‹ Notes d'art et de littérature: avec une notice biographiqueChapitre 66 sur 80 · Corr., 28 octobre · texte numérisé non relu

Corr., 28 octobre

3. Il y insistait encore dans son discours sur les alTaires d'Orient (tS39).

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la politique réellement conservatrice. Il y a deux manières d'être conservateur, messieurs. On est ou l'on se croit conservateur par l'immobilité, par une conservation servile et rétrograde, qui laisse tout périr pour ne toucher à rien. 11 y a une autre manière d'être conservateur : c'est de conserver par l'innovation, par l'amélioration, et en retrempant les institutions et les choses dans les forces et dans l'esprit du temps. » Quand il Vit triompher celle des deux politiques conservatrices qui n'était pas la sienne, il ne fut ni très surpris, ni même très irrité. C'est s'abuser sur son caractère que de chercher dans celte candidature évincée de 1840 l'origine de l'opposition qu'il allait bientôt dessiner. Les juges les plus sévères n'osent lui attribuer de tels molil's '. Il n'en garda pas moins le sentiment d'une déception : jusqu'à 1839, son attitude assez peu comprise et nullement militante le tenait en dehors des ambitions immédiates comme des passions qui s'y mêlent; en 1839 et 1840, au contraire, il avait joué un rôle actif, rendu des services; on ne pouvait plus l'ignorer : on le négligeait pourlant. La défiance, qu'il supportait avec dédain jusque-là, lui parut injuste et sans excuse. Il connut le douloureux regret des hommes d'action pour la fortune entrevue et manquée. « Je rentre sous ma tente, écrivait-il, et comme je ne veux pas faire personnellement de la politique sans grande action et comme les hommes manquent décidément à l'âme qui voudrait les animer, je ne veux pas jouer le rôle d'une âme en peine, comme on dît à Saint-

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