‹ Notes d'un cathéchiste ou Court commentaire littéral sur le caté chisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa [microforme]Chapitre 240 sur 348 · Q.— Que demandons-nous pour nous dans l'oraison · texte numérisé non relu

Q.— Que demandons-nous pour nous dans l'oraison

daminicale ?

Nous demandons pour nous, dans l’oraison dominicale, quatre choses, qui résument tous nos besoins.

notre ce be bont:

âme No comn Le là gri Dieu, que n Lor “Ain récon Mais , Pard

qui sera la

x. C'est la rre comme

soumettre à les préceptes reuves. Quel s’accomplis- Quelle douce

ent dans le èles.

lonté de Dieu as seulement sans attendre châtiments; a Lerre comine quent aussi à e si on disait: iel; que voire

sance divine.

ksse humaine.

nme Dieu les eut, voilà la

bropaser, c'est

son Père, el té se fasse el

ns l’oraison

lominicale, S.

© t2 [SL]

Les trois premières demandes se rapportent directement à D'eu et indirectement à nous, les ; 1atre dernières se rapportent directement à nous et indirectement à Dieu; car glorifier Dieu c'est faire notre salut, et faire notre salut c'est glorifier Dieu,

{[’ le pain de chaque jour. C’est la demande : Donneznous aujourd’hui notre pain quotidien.

Expliquons chacun des mots de cette belle demande :

Donnez. Cette expression nous rappelle que tout vient de Dieu, que nous ne méritons rien ; mais que nous pouvons nous adresser à notre Père céleste avec confiance.

Nous. Ce mot indique les titres que nous avons pour demander à Dieu : nous sommes ses créatures, de pauvres pécheurs rachetés par son divin Fils, qui nous a mérité la grâce d’adoption.

Aujourd'hui ; parce que Notre-Ssigneur ne veut pas que nous soyons inquiets du lendemain. ‘“ À chaque jour suffit sa peine.”

Noire pain et non pas mon pain; parce que nous devons prier les uns pour les autres, comme membres d’un: même famille.

Pain ou tout ce qui sert à notre entretien, comme les vêtements, le logement, la nourriture et autres choses nécessaires à la vie.

Quotidien ou de chaque jour ; cela nous rappelle la fragilité de notre existence, qui chaque jour dépérit et a besoin d’être alimentée; ce besoin perpétuel de réparer nos forces doit nous faire songer à la bonté de Dieu et provoquer notre reconnaissance.

c'est-à-dire les biens spirituels et temporels ; Car notre âme a autant besoin que notre corps.

Notre-Seigneur veut que nous demandions principalement, comme plus excellent, le pain supersubslantiel. Math. vi, 11.

Le pain de l'âme, ou ce qui la fait vivre surnaturellement, c’est ka grâce divine où sanctifiante, les grâces actuelles, la parole de Dieu, les sacrements et particulièrement le Pain de l'Eucharistie, que nous devrions recevoir chaque jour.

Lorsque le pieux Henri Suso se mettait à lLable, il priait ainsi : “Aimable Jésus, je vous invite; mon cœur a faim de vous; réconfortez-moi non seulement par votre nourriture matérielle, mais aussi par votre céleste présence.”

2° le pardon de nos offenses. C’est la demande : Pardonnez-nous nos offenses.

Rapports

Pain quotidien

Explication littérale

Bieus spirituels et temporels

Pardon de nos offenses

Pardon du prochain

Les tentations

Pardonnez ou remellez les dettes, que nous avons ‘contractées envers votre divine justice par nos péchés. Nous demandons le pardon de tous nos péchés, graves ou légers, confessés ou non; car cette demande obtient la rémission des péchés véniels auxquels on n’a pas d’utlachement ; elle nous dispose à obtenir la rémission de ceux qui sont véniels de malice, en nous les faisant sincèrement regretler ; enfin, elle peut faire naitre en nous la contrition parfaite, avec le vœu du sacrement, et ainsi justifier l'âme de ses fautes mortelles,

Nous : car nous prions aussi pour tous les pécheurs.

Nos offenses, et la dette due pour nos péchés,

nous rappelant qu’il faut pardonner à notre prochain, ou remettre à nos débiteurs.

si nous voulons que Dieu nous pardonne, C’est la parole: Commnie nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.

“£i vous pardonnez aux hommes vos torts envers vous, dit Notre-Seigneur, votre Père céleste vous pardonnera aussi les vôtres envers lui ; mais si vous ne pardonnez pas aux autres, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos péchés.” Math. vi, 14.

“Si, étant déjà devant l'autel pour présenter votre offrande, ajoute Notre-Seigneur, vous venez à vous souvenir que votre frère a quelque chose contre vous, laissez-là votre don devant l'autel et allez vous réconcilier avec votre frère, et puis vous reviendrez offrir votre don.” Math. v, 23.

3° la grâce de surmonter les tentations. C’est la demande : Æt ne nous induisez point en tentalion.

Le mot {enlalion, en général, signifie meltre à l'épreuve une personne. Or, il y a des tentations qui viennent de Dieu : c'est ainsi que Dieu mit à l'épreuve la foi d'Abraham, lorsqu'il lui À demanda le sacrifice de son fils Isaac ; Dieu nous tente encore en nous laissant gémir sous l’empire de quelque passion, comme saint Paul qui demandait d’être délivré de ce corps de mort.—Le démon nous tente aussi, avec la permission de Dieu s: c'est ainsi quil accabla Job de toutes sortes de peines ; il s’acharne surtout contre les bons, Saint Augustin affirme que le démon ne tente guère les méchants, qui sont déjà à lui, comme les superbes, les avares, les impudiques ; nous pourrions ajouter les hérétiques, etc.

Te

adheé lami

tt,

; contractées emandons le ssés ou non; iels auxquels * la rémission sant sincère-

la contrition * l'âme de ses

rs, ‘e prochain,

st la parole:

offensés.

vers vous, dit aussi les vôtres res, votre Père Lh. vi, 14.

otre offrande, que votre frère vant l’autel et bus reviendrez

s. C'est la nialion.

épreuve une le Dieu : c'est lorsqu'il lui te encore en comme saint t.—Le démon st ainsi qu'il surtout contre nte guère les is avares, les

Ne nous induisez point en tentation signilie ne permellez pas, non que nous ne soyons pas tentés, mais que nous soyons vaincus dans la tentation, ‘“ Donnez-nous, Seigneur, la grâce d'accomplir ce que vous nous commandez, et commandez-nous ce que vous voudrez.”

4° la faveur d'être préservés de tout mal, selon la formule : Mais délivrez-nous du mal.

Cette dernière demande Leut être considérée comme un résumé des précédentes ; car le mal est tout ce qui s’oppose à la gloire de Dieu et à notre salut.

Délivrez-nous de tout ma}, des maux de l’âme et de ceux du corps, des pièges du démon, de nos mauvais penchants, du péché et de ses funestes conséquences : la souffrance physique, la maladie, l'adversité, la perte de nos biens ou des personnes chères ; enfin des peines de ce monde, du Purgatoire et surtout de l'Enfer éternel,

surtout du péché et de la damnation éternelle ; car ce sont les maux les plus à craindre.

Saint Grégoire de Tours raconte qu’un ermite, tourmenté par des peines intérieures et même par des apparitions etffrayantes de démons, eut la pensée de réciter plusieurs fois cette demande : Délivrez-nous du mal. Aussitôt le calme revint dans son âme et les esprits malins prirent la fuite en criant ,: ‘ Celte prière est un supplice pour nous ! ”

mn. Dames

Page 1