‹ Notes d'un cathéchiste ou Court commentaire littéral sur le caté chisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa [microforme]Chapitre 269 sur 348 · Q.—Qu'’est-ce qu'un vœu · texte numérisé non relu

Q.—Qu'’est-ce qu'un vœu

Le vœu... Le vœu prend son nom du mot volonté.

‘“ La délibération de la raison, le propos de /a volonté et la promesse, voilà le vœu dans sa nature complèle.—L’articulation vocale de la parole, la présence de témoins et les autres signes extérieurs ne servent qu’à le mieux confirmer,” S. Thomas,

est une promesse délibérée. La promesse est une sorte de contrat par lequel on s’oblige à quelque chose.

La promesse doit être délibérée ; car personne ne s'impose une obligation, sans le vouloir.—La promesse doit aussi être libre ; car si elle était faite sous l’empire de la crainte ou de la violence, au point que la raison fût fortement troublée, elle ne serait pas obligatoire,

que l’on fait à Dieu. Le vœu, étant un acte de dépendance et d’adoration, ne peut être fait qu'à Dieu.

Le vœu peut, il est vrai, contenir une promesse ayant pour objet d’honorer la sainte Vierge ou les Sain's ; mais c’est envers Dieu que ce vœu nous lie,

avec l'intention de s’obliger rigor eusement, de telle sorte qu'on ne soit plus maitre de s: dégager.

Le vœu n'est pas un simple projet, ni une résolution, mais un engagement réel, par lequel nous nous lions en conscience et sous peine de péché. Dans un moment de ferveur, par exemple, on promet à Dieu de faire telle chose, on prend la résolution d'éviter telle faute ; cette promesse et cette résolution, quoique très sincères, ne sont pas des vœux, parce qu'on ne prétend pas s’obliger à les observer sous peine de péché.

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I! y a aussi certaines différences entre le serment et le vœu ; l’un est fait aux hommes, l’autre est fait à Dieu ; l’un a ordinairement pour objet ua bien temporel, l’autre un bien spirituel.

à accomplir une chose qui lui est agréable; le vœu Chose ; à Ÿ Û bonne d’une chose désagréable serait une dérision. et possible La matière du vœu doit donc être bonne et ne pas mettre d’em-

pêchement à une chose meilleure, comme serait un devoir prescrit par la loi de Dieu ou de l'Eglise, ou par l’obéissante aux supérieurs.—ÆElle doit être possible, car à l’impossible nul n’est tenu. Par conséquent, le vœu de ne pas pécher, même très légèrement, n'est pas valide; mais le vœu de ne pas pécher gravement, ou d’une maraère à ia fois vénielle et délibérée, serait valide,

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