‹ Notes d'un cathéchiste ou Court commentaire littéral sur le caté chisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa [microforme]Chapitre 254 sur 348 · Q.—Comment viole-t-on le premier commandement de Dieu · texte numérisé non relu

Q.—Comment viole-t-on le premier commandement de Dieu

. On viole le premier commandement de Dieu. Violer signifie faire violence, en employant la force.

Un commandement est une sor'e de barrière qu'on renverse, afin de passer outre ; c’est un frein qu'on rejelte, un lien qu'on brise, afin de pouvoir agir selon ses caprices.

Or, on viole le prem'er commandement de trois manières :

1° en rendant à un être créé l’honneur qui appartient à Dieu seul. C’est le péché d’idolätrie.

Le mot idolélrie signifie rendre le culte de latrie à des idoles ; or on appelle idoles des statues ou images inanimées, représentant des créatures d’une existence réelle ou imaginaire. A Rome existait autrefois un temple nommé Panthéon, où se trouvaient toutes les statues des divinités adorées parmi les nations païennes du monde,

Avant la venue de Notre-Seigneur, l’idoldtrie régnait partout, sauf parmi les Juifs ; et encore combien de fois les Juifs ne tombèrent-ils pas dans ce désordre ? Depuis Notre-Seigneur, l'empire de Satan a croulé ; cependant que d'idolâtres n'y a-t-il pas encore en Asie, en Afrique et ailleurs ? Actuellement, le nombre des hommes qui ont des idoles est encore plus grand que celui des hommes qui adorent le seul Dieu véritable ! Quelle aberration !

Ce crime est un des plus grands que le genre humain puisse commettre, puisqu'il est la négation d’un Dieu unique, seul créateur de toutes choses.—Le cuite, rendu aux idoles, se rapporte plus ou moins implicitement au démon qui, depuis le jour où il voulut supplanter Dieu dans le ciel, ne désire rien tant que de se faire adorer.

Dans certaines arrière-loges maçonniques, Lucifer a des autels et des adorateurs qui reconnaissent en lui le grand Architecte du monde.

2° en rendant à Dieu un faux culte. Un culte faux, c’est le péché de superstition.

Superstilion signifie une manière superflue où fausse d'honorer Dieu, — Elle est superflue, quand on mêle à des actes religi ux, approuvés par l'Eglise, d’autres pratiques vaines et inutiles, comme par exemple ajouter des cérémonies à la messe ou aux fonctions

Violer un précepte

Idolâtrie

Gravité

Superstition

Vaines observances

Divination

Diverses espèces

Magnétisme

liturgiques, honorer les Saints par des usages dérisoires, etc. Elle est fausse, si l’on s'appuie sur de faux miracles, de fausses révélations, etc.

Un culte peut être faux, non seulement dans la manière, mais dans son objet : tel est le culte actuel des Juifs, dont toute la partie cérémonielle a été abrogée, puisqu'elle avait surtout rapport à la venue du Messie, Tel est encore le culte tronqué du Protestantisme, s’il est vrai qu’il y ait culte chez lui, puisqu'il n’y a pas de sacrifice.

3° en attribuant à un être créé une perfection qui n'appartient qu’à Dieu. Ce sont es vaines observances, la divination, le magnétisme, etc.

1, Les vaines observances consistent à employer certains moyens qui n'ont, par eux-mêmes, ni par institution divine ou ecclésiastique, la vertu de produire l'effet qu’on en attend; par exemple, faire certains signes en prononçant des mots qui n’ont pas de sens pour guérir certaines maladies; porter sur soi des amulettes, talismans, fers à cheval, etc., pour se préserver des accidents ; attacher à certains jours le bonheur ou le malheur, etc. — Ces pratiques, souvent ridicules, sont défendues par le premier commandement, surtout si elles sont le symbole d’un pacte implicite ou explicite avec le démon, “Il y a, disait saint Augustin, des milliers d'observances qui sont des pactes avec les démons.”

