‹ Notes d'un cathéchiste ou Court commentaire littéral sur le caté chisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa [microforme]Chapitre 148 sur 348 · Q.—Qui peut administrer le Baptême · texte numérisé non relu

Q.—Qui peut administrer le Baptême

Le prêtre est le ministre ordinaire du Baptême... Ministre signifie celui qui est chargé d’une fonction.

Le ministre d’un sacrement est ordinaire ou extraordinaire.

Les ministres ordinaires du Baptème sont ceux qui ont reçu par Ministre le sacrement de l'Ordre le pouvoir de baptiser : ce sont les Evôques °'dinaire et les prêtres, Aux Evéyues, en effet, il fut dit dans la personne des Apôtres : «“ Allez, enseignez toutes les nations, les baplisant ….”—

Les prétres ont le pouvoir de consacrer l'Eucharistie et de la distri. buer aux fidèles » Par conséquent, ils ont aussi le pouvoir de préparer par le Baptême ceux qui doivent participer à ce banquet,

Par le mot prétre, il faut Cependant entendre surtout le curé dans Chaque paroisse, ou le prêtre que l'Evêque délègue à cette fin.

Les ministres extraordinaires du Baptême sont ceux qui peuvent Ministre

baptiser moyennant délégation, comme les diacres ; ou en cas de Rn nécessilé, ainsi que nous allons le dire.

mais dans le cas de nécessité, de péril de mort.

En dehors du cas de nécessité, le Baptême donné par une per. be Lee sonre quelconque serait valide, mais gravement illicite. —Au con- à RH traire, quiconque négligerait de baptiser un enfant en danger extrême pécherait mortellement,

Autant que possible, la personne qui baptise doit être en état

Toute personne

Choix à faire

Question

Réflexion

de grâce ; et si elle n'y était pas, elle devrait préalablement s’exciter à la contrition parfaite de ses péchés,

toute personne qui a l'usage de la raison. peut. L'usage de la raison est nécessaire pour combiner ensemble la matière et ia forme, et avoir l'intention requise.

Par conséquent, dit le Pape Erigène IV, ‘“ Dans un cas de nécessité, non seulement l’Evêque, le Prêtre et le Diacre, mais encure un laïque, une femme, un païen ou un hérétique peuvent baptiser, pourvu qu’ils observent la forme prescrite et qu'ils aient l'intention de faire ce que fait l'Eglise.”

et doit baptiser. C’est un devoir de charité.

Lorsque daus ce cas, plusieurs personnes sont présentes, il faut préférer un ecclésiasuque à un laïque, un catholique à un hérétique, un homme à une femme, à moins que celle-ci ne soit plus capable de le faire, Le père et la mère ne doivent baptiser leur enfant qu'à défaut d'autre personne, à cause de l’empêchement d’afli 1ité spirituelle qui en résulterait.

A... Ministre ordinaire ? extraordinaire ? Cas de nécessité ?

Admirons, chers enfants, la grande bonté de Notre-Seigneur qui,

importante pour ne frustrer personne d’un sacrement si nécessaire, a voulu

Pratique

Obligation

que tout le monde put l’administrer en cas de nécessité,

Peu importe que celui qui baptise soit un pécheur ou un saint; dans l’administration des sacrements, le miiustre est comme un médecin qui a entre ses mains le remèd: convenable : la guérison vient du remède et non du médecin.—Un tuyau peut être de plomb ou d'argent, et servir également à conduire l’eau. Il en est ainsi des ministres de l'Eglise : bons ou mauvais, ils confèrent les sacrements,

Apprendre la manière de conférer le Baptème.

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