‹ Notes d'art et de littérature: avec une notice biographiqueChapitre 49 sur 80 · Ibid., 10 lévrier · texte numérisé non relu

Ibid., 10 lévrier

28i NOTES 1>'AJIT ET DE LITTÉRATURE

j sur les révolutions, à la dernière page des Harmoj nies ', exprimait pour la première fois sa philosophie I sociale.

'■ La révoiulion de 1830, qu'il avait pressentie, ne le troubla pas. Son parti fut pris du premier jour '. Il (donna sa démission « pour des motifs de convenance |et de situation tout personnels ' ». Mais il prêchait à I Virieu et aux légitimistes l'action, la lutte électorale; iil répudiait leur système d'abstention, les jugeait Wvèrement : " Je connais le fond de ce parti, et je répète que je le méprise autant que tout autre * ». Sa correspondance, à qui sait bien lire, ne laisse aucun doute sur l'étal de son esprit. En 1834, il apporte les mêmes idées, mûries par trois ans de méditation solitaire, car elles l'ont suivi en Orient; lui, si prompt à oublier, n'a point perdu de vue ses ambitions d'homme public, sur les grèves de Syrie ou sous les cèdres du Liban. « Je ne m'occupe pas de politique écrite, mais beaucoup et malgré moi, de politique pensée », écrivait-il à Virieu au moment du dépari '. N'était-il pas en droit de voir dans une telle constance de goût et d'intérêt le signe d'une vocation?

f Ce rôveur-jy,ailun hommejijction, en effet. Ses I origines et son éducation de gentilhomme campa- ; gnard, peut-être le génie de sa race bourguignonne, lui inspiraient le dédain des scribes et le désir de l'action directe sur les hommes. Des facultés inemployées s'agitaient en lui et la vie ne lui apparaissait

--.l^Mai 1830.

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