2. La divinalion consiste à attendre la connaissance de l'avenir ou des choses cachées de moyens également impuissants à procurer ce résultat. — La divination suppose un pacte explicite ou tacite avec le démon; se mettre en rapport avec les esprits infernaux, “ c’est faire alliance avec la mort et signer un pacte avec l'enfer.”

La divination s'appelle oracle, si elle se fait par les idoles ; nécromancie, si par les morts; aruspice, si par les entrailles des animaux ; pylhonisme, si par les personnes possédées du démon ; oniromancie, si par les songes ; astrologie, si par le mouvement des astres ; auspice, si par le vol des oiseaux; augure, si par leurs chants ; hydromancie, si par des figures faites sur l'eau ; pyromancie, ei elles sont dans le feu ; chiromancie, si par les lignes de la main ; sorlilège, si par le sort ; spirilisme, si par l’invocation des esprits, par les tables tournantes, par les planchettes, etc.

3, Le magnélisme, (du mot latin magnes, qui signifie aimant, à

soires, etc.

, de fausses

inière, mais ute la partie rapport à la testantisme, de sacrifice.

ection qui ser vances,

ains moyens Ju ecclésias- Jar exemple, pas de sens alettes, talists ; attacher »s praliques, mandement, ou explicite iers d'obser-

e de l'avenir s à procurer te ou tacite s infernaux, vec l'enfer.” les idoles ; trailles des du démon ; mouvement si par leurs ‘eau ; pyroles lignes l’invocation es, elc.

e aimant, à

cause de l’analogie qui existe entre l’aimant attirant le fer, et le fluide mystérieux qui établit une influence réciproque entre les individus), produit ordinairement le somnambulisme et communique au magnétisé une science el un savoir extraordinaires. L'hypnotisme, qui est l'art d’endormir, produit l'état cataleptique, somnambulique, léthargique avec des phénomènes curieux,

La sacrée Pénitencerie a condamné (1842) certaines pratiques de magnétisme où l'influence du démon était manifeste; sur d'autres points, l'Eglise a encore réservé sa décision. Toutefois ces pratiques sont si suspectes, leurs effets sur le physique et le moral des patients sont tellement désastreux, que la sagesse chrétienne veut qu’on s’en abstienne, comme on doit s'abstenir de la manipulation des poisons les plus violents.

A... Violer ? Idolâtrie ? Superstition ? Observances, etc. ?

La question suivante n’est guère qu'un développement de ce que nous venons de dire sur quelques cas particuliers,

366. Q.—Est:.il permis de faire usage de sorcellerie et de charmes, ou d’ajouter foi aux rêves, aux charlatans, aux diseurs de bonne aventure ?

Non cela n’est pas permis. Enumérons ces cas :

1. Sorcellerie, ou art du sorcier, de celui qui jette des sorts, soit pour découvrir l'avenir, soit pour produire des effets merveilleux qui, dépassant les forces humaines, sont dus à l'intervention diabolique, — C’est ce qu'on appelle encore la magie, qui se distingue en mâgie blanche et en magie noire ; elle prend le nom de maléfice. lorsque la magie a pour but de nuire au prochain.

2. Charmes, ou art de charmer, d’enchanter, de séduire par des moyens vains en eux-mêmes ; on les appelle philtres, si à l’aide du démon ces moyens produisent dans le cœur d’un homme l'amour ou la haine, sans toutefois enlever à celui-ci sa liberté.

3. Rêves, ou errements de notre esprit pendant le sommeil ; ils sont ordinairement un phénomène purement naturel ; quelqu fois, ils ont pour cause une influence divine ; ils peuvent aussi être l'effet d'une action diabolique, en vertu d'un pacte illicite qui aurait été conclu. — En règle générale, il faut n’ajouter aucune foi aux songes, et ne point s'amuser à les scruter.

