Voir Uars le portrait que M. Thureau-Dangin a donné de
• M. de Lamartine ■ lout ce qui a Lrail è. son rûle dans le parti
ir {Histoire de la monarchie de Juillet, t. V).
322 NOTES d'art et de LITTÉHATCRE
Point, et je pense sérieusement à donner ma démls- sion de la Chambre. "
j Dépit d'amoureux! le diaàle au corps politique, i selon son expression, le tenait trop bien pour lâcher
{si belle prise. 11 resta député et reprit vite confiance. Ses derniers discours, la Marsei ll aise de la paix qu'il ilançait comme une généreuse réponse (combien triste à relire aujourd'hui !) aux provocations parties d'oulre- Rhin, grandissaient dans l'opinion sa renommée d'orateur et sa popularité. Rossi, Sainte-Beuve', signalaient son influence croissante sur les générations nouvelles. Elle venait vers lui, cette jeunesse loulepuissa»le^ qu'il avait appelée dès le premier jour. A la France gtii s'ennuyait il allait donner l'organe sonore et offrir la distraction qu'elle attendait.
Il s'abstint d'abord de toute opposition systématique au minisfèr*. « Ce ministère tiendra avec eux oa sans eux (les hommes du tiers parti). Je connais ses faiblesses, maïs il est nécessaire. ,, Si M. Guizot était un homme, (7 régnerait sept ans comme M. de Viltèli: II vaut bien plus que M. de Villèle, mais il n'a pas le tact, seconde vertu de l'homme d'Élal! » — C'était toujours l'allié des 221 qui disait : <■ Souvenezvous qu'on n'insulte jamais la statue d'un saint sans que la religion en souffre. La religion des Tuileries, c'est la prérogative (royale). 11 faut la coudoyer rudement, non la secouer'. » II continuait de redouter
1. Sainte-Beuve, Chroniques paritiennes ; — Rossi, Chronique polilii/ue lie la Revue des Deux Mondes. — Cf. Timon, Livre des orateurs {lSi2) : • Comme orateur il a grandi d'année en année, et il est aujourd'hui en pleine possession de la gloire parlemen-