‹ Notes d'ethnographie musicale (volume 2)Chapitre 6 sur 8 · Troisième partie: Danse · texte numérisé non relu

Troisième partie: Danse

Modéré et très rythmé.

ee - the kawae tha tha kae the wae.

Lt*:

Kae tha kae thae kae tha kae thae kae thae hae.

Ha

Deux voix d'hommes

kae thu nae na ha kae tha na - - ^^ Chœur.

Ha he thu wa

-j '—h-* * — n — y ^ ^ i^^-i—^Bf —

Kae thae kae tha hae Ho kae tha ho

kae tha

0 ha kae tha hae

- « #-J-ti-» 0 0 0 0 '-L*

ho - kae tha ho - kae tha a - ha kae tha hae

Julien Tiersot, La Musique chez les peuples indigènes etc.

ho

kae tha ho kae tha

^^=v=a=iii

ha kae tha hae.

Deux voix seules.

Chœur.

Ho - kae tha

Ho - kae tha

ha kae tha hae

ho - kae tha

ho kae tha

Les manifestations religieuses tiennent tant de place dans la vie des Indiens que je ne puis me dispenser de donner encore quelques spécimens de chants associés à des cérémonies autres que le Wa-Wa/«. Voici donc, toujours empruntée au rapport de Miss Fletcher, une prière de guerriers. Comme dans une autre mélodie précédemment notée, le tambour accompagne à deux temps, par quatre croches à la mesure, le mouvement ternaire de la mesure à six-huit (Rapport de 1887, p. 87).

Animé.

No. 42. Prière de guerriers (même provenance).

Wa - ka» da tha - ne - ga thae kae, Wa - kaw da tha - ne-

iq:

i^^rrr

ga thae kae, Wa - kare da tha - ne - ga thae kae, ae - ha Tha - ne

hiw-ga wae tho hae tho.

Cette autre, encore une prière, est de caractère moins guerrier, mais sacerdotal. On remarquera la symétrie des deux parties constitutives de la mélodie, la seconde répondant à la première à la quinte inférieure, — et l'on pourra conclure, par ce seul exemple, que les sauvages n'ont pas seulement le sentiment de la division de l'échelle des sons en octaves, mais encore celui de la division secondaire de l'octave en une quinte et sa quarte complémentaire.

No. 43. Prière (même provenance).

Grave et Solennel.

Wa-kan - da thae - thu wah-pa-thiw ah-tun-hae.

Wa-kan - da thae - tu wah - pa-thi« ah-tun-hae.

Julien Tiersot, La Musique chez les peuples indigènes etc.

Miss Fletcher a consacré un important ouvrage ù l'étude d'une seule cérémonie (religieuse et symbolique) des Pawnee, le Halco : elle en a noté les particularités diverses, rituelles et autres, jusque dans les plus menus détails. La musique devait naturellement occuper une place importante dans sa description : en effet, on y lit plus de deux cents mélodies appropriées aux diverses parties du cérémonial. Qiiuelques-unes, il est vrai, sont des formules qui reparaissent dans plusieurs chants successifs, — de même que notre répertoire du chant grégorien a certains «timbres» qu'on reconnaît souvent dans les diverses antiennes. Voici deux de ces thèmes. Le premier est accompagné par les tambours battant en croches. Les points placés sous certaines notes représentent, dit l'auteur, une «pulsation» de la voix, c'est-àdire l'attaque de la répétition des notes que la transcription indique tenues [The Hako, p. 27; cf. pp. 37, 56, 75, 80, 82, 90, 116, 123, 132, etc.).

No. 44. Chant pour nne fête religieuse (Pawnee), même provenance. Assez animé.

Ho-o-0 l'-ha-re, 'ha - re, 'a - he!

ha-re, 'ha-re, 'a

he!

He-ru! A - wa- - liok-su. He! I' hare, 'ha-re, 'a - he.

Dans cet autre, les tambours battent la noire {The Hako, p. 107: cf. pp. 108, 162, 163, 188, 199 deux fois, etc.)

Assez animé.

No. 45. Même sujet, môme provenance.

ZM^ZZZ

Ha-a - a - a! H' A - ars Ti - ra - wa ha-ki; H'A - ars Ti - ra-

wa ha - ki; H'A - ars Ti - ra-wa ha-ki; H'A - ars Ti - ra-

El

wa ha-ki; H'A - ars Ti

wa ha - ki.

D'autres chants sont jdIus particuliers. Tel le suivant, dont les trois uniques notes nous fourniront bientôt une observation et un rapprochement utiles h noter. Les tambours battent la noire {The Hako, p. 50).

Julien Tiersot, La Musique chez les peuples indigènes etc.

No. 46. Même sujet, même provenance u Assez animé. ^

"Nl

Ha a a a! H'A - ti - ra hari,li'A - ti - ra hari! He Chi-an ti

5EEÏ

3EÎE5

vhi-ti - ka ha-ri!H'A-ti - ra hari!H'A-ti - ra hari; h'A-ti - ra. Ha!

Mais les mélodies ont parfois plus de relief et de véritable musicalité. Voici un exemple d'un dessin au contour vraiment pur; il se déroule avec une régularité qui ne saurait froisser aucune des habitudes classique de l'art européen. Aucun battement de tambour n'en vient entraver le libre développement {The Hako, p. 60).

Lento.

No. 47. Même sujet, même provenance.

H'A - ti - ra hu

we-ta

a - n - so !

H'A - ti - ra hu-

we - ta

ri - so!

wm

H'A - ti - ra hu

we - ta—

so ! H'A - ti - ra hu

we ta

Avec ces derniers exemples, nous en avons fini avec les chants religieux. Revenons donc aux Omahas et à leur musique. J'ai déjà donné quelques thèmes de danse, mais qui, généralement, faisaient partie de quelque ensemble rituel. Considérons donc maintenant la danse pour elle-même, la danse vraiment populaire, indépendante de toute préoccupation autre que celle de faii-e danser. L'air que voici est le meilleur que nous puissions citer pour caractériser ce genre. Miss Fletcher le présente comme «le grand favori» et donne des indications qui établissent sa haute ancienneté. Le mouvement est très animé; les tambours battent la croche (Rapport 1893, p. 98; cf. l'étude d'introd. p. 33).

No. 48. Chanson de danse (Omaha) Miss Fletcher. Très animé.

^=pzx

Ne - ka we -ta wa-guw-tha te - bae - no, Ne - ka we -ta wa-guw-tha

IÉ=i

te - bae - no, Ne - ka we-ta wa- guw-tha te - bae - no. Ne - ka we-ta

Julien Tiersot, La Musique chez les peuples indigènes etc.

wa-gu«-tlia te- bae-no, Ne - ka we -ta wa-gu;?tha te-bae-no, tho-e.

Nu - datt hun - sa.n Ish - e - buz - zhe tha - da - e thiw kae dae.

Ne - ka we - ta wa - gun - tha ta - bae

Ne - ka we - ta

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