Question

Sor-ellerie

Charmes

Rêves

Oharlatans

Devins

Raison

Pacte explicite

Pacte implicite

—— ne

4, Charlalans,ou grands parleurs, qui ordinairement font autant de dupes qu'ils trouvent de clients.— Il en est parmi eux qui sont vrais magnétiseurs ou hypnotiseurs et qui, en endormant les personnes qui consentent à monter dans leurs voitur“s ambulantes, leur font subir les funestes influences de l'hypnose et du magnétisme : excitation du système nerveux, disposition à l'hystérie et même à la folie, ete. — Une personne ne peut en conscience se livrer a 1\ction de ces charlatans, action qui dans plus d'une circonsta,. ze peut bien être diabolique.

5. Diseurs de bonne aventure ou devins, mot dérivé de divin, jarce que celui qui prétend dire l'avenir usurpe un rôle divin ; car Dieu seul connaît les événements avant qu'ils arrivent, et le démon ne peut que les conjecturer, — Or, sous une forme ou sous une autre, avoir recours au démon est illicite et défendu par le premier commandement.

parce que ce serait attribuer à des êtres créés. sorciers, Charlatans, devins et démons surtout,

des perfections divines, comme la science de l’avenir, la connaissance des cœurs, le domaine sur toutes choses.

ou un pouvoir qui n'appartient qu'à Dieu, pouvoir des miracles, des guérisons soudaines, etc.

Ce qui vient d’être dit se rattache au péché de superstition, péché dont la gravité est plus ou moins grande, selon les conséquences qu'il entraine, ou selon qu'il met plus ou moins directement en rapport avec les démons, esprits de malice et de mensonge.

Un pacte avec le démon est eæplicile, si on invoque le démon, ou si on fait quelque chose avec l'intention formelle que le démon se mêle à l’action, qu'on lui promette ou non un don ; c’est là un péché très grave.—Le pacte est implicile, quand, pour obtenir un effet merveilleux, on emploie des moyens vains, qui n’ont aucune aptitude naturelle à le produire. Il est clair, par le fait, qu'on attend que le démon produise cet eflet, bien qu’on proteste qu’on n’invoque pas le démon ; celte protestation n’enlève la malice de l'acte que dans le cas où l’on doute si l’eflet est naturel ou non. En soi, le pacte implicite est un péché grave, parce que l’homme s’ex pose à

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être le jouet et la victime des ruses du démon. Quelquefois,

l'ignorance ou la simplicité peuvent excuser de faute grave. A... Sorciers ? Rôves ? Charlatans ? Devins ? Pactes ?

En résumé, chers enfants, il faut que vous ayez une grande horreur de toutes ces pratiques qui sentent le diable ; pour vous mettre à couvert de ses artifices, recommandez-vous à votre Ange gardien, portez toujours sur vous quelque médaille bénite, un crucifix, un chapelet..—Sachez qu'il est défendu non seulement de vendre, mais aussi d'acheter et de garder chez vous des brochures ou livres de sorcellerie, de magie, de spiritisme, d'interprétation des songes, des cartes à deviner, des planchettes, etc.

367. Q.—Est-ce que l’on pèche contre le premier commandement de Dieu, en péchant contre la foi, l’espérance et la charité ?

Oui, l'on pèche contre le premier commandement de Dieu... Ce précepte est à la fois négatif et positif.

En tant que négalif, ce précepte défend de rendre à un autre le culte qui n'est dû qu’à Dieu seul; nous avons vu, dans les deux questions précédentes, comment on viole le premier commandement.

En tant que posilif, ce précepte ordonne et détermine le culte que l’on doit rendre à Dieu par la vertu de religion, dont nous avons parlé dans les questions 363 et 364 ; et par les vertus {héologales, dont nous avons expiiqué la nature dans le chapitre de la

grâce.—I1 nous reste donc à parier des péchés contraires à ces trois vertus.

en péchant contre la foi, révélée par Dieu.

l'espérance, dont l’objet est la grâce et le ciel. et la charité, qui a Dieu et le prochain pour objet.

mm (pue 368. Q.—Comment pèche-t-on contre la foi ?

