Q.—Qu'est-ce que la communion des saints
Communion La communion des saints signifie l'union mutuelle. ‘4 Saints Crois à la communion des sainis,” dit le Symbole, .
Communion signifie ici union commune ou mutuelle des saint, Le mot saints a un sens large et s’applique à tous les m>mbrisds l'Eglise, qui sont dans la grâce de Di-u et exempts de pêché mortel C-pendant, les pécheurs, quoique ayant rompu le lien de ke spiri charité, et soient privés de tout fruit satisfactoire, ne sont pasl ass0( exclus de la communion des saints, ‘“ Comme ils sont toujouni appo dans l'Eglise, dit le catéchisme romain, ils sont aidés pour recoue Sa pa vrèr la grâce perdue par ceux qui ont la vie spirituelle ; et ils eltréso retirent des fruits dont sont certainement privés ceux qui ne soul méril plus dans le sein de.l’Eglise.”—Ils sont du corps d: l'Eglise. saint € Excom- Mais sont excommuniés, c'est-à-dire exclus de la communion dscre muniés saints, les infidèles, les apostats, les hérétiques, les schismatiqualletc. — qui sont comme autant de branches séparées du tronc et privédæuvre de la sève de la grâce.—Ils ne sont pas du corps de l'Eglise. Néant
que la charité établit entre Les trois sortes de membrÿ!""" de | Eglise de 1a terre, du ciel et du purgatoire. Mas
et e sc Saint
Pour participer pleinement aux avantages qui résultent de de communion des saints, il faut appartenir à l’éme de l'Eglise, À
Lien
la chari ; :
par conséquent en élat de grâce.—Les avantages de la communi
des Saints sont l’objet de la question 392. Il y
Membres les membres vivants de l'Eglise. Ces mots membr A vivants yivants désignent les fidèles de l'Eglise militante, ayal@ "tar
la vie de la grâce. puissa eut ré
les oienheureux dans le ciel, ou es Saints. nôtre
et les âmes souffrantes du purgatoire, qui sont sainlnvoqu quoique n’ayant pas encore suflisamment expié, n jou
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ans son chef, qui harité ; une dans
18 dans les deuxË n des sainls.
des saints ?
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qui sont sainlt
Nous allons expliquer les rapports de ces divers membres et les avantages qui en résultent,
382. Q.—Quels avantages résultent de la communion des saints ?
Deux avantages résultent de la communion des saints. "54° (es avantages sont une certaine assistance mutuelle, gette communion l° sur la terre, les membres vivants de l'Eglise s’assistent mutuellement par leurs prières et leurs bonnes œuvres : ce sont les rapports des fidèles de la terre entre eux, Les fidèles de la terre ont entre eux une communion de biens »
spirituels ; il en est d’eux comme d’une famille bien unie, d'une Fidèles association où les richesses sont communes. Chique membre 1a terre apporte au trésor commun ses bénéfices, mais aussi chacun en a
sa part et peut y puiser. — C'est ainsi que dans l'Eglise il ÿ & un
trésor de biens spirituels ; le fonds de ce capital est formé des
mérites infinis de Jésus-Christ et des mérites surabondants de la
ainte Vierge et des Saints. L'Eglise y verse ses richesses : les acrements, les fruits du sacrifice de la messe, ses prières publiques, etc, — Les fidèles vivants eux-mêmes y apportent leurs bonnes
œuvres, leurs aumônes, leurs pénitences, leurs prières, etc. Néanmoins, celui qui accomplit la bonne œuvre en garde Le mérile personnel qui est incommunicable ; mais il dépose dans le trésor commun la valeur salisfacloire et impélraloire de son acte.
et sont aidés par l'intercession des Saints du ciel : sont les rapports des fidèles de la terre avec les Saints du ciel.
Il y a entre eux une communion d’intercession et de bienfaits. dt L'Eglise triomphante se souvient de la terre et contemple l'Eglise du militante au milieu de ses besoins et de ses luttes ; elle intercède ns puissam ment en faveur des fidèles vivants, ainsi que saint Jean en
eut révélation à Patmos. — De leur côté, les fidèles de la terre ïonorent les saints du ciel, les félicitent de leurs triomphes, les nvoquent et s'efforcent d’imiter leurs exemples, afin de leur être
n jour réunis dans la gloire éternelle,
FRA Le les âmesidu purgatoire sont soulagées par les saints du du ciel: ce sont les rapports des âmes du purgatoire Purgatoire Guec l'Eglise triomphante.
