îd.. 28 octobre 1S
Dignz^îbfGoOglc
320 SOTES d'art et de LITTERATURE
à prendre un ministère gravement imporlanl et politique, c'est-à-dire l'intérieur'; qu'on pouvait, si on doutait, comme on en doute, de mon aptitude aux détails, m'envelopper d'hommes forts et spéciaux, que j'accepterais tout le monde parce que je ne craignais pers^onne... Je veux que mon rôle soit politique ou rien... Je voulais en îairc {de \'lniérieut)u>i programme (Tidccs nouvelles et libérales qui plairaient au pays*. »
Ni le roi ni M. Guizot ne se souciaient de.plaire au pays par des idées nouvelles et libérales. La combinaison fut écartée. Encore une fois, Lamartine se ■retrouvait isolé. Au fond, il n'avait jamais cessé de l'ôtre; son programme social, maintenu sans une défaillance', ot sa conception même du gouvernement, ne lui permettaient pas, malgré de sérieuses tentatives, d'exercer une forte et durable influence dans le parti conservateur.
Les 221 allaient oublier la coalition et reprendre, avec M. Guizot, un chef mieux approprié à ses soldats. Cependant Lamartine avait combattu avec eux contre le tiers parti et la gauche (en ménageant toutefois les coups à cette dernière) : et il l'avait fait sans contradiction. Leur œuvre d'ordre et de paix lui semblait bonne. Leur œuvre de résistance et d'immobilité était aussi peu conforme à ses convictions qu'à sa nature. En 1839, pendant la crise ministérielle, il avait dit : " Mes principes dilTèrcnl profondément des principes de l'honornblc M. Guizot; c'est que je n'ai jamais entendu, c'est que je n'entendrai jamais à sa manière