On pèche contre la foi, de quatre manières.

{° Quand on doute volontairement. Douter signifie être hésitant, entre deux côtés.

Question

Réflexior pratique

Précepte négutif

positif

Doute volontaire

Autorité divine

Refus opiniâtre

Rougir

Renoncer

Le doule est l’état d'un esprit qui ne sait s’il doit croire telle vérité.— S’arrêter volontairement à des doutes contre les vérités de la religion est un outrage à lu véracité divine. Nous disons volontairement, car si ces doutes qui viennens obséder l'esprit ne sont »as acceptés par la volonté, il n’y a pas de faute; il y a au contraire un sujet de mérite pour l'âme qui triomphe de cette tentation.

de quelque vérité révélée par Dieu.

Dès lors que Dieu a dil quelque chose, ce qu'il a dit est vrai ; il ne veut se tromper, il ne peut nous tromper ; il faut donc le croire sans hésitation, sans le moindre doule.

Cependant, la raison peut, mais par un examen confirmalif, étudier et se renûre compte des vérités de la foi.

2° Quand on refuse de croire... Le mot refuser indique opinidtreté, de la part de celui qui ne croit pas.

ce que Dieu nous enseigne par son Eglise. L'Eglise de Jésus-Christ est dépositaire de la révélation.

Nous avons prouvé que l'Eglise en est la dépositaire unique, parce qu'il n’y a qu’une seule véritable Eglise de Jésus-Christ ; la dépositaire certaine, puisqu'elle est indéfeciible dans son enseignement ; la dépositaire infaillible, assistée de l'Esprit-Saint, et par conséquent ne “ouvaat ni se tromper ni nous tromper.

Dans la question suivante, nous dirons quels sont ceux qui refusent de croire «e que Dieu enseigne par elle.

3° Quand on rougit de paraître chrétien, s’il est nécessaire ou utile d’atfirmer extérieurement sa foi.

“ Quiconque, a dit Notre-Seigneur, rougira de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme rougira de lui, lorsqu'il viendra dans sa gloire et dans celle de son Père et des saints Anges.” Luc, 1x, 26.

Le chrétien, dont le front a été marqué du signe de la croix et oint du Saint-Chrême, le jour de sa Confirmation, ne doit jamais rougir de professer ouvertement sa foi. (Question 184.)

ou qu’on renonce formellementà la foi. C’est le crime des apostats, vulgairement appelés suisses,

L'apostasie exige un acte formel et public de renonciation à la

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foi reçue ; c’est une sorte d’infidélité, d'autant plus coupable que l’apostat n'est jamais de bonne foi.

Aposlasier, c'est se séparer de Dieu, en tant que l’on est uni avec lui par la foi. Or, comme la foi est le premier fondement des choses que nous devons espérer, et que sans elle il est impossible de plaire à Dieu, l’apostat, du moment qu'il la perd, n’a plus rien qui le rattache au salut éternel : son âme», privée de la vie de la foi, ne tend plus au bien et son ambition est d’éloigner les autres de la foi qu'il a abandonnée.

&« L'apostai, dit l’Esprit-Saint, es un homme inulile ; ses paroles sont perverses ; il médile le mal dans son cœur ; il sème sans cesse des querelles. Mais sa perle viendra lout d'un coup ; il sera broyé subilement et sans remède.” Prov., vi.

4° Quand on néglige d'apprendre suffisamment la doctrine chrétienne. La négligence à s’instruire suffisamment des vérités du salut est un péché contre la foi.

Il est nécessaire de nécessilé de moyen, sous peine de ne pas être ki ossité

sauvé, de savoir et de croire :

1. L'existence d’un Dieu unique, qui a tout créé et qui gouverne tout par sa divine Providence.

2. L'existence de l’âme immortelle et d’une autre vie, où Dieu récompense les bons et punit les méchants, c.-à-d, le ciel et l'enfer.