Les Saints ne peuvent offrir, pour ces âmes, des œuvres salisfacloires, car les Saints ne satisfont plus; mais ils peuvent prier pour elles, au moins indirectement, en obtenant des grâces pour les vivants, afin que ces derniers offrent {eurs suffrages pour les défunts.—I\ est probable que ces âmes sont, par permission divine, visitées quelquefois et consolées par les anges ou les saints.
Secours et par les fidèles de la terre : ce sont les rapports des (:] . "+ . LA .
laterre Ames du purgatoire avec l'Eglise militante.
1l est probable, d’après saint Liguori, que les âmes du purgtoire prient pour nous, surtout pour ceux qui les soulagent; mais lorsqu'elles seront parvenues au ciel, leur intercession sera cer. tainement bien plus eflicace.
A leur tour, les vivants peuvent secourir les âmes ; q. 490,
Telle est en abrégé la doctrine si belle et si touchante de k communion des saints, qui, d’après la volonté de Notre-Seigneur, fait de tous ceux qui sont sanclifiés par le baptôme et possèdent la grâce sanclifiante une grande famille d'élus
nn (jm
D 383. Q.—Que faut-il entendre par les reliques des
‘SR Saints ?
Retiques On entend par reliques. Relique signifie chose laissée Saints des Saints ou de personnes déclarées saintes.
tout ce qui reste de leur corps : chairs conservées, sang, ossements, poussière, cendres,
et les objets qui ont été à leur usage : vêtements
linges, meubles, instruments de pénitence, ou de sup plice, etc.
La S. Congrégation des Rites distingue trois classes de reliques:
Trois 1. les reliques insignes, le corps entier d’un saint ou au moinsu
classes membre entier ; 2. les reliques notables, partie considérable dt
[2 corps, mais ne constituant pas un membre entier; 3. les relique
4 minimes, très petites parties du corps d’un saint, ou parcelles dé
Es pas :
amis qui a Or, le
perso:
du ch
ar les saints | purgatoire
uvres salisfacvent prier pour zrâces pour les rages pour les mission divine, 38 saints.
rapports des
âmes du purgioulagent; mais ession sera cer
es ; q. 490.
touchante de la Notre-Seigneur, e et possèdent la
reliques des
e chose laissée.
uintes.
s conservées,
: vêtements e, ou de sup
sses de reliques:
ou au moins ul considérable dt : 8. les reliques ou parcelles dt
reliques insignes ou notables, que l’on renferme d'ordinaire dans de petits médaillons,
Toutes les reliques de Jésus Christ et de la sainte Vierge, que l'Eglise possède encore, sont reliques insignes, à cause de l’excellence du Sauveur et de sa sainte Mère.
384. Q.—Le premier commandement défend-il d'honorer les reliques des Saints ?
Non, le premier commandement ne défend pas d’ho- cuite norer les reliques des Saints. Honorer n’est pas adorer. seiques
Nous avons démontré la légitimité du culte de dulie, rendu aux Saints ; de même le culte, que nous rendons à leurs reliques, n'est pas un Culte absolu, c’est-à-dire s’arrêtant aux reliques elles-mêmes, mais relalif, c’est-à-dire remontant aux Saints dont ces reliques sont les restes précieux.
Ainsi entendu, ce culte est très /égilime ; c'est de foi, contre les j sgitimité Protestants : ‘ Les corps sacrés des Saints qui, vivants, ont été les membres de Jésus-Christ, les temples du Saint-Esprit, et qui seront ressuscités un jour pour la vie éternelle, doivent étre vénérés. Et ceux qui affirment que les reliques des saints ne méritent pas d’être vénérées doivent être absolument condamnés.” Conc. Trid,
parce que cet honneur se rapporte finalement à Dieu, qui a sanctifié l'âme et le corps des saints.
dont les Saints sont les amis, question 376,
Est-ce que nous n’aimons pas à conserver, et ne vénérons-nous À ;aogio pas respectueusement ce qui nous reste de nos parents, de nos amis ? Ne conserve-t-on pas avec soin la dépouille mortelle ou ce qui a été à l’usage des grands hommes qui ont illustré leur pays ? Or, les restes des saints méritent-ils moins d’égards que certains personnages ?—Du reste, le culte des reliques remonte au berceau du christianisme.
Fin dernière
385. Q.—Le premier commandement défend-il de faire des images ?
Le premier commandement défend de faire des images,
dans le but de les faire adorer comme des dieux. Lie
Images
perte Gaints, C'est par les choses visibles que l’homme s’élève plus facilement aux choses invisibles.
