‹ Notes d'un cathéchiste ou Court commentaire littéral sur le caté chisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa [microforme]Chapitre 260 sur 348 · BAR · texte numérisé non relu

BAR

377. Q.—Le premier commandement défend-il d’invoquer les saints en demandant leur assistance et leur intercession ?

Non, le premier commandement ne défend pas d’invoquer les saints. /nvoquer signifie appeler au secours.

Les saints ont à la fois le désir et le pouvoir de nous secourir : ils désirent nous faire partager leur bonheur ; ils peuvent maintenant dans le ciel autant et pius que lorsqu'ils étaient sur la terre. En conséquence, le concile de Trente déclare contre les Protestants : ‘“ Qu'il est bon et utile de les 2nvoquer en suppliants, et de recourir à leurs prières, à leur assistance et à leur secours, pour obtenir des grâces de Dieu par N.-€. Jésus-Christ son Fils, qui cependant est lui seul notre Rédempteur et Sauveur. C’est don:

nmmoinenpriimmnipénsmtmtntuniséml) loue

que, dans un sentiment émpie de dire qu'on ne doit pas invoquer les Saints, Condamna-

es martyrs qui jouissent dans le ciel de l’éteruelle filicité ; ainsi que d'assurer ‘°n

rois degrés qu'ils ne prient pas pour les hommes ; ou que les invoquer, afin

st d'abord qu'ils prient pour chacun de nous, c’est une idolâtrie contraire à

Ces trois la parole de Dieu et à l'honneur dû à Jésus-Christ, seul médiateur

>s examens des hommes auprès de Dieu ; et que c'est une fulie de prier de vive

iracles : le voix ou de pensée les Bienheureux qui règnent dans le ciel.

se, là est la Anathème à quiconque pensera ou enseignera quelque chose de

aints soient contraire à ce décret.”

amis chéris. en derrandant leur assistance et leur intercession. 1nterces-

ur gloire. Intercession signifie se placer entre deux personnes pour ‘à: obtenir de l’une quelque chose en faveur de l’autre. Saints

| rend rs vs Si la prière du juste, ici-bas, a de la puissance et obtient succès

SE te auprès de Dieu, n'est-il pas raisonnable de croire qu’elle a au Ciel

rite. encore plus de crédit ? C’est du reste ce qu'enseigne l'EÉcriture :

Onias et Jérémie, morts depuis longtemps, priaient efficacement pour le peuple d'Israël, 11 Mach. xv.

“Glorieux martyrs, s'écriait saint Ephrem, secourez-moi de vos prières, afin que je trouve miséricorde au jour du jugement, et qu: je puisse partager avec vous la béatitude éternelle.”

Il y a, du reste, une différence essentielle dans {a manière dont

Fin dernière?

ile de Nicée pas que nous nde pas leur té renouvelé

ode nous implorons l: secours do Dieu et celui des Saints ; à Dieu Bora e la fête. nous disons : « Ayez pitié de nous, donnez-nous notre pain, perdonnez-nous, etc.” ; aux Saints nous disons : ‘“ Priez pour nous, nd-il d’in- intercédez pour nous, etc.” ce et leur Cette doctrine est développée dans les questions suivantes. pas d'invo- 378. Q.—Comment savons-nous que les Saints nous SeGOUTs. entendent ?

uen Nous savons que les Saints nous entendent. ent mainte- Ex : RE sur la terre. “ Les Saints prient pour nous, dit saint Thomas ; donc ils con- oies , les Protes- naissent nos besoins et tout ce qui se passe parmi nous. Eneffet, sance iants, et de ils voient dans l'essence divine qu'ils contemplent toutes les choses as, 2COUrS, pour que, conformément à l’ordre et à la droiture, is désirent savoir. bn Fils, qui Or, comme il est de leur gloire d'aider dans la voie du salut les

C’est don: hommes qui ont besoin de secours, ils reçoivent assurément toutes

Ames bé’itifices

Lumière gloire

Assistance des Sainte

Charité fraternelle

les connaissances qu'exige leur ministère. Ils n'igyorent donc ni les vœux, ni les dévotions, ni les prières de ceux qui les invoquent.”

parce que nous savons qu’ils sont avec Dieu, et qu’ils jouissent de la vision béaüfique.

Les âmes, qui ne sont pas encore béatifiées, comme celles qui sont encore au Purgatoire, ne peuvent connaître directement les choses présentes de ce monde ; cependant, elles en peuvent être instruites par d’autres âmes, ou par le ministère des anges, ou pa” une lumière spéciale de Dieu. Mais les âmes béatifiées voient pleinement, dans la lumière divine, toutes les choses de ce monde ; q. 487.

qui leur fait connaître nos prières, La cause de la science des saints est Dieu lui-mème.

Les Saints, jouissant de Za lumière de gloire, sont en quelque sorte déifiés, — * Lorsqu'il aura apparu, nous serons semblables à lui,” dit l’Ecriture, — La science des Saints n’est pas évidemment infinie, comme celle de Dieu : mais quoique limitée selon la capacité du sujet, il n’est pas ‘douteux qu'ils n'aient la connaissance de nos prières et de ce qu'ils désirent savoir, conformément à la volonté divine. — La distance locale ne gêne en rien leur connaissance, et les âmes séparées peuvent être prèsentes là où elles veulent, S. Thomas.

ds tireoie

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