Q.—Qu’entendez-vous par jours d’abstinence
Par jours d’abstinence.. Abstinence indique qu’il faut s'abstenir de certaines qualités d'aliments.
Dans les provinces ecclésiastiques de Québec et de Montréal, ces jours sont : les Quatre-Temps, les Vendredis de l’année (excepté celui où tomberait la fête de Noël), les Vigiles où il faut jeûner, le Mercredi des Cendres et les trois jours suivants, les Mercredis et Vendredis et Samedis du Carême, le Dimanche des Rameaux et toute la Semaine sainte, les Mercredis et Vendredis de l'Avent,
Dans la province ecclésiastique d'Ottawa, sont jours d'’abs-
End
aliments chaque e notable. Il faut matière grave.
ce qu’on appelle in peu de thé, de à liquide, c’est-à- , comme l’eau, le rend par manière uelle qu’en soit la iminué ou enlevé.
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j'entends des jours où l’Eglise défend de manger de la viande ; on les appelle encore jours maigres.
Sous le nom de viande, il faut entendre la chair de tous les ani. maux vivants, même des oiseaux aquatiques qui n’ont pas le sang rouge, à moins qu’une coutume les autorise.
Par un induit du 7 juillet 1844, le Saint-Siège afaccordé la permission, pour tous les jours d’abstinence de l’année, d’apprêter les mets avec de la graisse, du lard ou du saindoux, c’est-à-dire de substituer ces condiments au beurre ou à l'huile dans la friture, la cuisson ou la préparation des aliments maigres.—Les jours de jeûne, il est permis de manger, à la collation, la soupe grasse restée du repas de midi,
Cependant, les personnes qui, obligées ou non à jeüner, profitent de la dispense pour manger de la viande, ne peuvent au même repas faire usage de viande et de poisson, même le dimanche pendant le Carême.
Il n’est pas permis à ceux qui jeûnent de prendre de la viande à la collation, ni des œufs, ni du laitage, à moins qu'une coutume légitime n’y autorise.—Les petits poissons sont permis, et même
les grands poissons, pourvu qu’on n'en prenne pas plus de deux ou trois onces.
mais ne défend pas de faire plusieurs repas ; l’abstinence porte sur la qualité des aliments.
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475. Q.—Pourquoi l'Eglise nous ordonne-t-elle de jeûner et de nous abstenir de viande à certains jours ?
L'Eglise nous ordonne, sous peine de péché grave.
Ainsi, faire gras, sans raison suffisante, un jour de jeûne ou d’abstinence, est un péché mortel : le péché se renouvelle autant de fois qu’il y a eu de repas gras; car ce sont autant de désobéissances en matière grave.—Da même, transgresser la loi du jeûne, dorsqu’on y. est astreint, en rompant l'unité de repas, sans motif
Viande
Poisson
Précepte grave
légitime, est un péché mortel, si la matière est grave; mais le péché est unique quel que soit le nombre des repas.—Il y aurait aussi péché grave à avancer notablement, sans cause raisonnable, l'heure du principal rejas,
de jeûner et de nous abstenir de viande à certains joure.,
Avantges pour amortir nos passions ; l'expérience prouve que ue C’est le meilleur moyen de les dompter.
L'Eglise, dans sa Préface du Carème, énumère quatre avantages principaux : ‘“ Seigneur saint, Père tout-puissant, Dieu éternel, par le jeûne auquel vous assujétissez nos corps, vous réprimez les vices, vous élevez l’esprit,et vous nous accordez la vertu et la récompense.”
1. Le jeûne réprime les vices, en diminuant le foyer.de la concupiscence qui est en nous. ‘“ Je tue mon corps, disait saint Isidore, afin qu'il ne tue pas mon âme.” — Saint Augustin disait aussi : « Pour dompter un cheval trop nourri, indocile et rebelle, on le prive de la ration; pour dompter mon corps, je le fais jeûner.”
2. Le jeûne élève l'âme ; car le corps, plein de nourriture, appesantit l'âme et l'empêche de vaquer librement aux choses spirituelles, ‘ Le jeûne, dit saint Léon, a toujours été la nourriture de la vertu : du jeüne procèdent les pensées chastes, les sages déterminotions, les salutaires conseils.”
3. Le jeûne donne la verlu el la force. ‘ Le jeûne, dit saint Basile, est un très bon gardien pour l’âme, un compagnon sûr pour le corps.”’—La tempérance est la mère de la santé; les témoignages des médecins, comme l'expérience des Ordres religieux les plus sévères confirment cette règle.
4, Le jeûne oblient la récompense, en donnant au cœur la joie du sacrifice pour Dieu, et en préparant aux personnes mortifiées une couronne enrichie d'autant de joyaux qu’elles auront fait d’actes de pénitence,
Pénitence ©t satisfaire pour nos péchés; bien souvent les plus satisfactoire grands pécheurs sont les moins pénitents.
Notre-Seigneur a prescrit la pénitence d’une manière générale : ‘ Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous.” 11 nous en prèêche la nécessité par ses exemples encore plus que par ses paroles." De droit naturel, dit saint Thomas, l’homme doit jeüner, autant que
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cela lui est nécessaire pour expier ses fautes, pour s’en préserver et pour élever son intelligence vers les choses spirituelles.” De droit ecclésiastique, l'Eglise a déterminé authentiquement la manière dont nous devons pratiquer {a loi de la pénilence, en prescrivant le jeûne et l’abstinence.
L'Eglise a fait choix de ces deux sortes de mortifications, parce qu’elles avaient été déjà pratiquées chez les Juifs et même chez les païens, que Notre-Seigneur les avait sanctionnées par son exemple, et qu’elles procurent au corps et à l’âme de nombreux avantages, ainsi que nous venons de le dire.