‹ Notes d'un catéchiste ou Court commentaire littéral sur le catéchisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, et Ottawa [microforme]Chapitre 271 sur 356 · Q.—Le parjure, ou faux serment, est-il un grand · texte numérisé non relu

Q.—Le parjure, ou faux serment, est-il un grand

péché ?

Oui, le parjure, ou faux serment... Parjure signifie

jurer de mauvaise foi.

C'est un mensonge, doublé d’un serment ; commettre un parijure,

c’est appeler Dieu en témoignage d’une chose fausse ou douteus,

ou d’une promesse qu’on n’a pas l'intention d'accomplir.

est un péché mortel de sa nature, et plus ou moin

grave selon les circonstances.

“ Le parjure, dit saint Thomas, est contraire à ce précepte divin: Vous ne vous parjurerez pas en mon nom. Lev. xix, 12. Iles donc un péché mortel, — En effet, si les actions bonnes en elle mêmes deviennent des péchés mortels quand on les fait avec k mépris de Dieu ; à plus forte raison, celles qui impliquent de si

ce mépris même sont des péchés graves de leur nalure.

Tel est le

parjure, qui renferme toujours une irrévérence envers Dieu,”

parce qu’il fait à Dieu une grave injure.

“ Prendre Dieu à témoin d'une assertion fausse, c’est donner entendre ou qu’il ignore la vérité, ou qu'il! peut attester un fausceté, Il y a évidemment dans un tel acte une irrévérenti envers Dieu. Dès lors, le parjure est contraire à la religion, q

nous fait un devoir d’honorer Dieu,”

S. Thomas,

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et il Le se che p accom Doiélés on X.

Complice en paraissant vouloir le rendre complice du mensonge! le

Sinstige

affirmé sous la foi du serment.

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nte, ose défendue,

-il dépourvu dé té ? il est faux, u illicite.”’—Le nt sans nécessili vérité ou contr

est-il un gran arjure signifie

nettre un parjure, usse ou douteuse, :5omplir.

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e précepte divin:

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du mensongi

Prétendire faire de Dieu, qui est Justice et Vérité, le garant ou le complice d’une fausseté, quelle insulte! +)

D'autant plus, que les motifs qui poussent au parjure sont ordi- de nairement la cupidité de l’argent, une mauvaise honte ou d’autres “ passions quelquefois inavouables !— Le parjure est encore plus ù coupable, lorsqu'il cause quelque préjudice au prochain, ou est à accompagné de circonstances illicites par elles-mêmes,

Dans plusieurs diocèses, le parjure est un cas réservé.

Dieu a le parjure en horreur, ‘“ J'amènerai, dit-il dans l’Ecriture, la malédiction dans la maison du parjure ; elle s’établira dans son sein et en consumera le bois et les pierres.”

Cas réservé

895. Q.—Celui qui a juré de faire une chose défendue st-il obligé d’accon:plir son serment ?

Non, celui qui a juré de faire une chose défendue n’est serment as obligé d'accomplir son serment ; ce serment est à la illicite fois illicite et invalide.

On ne peut s'engager à faire une action malhonnèête, contraire à : justice, défendue par les lois divines ou humaines ; tel était le ment téméraire, d’après lequel le roi Hérode se crut obligé l'accorder à la fille d'Hérodias la tête de saint Jean-Baptiste.

car il a fait une faute en faisant ce serment. ps

D'après l’opinion la plus probable, celui qui promet par serment

e faire une chose mauvaise pèche gravement, lors même que le

al qu’il promet serait léger ; car il fait à Dieu une grave injure

n le prenant pour caution d’une telle promesse. Ce péché blesse

la fois la religion et la vertu contre laquelle on promet de pécher

et il en ferait une nouvelle en l’accomplissant. Nouvelle autre

Le serment en question étant invalide, non seulement on ne che pas en négligeant de l'accomplir, mais on pècherait en accomplissant; c'est évident.—Par conséquent, les serments des cidtés secrèles sont nuls, comme l’a déclaré, en 1825, le Pape so iutes éon XII : “ Nous déclarons nu/ le secret impie et coupable par secrètes quel les associés s'engagent à ne révéler à personne ce qui regarde

k sectes, et à tuer ceux d’entre eux qui feraient des révélations.”

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Promesse

délibérée

Dieu

Obligation rigoureuse

Les sociétés secrètes de Francs-magçons, de Solidaires, de Lib Penseurs, etc., ont pour but plus ou moins avoué la destruction( toute autorité civile et religieuse. ‘ Mi trône, ni aulel ” est au fn de leur devise, C’est pourquoi, les souverains Pontifes les o maintes fois condamnées, et récemment encore Léon XIII renouvelé la peine d’ercommunicalion réservée contre ceux q prêtent de tels serments.

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