Ibid
3. PortfaiU contemporains, t. 1. Noies de la dernière édition.
la poésie qui n'est qu'une de ses formes' ». Son | admiration ponr sa propre éloquence s'exprime sans j' gêne dans tontes ses lettres : « immense succès », l «grandissime suc ces », « effet de tribune merveilleux », ees mots reviennent à chaque instant sous sa plume. ;
Il entreprenait cependant sa campagne parlementaire. La suite de ses actes et de ses discours se déroulait avec des variations apparentes qui le firent . de bonne heure accuser de mobilité. Sa situa-\ tion même entre les partis lui faisait une loi de j l'indépendance : les partis, très naturellement, n'y / voyaient que du caprice. '
Dans le discours sur la loi contre les associations, son premier acte décisif, il définit le j^arti social et | le place du premier coup, en face dû cabinet du \ H octobre ', dans une attitude de surveillance sans opposition; il consent au vote de la loi, maïs à titre ' exceptionnel et nettement provisoire, réserve faite du princi pe di> ia Uhprl/' il'.iniififjatifin On sait que la durée de la loi ne fut pas limitée comme il le demandait ; M. Guizot reconnut plus tard la fauLe ainsi commise, faute qui pèse encore sur nous, puisque cette loi de circonslance est restée la base du régime des associations, cent ans après l'iSd. Lamartine d'ailleurs, tout en soutenant le pouvoir dans sa lutte contre l'insurrection et en lui donnant une arme sans laquelle, au témoignage de Louis Blanc, " c'en était fait de la monarchie », s'élevait déjà contre le système de la répression pure et simple; il offrait son programme d'amélioration sociale comme un remède plus profond.