Q.—Combien y a-t-il de sortes de Baptêmes
Il y a trois sortes de Baptêmes; mais non trois sacrements de Baptème.
I! n’y a en effet qu'un sacrement de Baptême, institué par Notre. Seigneur, pour effacer la tache originelle, conférer la grâce & imprimer dans l'âme un caractère ineffaçable.
Quand le Baptème d’eau ne peut être reçu, Dieu pourvoit encors au salut des hommes de deux autres manières, qu'on appelle sortes de Baplèmes, paree qu'ils purifient l'âme du péché originel et des fautes actuelles ; mais ils n’impriment pas de caractère, n’enlèvent pas toute la peine due aux péchés et ne donnent pas l8 grâce sacramentelle.
ie Baptême d’eau, qui est le vrai sacrement.
le Baptême de désir, de charité ou de feu.
et le Baptême de Sang, ou le martyre.
Nous allons expliquer chacun de ces trois Baptèmes,
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I71. Q.—Qu'est-ce que le Baptême d’eau ?
Le Baptême d’eau, ainsi appelé parce que l’eau sert de matière au sacrement,
Il ne faut pas assimiler, ainsi que font les Protestants, le baptême Baptème d'eau que donnait saint Jean-Baptiste à celui que Notre-Seigneur g, Jo a institué comme sacrement de la Loi nouvelle, — Le saint Précurseur n'avait d'autre but que celui de préparer les voies au divin Sauveur, et d'initier les Juifs à la pénitence publique de leurs péchés : ce baptème était seulement un signe extérieur qui, par lui-même, n'avait pas la vertu de purifier l’âme,
‘Si quelqu'un dit que le baptême de Jean avait la même vertu que celui de Jésus-Christ, qu'il soit anathème” Conc. Trid,
est celui qui se donne en versant de l’eau naturelle sur la tête de la personne à baptiser, c’est le baptème par infusion.
I est nécessaire, pour le Baptème, que l’eau touche et lave la peau du baptisé : c’est ce qu'on appelle ablulion. — Or cette ablution peut être faite de trois manières,
1° Par infusion, en versant Ge l’eau sur Ja tête de la personne ;, fusion à baptiser ; c’est la manière prescrite dans toute l'Eglise latine, excepté à Milan.
2° Par immersion, en plongeant le baptisé dans l'eau baptismale; c’est encore l'usage des Eglises orientales, où la chaleur du climat le permet plus aisément, — Beaucoup d'expressions du Nouveau Testament font allusion à cette manière d’immerger, d'ensevelir dans les eaux les néophytes.
3° Par aspersion, en jetant de l'eau sur les personnes réunies, Ge mode, employé quelquefois par les Apôtres, à raison du nombre des personnes à baptiser, est valide comme les deux précédents, mais n’est plus en usage,
et en disant en même temps : Il est nécessaire que la forme s’unisse à la matière.
Immersion
Aspersion
“ Je te baptise.. ces mots sont essentiels.
P Forme
La formule employée par les Grecs, au fond, n’est pas différente ‘**°2tielle
de celle des Latins : le ministre, le sujet ainsi que l'effet du Baptème y sont manifestement désignés,