3. Probablement, la croyance des trois mystères de la Trinité, de l’Incarnation et de la Rédemption : car on ne pourrait pas absoudre un pénitent qui n’en aurait pas la connaissance explicite.

Il est nécessaire de nécessilé de préceple, sous peine de péché, de connaître explicitement en substance les articies du symbole, l’oraison dominicale, la salutation angélique, :es commandements de Dieu et ceux de l'Eglise, les sacrements nécessaires à tout chrétien, corame le Baptême, la Pénitence et l’Eucharistie, et ce 1x qu’on doit recevoir.

Per conséquent, pèchent contre la foi tous ceux qui négligent de s’instruire personnellement des vérités que l’on est tenu de savoir et de croire; de même, les parents et les maitres qui omettent le grave devoir d’en instruire par eux-mêmes ou par d'autres leurs enfants et leurs subordonnés.

A. Doute volontaire ? Refus opiniâtre ? Profession extérieure ?

B...... Apostasie ? Vérités de nécessité de moyen et de précepte ?

Voir l’avis sur l'étude du Catéchisme, pag? xt.

Apostasier

Négliger

de moyen

Nécessité de

précepte

Questions

Htrétiques

Infidèles

een

369. Q.—Quels sont ceux qui refusent de croire ce que Dieu enseigne par son Eglise ?

Ce sont les hérétiques. Le mot hérétique signifie celui qui choisit ce qui lui convient, en matière religieuse.

‘4 On peut, dit saint Thomas, s’écarter de la doctrine chrétienne de deux manières : premièrement, en refusant de croire à la parole même de Jésus-Christ, ce qui est l’infidélité des Juifs et des païens ; secondement, en donnant son adhésion à Jésus-Christ, mais de tele sorte qu’on choisisse ce qu’on a produit soi-même dans son esprit et non les vérités qu'il nous a véritablement transmises : c'est ainsi que l’hérésie est une espèce d'infidélité dans ceux qui professent la foi de Jésus-Christ, mais qui en altèrent les dogmes.”

‘“ Ceux-là sont hérétiques, dit saint Augustin, qui, professant dans l'Eglise de Jésus-Christ des opinions corruptrices et dépravées, persistent à les défendre, après avoir été avertis de revenir à la saine et véritable doctrine.”

Les hérétiques sont excommuniés de l'Eglise; on ne peut ni participer à leurs cérémonies religieuses, ni assister à leurs prêches, ni lire ou conserver des Bibles et autres livres hérétiques, etc.

et les infidèles. Znfidèle signifie qui n’a pas la foi.

“ Il y a deux sortes d’infidélités, dit saint Thomas : l’une, purement négalive, provient uniquement de l’absence de ia foi chez ceux qui n’en ont jamais entendu parler; dans ce cas, l'ignorance des vérités de la foi est la suite du péché de notre premier père, et ceux qui sont infidèles de cette manière subissent la damnation pour d’autres péchés, dont la rémission est impossible sans la foi. L'autre, posilive, implique résistance à la foi, comme dans celui qui en combat les enseignements ou qui la méprise; c’est précisément en cela que consiste essentiellement: l’infidélité, laquelle est certainement un péché…., et le plus grand des péchés que puisse engendrer la perversité des mœurs, parce que l’homme est aussi éloigné de Dieu qu'ii puisse l'être: il ne le connait pas véritablement, et ia fausse notion qu’il en a, loin de l’en rapprocher, sert plutôt à l’en éloigner.”

qui refusent de croire ce que Dieu nous enseigne par son Eglise. Enumérons ces cas d’infidélité positive,

croire ce

mifie celui igieuse.

e chrétienne > à la parole , des païens ; ist, mais de ne dans son transmises :

ins Ceux qui les dogmes.” , professant 28 et déprade revenir à

1 ne peut ni eurs prêches, ues, etc.

la foi, l’une, pureia foi chez , l'ignorance ier père, el a damnation e sans la foi.

dans celui ’est précisélaquelle est s que puisse me est aussi hs véritablerocher, sert

seigne par positive.

