardon (Province du Maine l.

— B. de Broussillon. Robert de Vitré, chanoine de Saint-Julien du Mans et chantre de Notre-Dame de Paris, 1107-1208 (J*). — J. A. Brutails. Note sur deux crofx d'absolution ( Bulletin archéologique).

— L. Dimier. Les Beaux-Arts et la maison d'Esté. Le cardinal île Ferrare en France (Bulletin Société du Gàtinais) — P. Gauchler Note sur un cippe funéraire a bas-relief romain d'Henchir Souar (Bulletin archéologique). — De Loisne. Portraits inédits de Philippe le Bon et d'Isabelle de Portugal, de Charles-le-Téméraire et de Marguerite d'York ( bulletin archéologique). — F. Ufureau. Séance d'inauguration (i" luillet 1686) de l'ancienne académie d'Angers {Mémoires de la Société nationale d'agriculture, sciences et arts d'Angers).

REVUE DES REVUES

.*. La Franck illustrée (Juillet). — Note sur Falaise, par Philippe Poschet (2 gravures).

— Les Contemporains. (Juillet). — Longfellow. 1807-1882, par J. de Beaufort. — Le Bienheureux J. Gabriel Perboyre, 1 802- 1 840. par J.-M.-J. Bouillat. — Henri Chapu. i833-i8qi, par B. d'OIyoct.

— Chronique des Arts. (Juillet). — Propos du Jour sur la possibilité de créer, pour les droits d'auteurs des peintres, une Société identique à celle des auteurs dramatiques et des musiciens. — Les Envois de Rome, par R. M. — Une exposition de portraits anciens a La Haye, par H. H.

— Bulletin des Sociétés artistiques de l'Est. (Juillet). — Le râle du fer dans les arts décoratifs (1 gravure : la grille de l'Escalier de l'Hôtel de ville de Nancy, par Jean Lamour).

— Bulletin de la Société d'archéologie lorraine et du Musée historique lorrain.

(Juin;. — Note de M. L. Germain sur une Toque de Foyer aux armes du duc Léopotd. — Suite de l'éiude de M. J. Nicolas sur l'Ancienne église de Stenan.

— L'Occident. (Juillet).— M. Georges Rémond traduit la Vie de Nicolas Poussin d'Andeli Français, de Govanni Pietro Bellori. Excellente protestation de M. R. M : A travers le Louvre.

— La Nouvelle Revue moderne. — Fin de l'étude M. Valmy-Baysse sur le Salon des Artistes français.

— L'Action régionaliste (Juillet). — Le régionalisme et les patois, par Ch. Beauquier. — Note de

M. L. -Xavier de Ricard sur le rôle de Mistral et l'impossibilité de son élection à l'Académie française : « l'Académie Je Mistral — est sort Musée d'Arles. » — Autre note de M. André Hallays sur l'Hôpital de Tonnerre et la Société artistique des monuments de la vallée de la Loire. — Attrayante suite d'extraits de travaux publiés, durant le mois, sur l'Idée régionaliste.

— La Tradition. (Juillet). — Tradùionnisme de la Belgique (suite), Alfred Harou. — Dans les Alpes (suitei, avec gravure, Jacob Christillin. — Le Merle Blanc et le Renard, conte de I'I Ile-et-Vilaine, Adolfe Orain. — Un coin de l'Italie Méridionale (suite), Prof Aniceto Specchio. — Galerie Tradionniste : Léon Plancouard (avec portrait), H. C. — Chronique. — Bibliographie Traditionniste, Pierre de Saint-Jean. — Bibliographie des Provinces. — Journaux et Revues.

— Bulletin de l'art ancien et moderne.

(Juillet). — Le groupe Luitpold, de Munich, par

^ — La Lorraine artiste. (Juillet). — Fin des Salons de /Qo3, d'Emile Hinzelîn. — Note de M. Emile Nicolas sur le Mouvement artistique à Strasbourg (i i grav.).

— Gazette des Beaux-Arts. (i ,r Août 1903*.

— Le Premier livre xylographique italien, imprimé à Venise vers 14.be) (l* r article). par le prince d'Essling:— Suvée et ses amis a l'Ecole Je Rome {1772- '77^)t P ar M. Henry Lemonnier; — La Collection Dutuit : les Antiquités, par M. Max. Collignon de l'Institut; — Le» Faïences de Marseille au xvm* siècle, par M. Ferdinand Servian ; — Victor Hugo artiste (2* et dernier article), par M. Emile Bertaux; — Bibliographie : Hippolyte Flandrin, sa vie et son œuvre (L. Flandrin), par M. Auguste Marguillicr.

Huit gravures hors texte : La Cène, gravure sur bois coloriée (« Passio D. N. Jesu Christi •, Ve-

nise, vers 1450I : phototypie; — Jésus amené devant Pihte, gravure sur bois coloriée (■ Passio D. N. Jesu Christi », Venise, vers 14 5o) : phototypie; — La Meuse à Dordrecht, eau-forte originale dé Ai.G.- C. Aid (Salon de la Société des Artistes françaisi;

— La Promenade au jardin, lithographie originale de M. Henri Lebasque d'après son tableau (Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts»; — Les Demoiselles Huniers, par M. John Sargent (Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts) : photogravure ; — Histoire de Chilréric et de ses femmes, grande miniature du manuscrit des « Grandes chroniques de Saint- Denis • (Bibliothèque impériale, Saint-Pétersbourg);— Roland â Roncevaux, grande miniature du même manuscrit iibid.) : — Le Burg à la Croix, dessin exécuté par Victor Hugo vers l83o, cadre gravé et peint par Victor Hugo en 1870-187 1 (Maison de Victor Hugo»: photogravure.

Nombreuses gravures dans le texte.

— Revue de l'a ri ancien et moderne. (Août l6o3). — l^s peintres de Stanislas- Auguste II, roi de Pologne : Hacciarelli, par M. R. Fournier-Sarlovèze. — Artistes contemporains : Adolphe Monticelli. par M. Camille Mauclair. — La nouvelle salle des portraits-crayons d'Ingres, au musée du l^ouvre, par M. H. de Chennevières, conservateur-adjoint au mu»ée du Louvre. — Les dentelles précieuses, par M. R. Cox, conservateur du musée historique des tissus de Lyon. — Les Graveurs du xx» siècle : Eugène Charvot, peintre et graveur, par M. H. Beraldi. — Artistes contemporains : Ignacio Zuloaga, par M. P. Lnfond, conservateur du musée de Pau.

— Bibliographie. — Graiures hors texte : La princesse Luburmirska, née C\artoriska, héliogravure, d'après le tableau de Bacciarelli. — Dans un parc. héliogravure, d'après le tableau de Monticelli (collection de M. Jules Comte). — Aux Champs, eauforte originale de M. Eugène Charvot.

Le gérant : André G1RODIE.

Imprimerie F. Ducloz, Moûtiers (Savoie)

DU FANTASTIQUE VÉGÉTAL

*jfPh /M

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