Souueniis de M. Alexandre
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deux heures trois quarts d'une seule haleine, contre les prétoriens qu'on nous exerce en Algérie, comme César allait former en Espagne les soldats qui devaient asservir Rome »; je ne devrais plus faire ./ remarquer qu'il lisait dans l'avenir '.
I A la fin de 1846, il attaquait le^mariages espagnols I dans un article qui sentait la poudre : « V oulons^noïa \ être nation ou dynastie? » Et, dans ses lettres, sa pensée intime rencontrait cette expression dont l'énergie étonnera peut-êlre certains lecteurs des Méditations : " Le roi est fou; M. Guizot est une vanité enflée; M. Thiers, une girouette; l'opposition, une fille publique ; la nation, un Géronte. Le mot de la comédie sera tragique pour beaucoup '. »
Au commencement de 1817, parurent les Girondins. Un goût de poète pour des événements tragiques, le désir de trouver dans les faits l'épreuve de ses idées anciennes feur la philosophie des révolutions, peutêtre une rivalité secrèteavecM. Thiers, qui publiait son Histoire du Consulat et de l'Empire, enfin la recherche d'un succès populaire qui servit son ambition politique, tous ces molifs s'étaient mêlés sans doute pour lui faire entreprendre, ycis 18i3j£Uvre capital dont on a dit qu'il avait renversé Louis-Philippe. - C'était plus qu'un livre; c'était un acte.
t. Notons encore le discours sur.lJijjiiiiJi.du sel, un des points de son programme démocratique qu'il dfevâlt réaliser lui-même deux ans plua tard (22 avril 1846).