novembre 184a
Dignz^îbfGoOglc
LAMARTINE PAtlLEMENTAItlE 333
laquelle j'aurais désiré le voir marcher; et s'il persistait à s'égarer, à faire divorce avec les tendances légitimes de la nation, s'il s'obstinaità compromettre sous les fautes accumulées le vaisseau de l'État, la France ne s'obstinerait pas avec lui! — Napoléon est mort, messieurs! De grandes dynasties ont passé... Il n'a été donné à aucun homme, à aucun pouvoir d'emporter avec lui la fortune de la France', >> C'est ; la plus révolutionnaire de ses apostrophes, avec la/ phrase fameuse de 1847 sur la révolution du mépris*.! — . Assurément il y avait ta « de l'opposition à linutel dose », comme il l'avait annoncé; de l'esprit de faction? non pas : il avait le droit de s'en défendre; « Nous ne voulons pas être faction, nous sommes opinion, c'est plus digne, plus fort, plus invincible'. »
Je n'insisterai pas longtemps sur le détail de la vie . parlementaire de Lamartine à partir de son entrée / dans l'opposition. En 1843', il parle quatorze fois à /
i Discours au bantjuet de la ville de Màcon (* juin iSi3)
2 Que nous citons plus loin
i Diïcours de 1847
* Jl a^ait refait un discours de grande opponUon cette fois bur la politique extérieure dans la discussion de la loi dPS fonds secrets (mars ISiS) "ST CuiïOt lui répondit et obtint un sucuÈSi êtT'ilanE en mêlant à la défense du cabinet I éloge emu de la famille rojale » Le parti conservateur dit u ce propos M Thureau Dani^in se sentait vengé de la défeclion de M de Lamartine il lui semblait que dun adversaire ainsi flagellé, défait, écrase rien n était désormais a craindre, qu un tel vaincu ne comptait plus [lolitiquement L éloquence frodmt parfois de ces illuatons • Illusions d autant plus dangerr'uses que Lamartine — après Tocqueville et Ditfaure — avait surtout signale les ■«usceptibdites patriotiques de I opinion son inquiétude croissante, que depuis 182S et 1 abandon de la politique ferme de Perier on ne faisait rien poui apaiser Or — le poète le lappeta dans une réplique qui n était pis dun écrase — c'était précisément le même reproche, et presque dans les
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la Chambre sur la-proptiété-UUémicel; il prononce au conseil général de Saône-et-Loire ' un discours sur l'exlension à donner au droîl él ector al ; il expose , pour la première fois, dàïi5"déùx articles sur L'Etat', 1 l'Église et l'enseignement , l'ensemble de ses vues l relatives au régime des cultes et à la question univer- 1 sitaire. En 18^4, il parle notamment sur l'ab olition du (1 timbre des— jiMIIlJLUx.jle régime de^ prisons^, le ; chemin de f^>r rii> Parjtt ji Lyon'. Son opposition reste ; toute de principe : à propos des discussions sur les - dotations de la famille royale, il écrit celle phrase dont on sentira tout le prix si l'on se souvient des passions do l'époque : « Ce sont de vilaines occasions de parler, car il faut flétrir, »
j A la fin de 1844, sous cette forme de l'article qu'il \l employait de plus en plus, il aborda la question du a droit au travail et dcj'gcgagisation du travail. C'était H une dcS' plus"dSlîcales à toucher. Le socialisme gran- \dissail, s'emparait peu à peu de beaucoup d'intelligences élevées; il ne suftisail pas de le flétrir, encore moins pouvait-on feindre de l'ignorer. 11 n'était pas né du caprice de quelques cerveaux utopiques, comme la bourgeoisie de Juillet se l'imaginait volontiers. Une transformation économique qui avait créé des souffrances réelles et posé de graves problèmes,
mêmes termes, que M. Guizot adressait en 1S3B au cahînel Mole. On sail du reste si la monarchie eut à se louer d'avoir oégligé cet élat, plus ou moins justifié, de l'esprit public.