‘“ Ou bien, l’on résiste à la foi proposée, mais avant de l'avoir déjà acceptée ; c’est l’infidélité des païens.—Ou bien, l’on résiste à la foi après l’avoir reçue, soit en figure, c’est l'infidélité des Juifs ; soit en réalité, c’est l’infidélité des héréliques. De sorte que l’infidélité des gentils offre moins de culpabilité morale que celle des autres, et que celle des hérétiques est la pire de toutes.” S. Thomas.

Parmi les infidèles on peut ranger les athées, qui nient Dieu; les malérialisles, qui ne veulent rien voir ni croire en dehors de la matière sensible et palpable; les scepliques, qui rejettent toute certitude; les ralionalistes, qui n’admettent que ce que la raison découvre ou comprend, etc.

A... Hérétiques ? Infidèles ? Athées, ete. ? Culpabilité ?

Comme la foi est un grand trésor, chers enfants, il faut veiller à ne pas la perdre; évitez par conséquent, et cela pendant toute votre vie, la lecture des livres ou {racis pervers, les réunions maue vaises, Les sociélés secrèles, et en général le commerce habituel avec ceux qui ne sont pas catholiques.

“ Fuyez l’hérétique,” disait saint Paul, Tit. III, 10.—I1 y a la contagion du mal moral, comme celle des maladies épidémiques,

370. Q.—Est-ce une faute grave que de ne pas professer ouvertement sa foi à la vraie Eglise, quand on l’a intérieurement ?

Oui, c’est une faute grave, un péché mortel.

que de ne pas professer ouvertement sa foi à la vraie Eglise, quand on l’a intérieurement ; la foi intérieure doit quelquefois paraître extérieurement dans nos paroles ou nos actes.

La profession exlérieure de la foi est un précepte posilif, qui n’oblige que dans certaines circonstances, déterminées dans la question suivante,

Toutefois, il n’est jamais permis de renier sa foi ni intérieurement ni extérieurement ; car ce précepte est négalif et il oblige toujours et en toute circonstance.

parce que Notre-Seigneur a dit : “Celui qui me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux.”

Incrédules

Question

Réflexion pratique

Profession de la foi

Reuiement de la foi

Cas On peut remer Notre-Seigneur ou la foi cxtholique de nlusieurs particuliers Mnanières : ainsi, on ne peut se servir des vêtements sacerdotaux d’une autre religion, ni arborer ceriains insigaes maçonniques, ni assister à la cène des protestants, ni contracter mariage devant un winistre hérétique, ni aller dans leurs temples avec l'intention d'assister à leurs cérémonies, ni y chanter des hymnes, y jouer de l'orgue, y répondre au ministre, ni assister aux concerts qui sont au profit d'œuvres hérétiques.

A plus forte raison, n'est-il pas permis d’aller à leurs écoles, ni de se mettre à leur service au risque de perdre la foi. — Une servante qui serait obligée d'accompagner sa maitresse au temp'e ne doit faire aucun acte positif, qui puisse faire croire à une participation à leur culte ; un serviteur ne peut pas licitement lire à son maitre la Bible protestante, ni un maitre enseigner à ses élèves protestants leur catéchisma.

Nous avons parlé plus haut de l’apostasie directe.

Question A... Précepte positif et négatif? Quelques exemples ?

Plus de quinze millions de martyrs, chers enfants, ont préféré sacrifier leur vie que renier leur foi, Vainement on étalait à leurs yeux des büûchers, des échafauds, des tenailles rougies, des grils ardents et l'appareil des tortures les plus redoutables, Les tyrans leur disaient : ‘“ Abjure le Christ, ou meurs !”” — Ils répondaient avec une sainte fierté : ‘ Nous sommes chrétiens, disciples de Jésus-Christ 1” Ils mouraient dans les supplices, heureux de sceller extérieurement de leur sang la foi qu’ils avaient dans leur cœur.

