Q.—Le parjure, ou faux serment, est-il un grand péché
Parjure Oui, le pariure, ou faux serment. Parjure signifie jurer de mauvaise foi.
C'est un mensonge, doublé d’un serment ; commettre un parjure, c’ust appeler Dieu en témoignage d’une chose fausse ou douteuse, ou d’une promesse qu’on n’a pas l'intention d'accomplir.
péché st un péché mortel de sa nature, et plus ou moins mortel grave selon les circonstances.
“ Le parjure, dit saint Thomas, est contraire à ce précepte divin : Vous ne vous parjurerez pas en mon nom. Lev. xix, 12. ïl est donc un péché mortel, — En effet, si les actions bonnes en ellesmêmes deviennent des péchés mortels quand on les fait avec je mépris de Dieu ; à plus forte raison, celles qui impliquent de soi ce mépris même sont des péchés graves de leur nalure. Tel est le parjure, qui renferme tov jours une irrévérence envers Dieu,” Grave parce qu'il fait à Dieu une grave injure. | « Prendre Dieu à témoin d'une assertion fausse, c’est donner à entendre ou qu’il ignore la vérité, ou qu’il peut attester uns fausceté. Il y a évidemment dans un tel acte une irrévérence envers Dieu. Dès lors, le parjure est contraire à la religion, qui nous fait un devoir d’honorer Dieu.” S, Thomas.
Complice en paraissant vouloir le rendre complice du mensonge, du uftirmé sous la foi du serment.
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défendue,
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licite. —Les ans nécessité ité ou contre
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Prétenire faire de Dieu, qui est Justice et Vérité, le garant ou lo compiice d’une fausseté, quelle insulte!
D'autant plus, que les motifs qui poussent au parjure sont ordinairement la cupidité de l’argent, une mauvaise honte ou d’autres passions quelquefois ina,;cuables !— Le parjure est encore plus coupable, lorsqu'il cause quelque préjudice au prochain, ou est accompagné de circonstances illicites par elles-mêmes,
Dans plusieurs diocèses, le parjure est un cas réservé.
Dieu a le parjure en horreur, ‘“J’amènerai, dit-il dans l’Ecriture, la malédiction dans la maison du parjure ; elle s’élablira dans son sein et en consumera le bois et les pierres.”
895. Q.—Celui qui a juré de faire une chose défendue est-il ob'igé d'accomplir son serment ?
Non, celui qui a juré de faire une chose défendue n’est
pas obligé d'accomplir son serment ; ce serment est à la fois ilicite et invalide.
On ne peut s’engager à faire une action malhonnèête, contraire à la justice, défendue par les lois divines ou humaines ; tel était le serment téméraire, d’après lequei le roi Hérode se crut obligé d'accorder à la fille d’Hérodias la tête de saint Jean-Baptiste.
car il a fait une faute en faisant ce serment.
D'après l'opinion la plus probable, celui qui promet par serment de faire une chose mauvaise pèche gravement, lors même que le mal qu'il promet serait léger ; car il fait à Dieu une grave injure en le prenant pour caution d’une telle promesse, Ce péché blesse à la fois la religion et la vertu contre laquelle on promet de pécher
et il en ferait une nouvelle en l’accomplissant.
Le serment en question élant invalide, non seulement on ne pèche pas en négligeant de l'accomplir, mais on pècherait en l’'accomplissant,; c'est évident.—Par conséquent, les serments des sociélés secrèles sont nuls, comme l’a déclaré, en 1825, le Pape Léon XII : “ Nous déclarons nul le secret impie et coupable par lequel les associés s'engagent à ne révé'er à personne ce qui regarde ces sectes, et à tuer ceux d’entre eux qui feraient des révélations.”
Cas réservé
Serment illicite
Favuto gravo
Nouvelle faute
Sociétis secrêtes
Promesse
délibérée
Dieu
Obligaiion rigoureuse
Les sociétés secrètes de Francs-macons, de Solidaires, de Libres Penseurs, etc. ont pour but plus ou moins avoué la destruction de toute autorité civile et religieuse. ‘* Mi trône, ni aulel ” est au fond de leur devise, C’est pourquoi, les souverains Pontifes les ont maintes fois condamnées, et récemment encore Léon XIII a renouvelé la peine d’excommunication réservée contre ceux qui prêtent de tels serments.