Utilité de
ce culte
“ Vous ne ferez point d'images taillées pour les adorer." Ex, xx, 4, Les Hébreux avaient une grande propension à l'idolätrie, comme
tous les peuples orientaux; ils étaient environnés de nations ido-
lâtres, et ils avaient été témoins, durant leur séjour en Egyple, de
tous les genres possibles d'idolâtrie. Dieu jugea donc opportun de I
spécifier ce point dans le Décalogue.
as des images, c’est-à-dire des repré- e 8 de persounes ou de choses saintes,
pour nous rappeler Jésus-Christ, sa sainte Mère et les
mais il ne défend sentations matériel
le
Si le portrait d’un père, d’une mère, d'un parent ou d’un ami nous est cher ; s’il est quelquefois pour nous l’occasion d’un bon di
sentiment, d'une grande pensée ou d'un généreux dessein; à plus
forte raison, les images, les tableaux, les statues et médailles qui
représentent Notre-Seigneur, la sainte Vierge ou les Saints, sont de nature à faire naltre en nous de pieux sentiments. donc être défendu, en général, de faire des images.
386, U.—Est-il bon de montrer du respect pour les images de Jésus-Christ et des Saints ?
Oui, il est bon de montrer du respect, c’est-à-dire une images Cértaine vénération, ou culte pieux.
“ Les images de Jésus-Christ, de la B. Vierge Mère de Dieu, et des autres Saints, doivent être exposées dans les égl-"s ; on doit leur rendre l’honneur et la vénération dont elles sont dignes : non pas qu’on croit qu’elles sont dignes d’être honorées en elles-mêmes, ni qu’on doive leur demander quelque chose ; mais parce que l'hon. neur qui leur est rendu se rapporte au prototype qu'elles repré: sentent, comme l'ont sanctionné les décrets des conciles contre ceux qui ont attaqué les images.” Ce décret du concile de Tiente rappelle la condamnation des /conoclastes, ou briseurs d'images, el
est porté contre les Protestants.
pour les images de Jésus-Christ ou des Saints.
“ Le culte des images, conclut le concile de Trente, doit être conservé ainsi qu'il a toujours existé dans l'Eglise, et les fidèles y trouveront de précieux avantages pour la piété.”
Il ne peut |
Nc L'] paste quela raiso | En église d'hon et sur D'orin
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ARE DANSE Ex, xx, 4 rie, comme
nations idonm Egypte, de > opportun de
e des représes saintes,
Mère et les mme s'élève
t ou d'un ami asion d'un bon jessein; à plus t médailles qui les Saints, S0n!
us. fine peut
pect pour Îles st-à-dire une
fère de Dieu, et sg"; on doit ont dignes : non en elles-mêmes, parce que l'hon- | qu’elles repré
conciles contre incile de Tien!
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rente, doit être et les fidèles }
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parce qu’elles nous représentent Jésus-Christ et les Saints ; question précédente.
Le culte que l'Eglise catholique rend aux images ne se rapporte pas aux imuges elles-mêmes, mais aux êtres qu'elles représentent ; c’est en cela qu'il diffère du culte idolâtrique s’arrêtant à l’image elle-même et mettant en elle sa confiance,
387. Q.—Est-il permis d'adresser des prières aux crucifix, aux images et aux reliques des Saints ?
Non, il n’est pas permis d'adresser des prières, c’est-àdire des invocalions.
À mien mme
Culte de relatif
aux crucifix, représentant Jésus crucifié.
aux images, quel que soit l’objet représenté. et aux reliques des Saints, insignes ou non.
parce que ces objets n’ont pas de vie, en eux-mêmes sont purement matériels.
ne péuvent nous aider par eux-mêmes.
et ne sont pas capables de nous entendre.
Nous prions devant les images; nous ne prions pas les images, L'Eglise catholique a toujours proscrit les abus et ordonné aux Abus pasteurs d’instruire avec soin les fidèles confiés à leurs soins; si quelques gens abusent des meilleures choses, ce n’est pas une raison pour en condamner le légitime usage.
En conséquence, il est à désirer que, non seulement dans les Pratique églises, mais dans chaque famille chrétienne, il y ait une place d'honneur pour le Crucifir, une place pour les images des Saints et surtout pour celle de {a Sainte Famille, devant laquelle le sou-
rain Pontife nous invite à réciter en commun nos prières,