Martyrs

371. Q.—Sommes-nous obligés de faire souvent une profession ouverte de notre foi ?

Mit Oui, nous sommes obligés de faire une profession ouverte de notre foi, dans trois circonstances principales.

aussi souvent que l’exigent la gloire de Dieu.

‘“ La confession de la foi est nécessaire, dit saint Thomas, lorsque son omission priverait Dieu de l'honneur qui lui est dû, ou Ze prochain &’un secours auquel il a droit. Un homme qui, par exemple, interrogé sur ‘2 foi, donnerait à croire en ne répondant pas ou qu'il n’a pas la foi ou que la foi n’est pas vraie, serait dans la

le plusieurs sacerdotaux nniques, ni e devant un : l'intention s, y jouer de rts qui sont

rs écoles, ni — Une serau temp'e ne une particint lire à son à ses élèves

, ont préféré talait à leurs ries, des grils Les tyrans répondaient disciples de ux de sceller leur cœur.

puvent une

profession incipales.

mas, lorsque , Ou le proar exemple, ant pas ou ait dans la

nécessité de confesser sa foi. Il en serait de même de celui qui par son silence devrait causer l’apostasie de quelqu'un.”

notre bien spirituel, supérieur à tout autre bien.

ou celui du prochain, pour qui nous ne devons pas être une pierre de scandale.

Par conséquent, si l’on est interrogé sur sa foi par un pouvoir public, qui exerce des poursuites à cause de Ja foi et en haine de la foi, il n’est pas permis de garder le silence ; ce serait rougir de paraîlre chrétien.—Devant des personnes impies ou indifférentes, on ne doit pas tenir compte de leurs inepies railleries.—Cependant, ilest quelquefois permis de cacher ou de dissimuler sa foi, dans les cas cù, sans aucun avantage pour elle ni pour l'édification du prochain, on produirait des troubles graves dans un pays infidèle,

D’après une décision du Saint-Oflice, il n’est pas permis d’appeler le ministre pour un protestant qui va mourir dans un hôpital ou une maison particulière ; il faut se tenir dans la neutralité. On peut tolérer que des hérétiques non dénoncés assistent aux cérémonies catholiques, pourvu qu’ils n’y prennent pas une part active et n’y mêlent pas leurs propres cérémonies. —On peut aussi accompagner, hors du temple et du cimetière, les funérailles d’un protestant.—En voyageant dans les pays hérétiques, on peut manger de la viande le vendredi, si on craint d’être persécuté ; mais on ne le pourrait pas, du moins sans protester, si les héréliques le commandaient en haine de la religion; de même qu'un enfant devrait désobéir à son père, qui lui ordonne, en haine de la foi, de manger gras un vendredi, ou dire: ‘ Je ne le ferai pas par mépris, mais parce que je n’ai pas autre chose à manger,”

Le saint vieillard Eléazar préféra mourir que feindre de manger des viandes défendues par la loi de Dieu. IT Mach. vi, 21.

“ Quiconque, dit Jésus-Christ, me confessera devant les

hommes, je le confesserai devant mon Père, qui est dans les cieux.”

Ces paroles de Notre-Seigneur ont été la force des martyrs ; elles seront toujours un glaive de mort pour le respect humain.

Tribunaux

Cas particuliers

Sanction

Péchés opposés

1° Présomption

Espoir téméraire

Miséricorde divine

372. Q.—Quels sont les péchés qui se commettent contre l'espérance ?

Les péchés qui se commettent contre l’espérance sont de deux sortes, diamétralement opposées.

la présomption, qui espère trop. et le désespoir, qui n’espère pas assez.

L’espérance, dont on a parlé, q. 122, tient le juste milieu,

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