MÉMOIRES DE LA SOCIETE DES ANTIQUAIRES
de Picardie. (4" série, tome IV). — Le C rotor et les armements maritimes des XIV» et xv« siècles, psr M. Charles Bréard. — Etude sur le rôle historique des marins picards (voir pièces relatives au Crotoy, pages 41 à 20b). — Note de M. Robert Guerlin sur les Fêtes chômées, leur nombre et les règlements échevinaux qu'elles nécessitèrent. — Travail des plus remarquables de M. G. Hector Quignon : Daours en Amténois, couronné par la Société des Antiquaires de Picardie en 1901, prix le Prince. (Héliogravure du monument de Jean de la Trémoille dans l'ancienne église de Daours). — Etude historiaue et philologique sur les Rébus de Picardie, par M. Oct. Thorel. Voir chapitre XIV : Le Rébus a la cathédrale d'Amiens. Ces divers travaux, en dehors des sujets qu'ils traitent, ont la plus haute valeur documentaire, et les sources qu'ils mentionnent font de ce volume de mémoires un précieux recueil d'histoire de la Picardie.
— La Tribune de S aint-Gervais (Septembre!.
— M. Charles Bordes y résume la septième année d'études de la Schola cantorum. On ne saurait trop insister sur l'Exposé des doctrines esthétiques de la réunion, qui fait l'objet du { I. — Suite de Chants de la messe, de M. l'abbé J. Dupoux et fin du travail de Dom André Mocquereau : A travers les manuscrits, sur lequel Monseigneur Foucault, érêque de Saint-Dié fait de judicieuses observation*.
— Revue AlsaiIennf illumple. (Octohrel.— Etude des plus documentée de M. A. -M. -P. ligold sur Grandidier poète avec un certain nombre Je pièces inédites communiquées par la famille de I illustre historien. L'auteur, dont on connaît la compétence en matière d'histoire de l'Alsace, a fait de son travsil un maeistral tableau de la \icsu xviii» siècle, «ous les Rohan Un ex-libris de Grandidier. son cachet, ««on portrait et la belle gravure do C. Guérin : Le Cardinal de Rohan (17761 accompagnent l'étude. — M. Anselme Laugel. dans une fort agréable Chronique d'art industriel émet ce \œu que nous souhaitons de voir se réaliser : * Il est indispensable de mettre à la disposition de no* artistes des ouvriers qui puissent tes comprendre et les interpréter ». Il croit que « de cette assoctattoit
étroite de l'artiste et de l'artisan naîtront les résultats t es plus heureux et les plus inattendus ». C'est « le but de nos écoles d'art industriel », de celle de Strasbourg en particulier a qui est issej largement subventionnée par l'Etat ». Le choix de* élèves et la tâche des maîtres inquiète l'auteur. On ne saurait trop se ranger à son opinion : « Après avoir inculqué aux élèves les notions générales qui leur sont nécessaires, il faudra éviter de les enfermer dans un cercle infranchissable, il faudra éviter de limiter leurs conceptions ; et, si j osais exprimer toute ma pensée. Je serai tenté de dire qu'il faudra mettre à leur faire oublier les règles, le même soin que Con aura mis à leur enseigner. Autant il sera nécessaire Je leur former le goût en ne leur présentant que des modèles irréprochables, autant il conviendra de les préserver d'un parti-pris trop exclusif et d'Une manière de voir trop uniforme. La crainte de mal faire est pour beaucoup d'élèves la cause qu'ils ne font rien ou qu'ils se contentent d'entrer, en la copiant servilement, dans la manière du maître». C'est, il nous semble, une série de conseils d'un intérêt plus qu'immédiat en cette question si passionnante de l'art décoratif moderne. 8 gravures accompagnent le texte de cette chronique : Vases de Ph. Elchinger, de Soufflenheim ; meubles et marqueteries de Charles Spindier, de Saint-Léonard, dont le beau panneau : Sainte Odile, qui appartient au Musée Kensington, de Londres. — Fin de l'étude de M. le Docteur Kassel sur les Taques et plaques de voile en Alsace. (40 reproductions). — Nombre d'illustrations, dans le texte et en hors-texte sont réparties dans le numéro de cette superbe publication : composition de L. Hornecker pour un poème de M. Albeit Mathis; croquis humoristiques de l'excellent caricaturiste Paul Braunagel : 1 un d'eux, très savoureux, représente, sous forme de jouets de bois. un officier prussien éduquant des recrues du règne animal rangées devant lui, par ordre de taille, du dromadaire au porc, à lavant d'une caserne, près de laquelle un factionnaire de bois monte la garde, arme au bras, casque en tête. Enfin, illustrant un beau poème de notre confrère M. Georges Spetz : Chrysanthim-s et Première neige quatre aquarelles de L. de Scebach, tirées en couleur, complètent le numéro de cette Revue alsacienne, la plus luxueuse de nos publications régionales.
— Les Contemporains lOctobrei. — Le Cardinal Fesch Hy63-rS3gl, par J. -M. -S. Bouillat.— Monge ( 1 746-1 81 81, par C. Si vol. — Bernardin de Saint-Pierre ( / 737-1 8 / 4), par J. de Beaufort. — M— de Staël (1766-/8/7), par Victor de Clercq.
— La France Illustrée (Octobre). — La maison d'O^é, à Alençon, par Pierre d'Ossone (1 gravure. — Note sur le buste de Washington, de David d'Angers, par F. B. 1 1 gravure). — La statue de Vercingétorix, par A. Margcmont (I gravure).
— La Tradition (Octobre). — Suite de la série de notes traditionnistes : Dans les Alpes, par Jean Christillin. — Fin de l'érudit travail: l.ncoinde l'Italie méridionale, de M. Specchio. — Suite du Traditionnisme de la Belgique, d'Alfred Harou. — Fin du Miracle de Saint -Janvier, par Henri Calhiat. — Chronique, Bibliographie, par Pierre de Saint- Jean. — Bibliographie des Provinces . — Journaux et Revues.
— Buli etin d'Histoire, de Littérature et d'Art religieux du Diocèse de Dijon. (Octobre).— M. J. Bourlier proteste contre les allégations de M. le Docteur Minard qui refuse d'accepter l'opinion généralement admise que le vitrail de sainte Paschas'c. de l'ancienne Sainle-Benigne de
. Dijon (x a siècle; serait le plus ancien vitrail historié. — Suite de la Poésie dans les Noëls de la Monnore, de M. l'abbé L. Jarrot et de la Vie littéraire à Dijon au xvni* siècle, de M. l'abbé E. Debrie. — Curieuse copie du m*s. 760 de la Bibliotheoue Mèganes, d'Aix : Triomphe de la Ville de Dijon.