Guizot, Mémoire!, t. JV
2. Voir Cormenin, LUire des orateun; Sisard, Souvenirs et Noies biographiques.
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jO notes dart et de litteratuhe
fifia. If garda toujours ses vertus premières, la lar-
I geiir et Tharmonie, une aisaace souveraine qui neut
\^ it'égalepeut-ôtreque l'aisance bourgeoisede M. Tliiers.
Mais il acquil, à la surprise de tous, d'autres mérites
Iplus spécialement parlementaires : promptitude et Jionlieur de répartie, assimilation immédiate des iJées en discussion, instinct de l'opportunité, de la i- jnvenance oratoire, servi par l'assurance et le calme j)hjsique d'un improvisateur sans rival. Ses qualités anciennes furent aussi mieux comprises. On les vit avec émerveillement s'appliquer à tous les genres, à la langue des alTaircs, de l'économie politique, comme à celle de la grande exposition historique. On aperçut que ce qu'on avait appelé ses défauts faisaient partie de son originalité même; qu'il y avait là un renouvellement de l'éloquence par le lyrisme, comme il y avait (eu, dans la Mort de Sacrale et dans les Harmonies, un renouvellement de la poésie lyrique par l'éloquence. Cormenin écrivait de nouveau, celte fois avec une extrême justesse : « La pompe du langage est natuf relie chez Lamartine. Il improvise comme il chante. / C'est du pur lyrique, du lyrique de source, sans mélange j cl sans effort. <> On trouverait même des esprits paradoxaux capables de préférer sa prose oratoire, ofi les négligences se pardonnent, où le développement de la phrase n'est pas gêné par la contrainte du mètre et de la rime, à sa poésie pour laquelle les exigences parnassiennes nous ont rendus plus sévères. Il y aurait un beau choix à faire de ces discours de Lamartine', très court, mais qui le rendrait tout
t. Outre le choix donné par M. de Ronchaud dara la PoUlique de tmnarline (publié d'abord soiia le titre de la Tribune de M. de Lamartine, J8i9-I8j0), il existe une édition, en 6 volumes, des
entier : un ou deux discours d'affaires «|ui témoigneraient de sa souplesse', un ou deux de discussion politique qui témoigneraient pour l'homme d'opposition et l'homme de gouvernement, enfin, un plus grand nombre de ses harangues, que l'on pourrait appeler philosophiques et historiques ', admirables fragments où des formules éclatantes, concentrées, se détachent de l'harmonie ordinaire des longues périodes. Nous aurions ainsi un monument durable d'une des rares paroles qui ne soient pas sans écho après un demi-siécle. Nous en sentirions le prix plus que les contemporains. Car, — il faut le dire, — malgré tout, les Chambres de 1834 à 1848 demeurèrent froides'. Défiance politique, peut-élre. Peutêtre aussi, absence de certaines condescendances qui auraient empêché de sentir, chez l'aristocrate et l'homme habitué à toutes les sortes de succès, quelque dédain de son auditoire parlementaire cl bourgeois. Ce portrait de Lamartine à la tribune, fait à l'époque, me paraît significatif : « Lamartine a la taille haute, les yeux bleus, le front étroit et saillant, les lèvres fines, les traits fiers et réguliers, le \ port élégant, les gestes nobles et une sorte de désln- \ - voilure un peu raide de grand seigneur... Les femmes j
discours et écriU politiques : In France parlemcnl^ire (1864-lSSH, Librairie internationale], avec une étude de L. Clbach.
1. Sur la conversion des rentes, — les chemins de ter, - la navigation de la basse Seine.