‹ Notes d'un cathéchiste ou Court commentaire littéral sur le caté chisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa [microforme]Chapitre 270 sur 348 · Q.—Est-ce un péché de ne pas accomplir ses vœux · texte numérisé non relu

Q.—Est-ce un péché de ne pas accomplir ses vœux

Oui, c'est un péché de ne pas accomplir ses vœux. Accomplis-

La promesse infidèle déplaît à Dieu” Eccl. v, 3. ..

«“ Tout ce que vous avez promis par vœu, accomplissez-le, Il de vaut beaucoup mieux ne pas s'engager que de ne point accomplir sa promesse après un 7œu.” Eccl' v, 4.—" Vous rendrez vos vœux au Seigneur.” Math. v, 33.

On distingue ordinairement neuf espèces de vœux : Espèces

1. Absolu, lorsqu'il est fait sans condition. 2. Condilionnel, lorsqu'il est émis sous condition. Personnel, si on engage sa propre personne.

Réel, si l'objet du vœu est estimable à prix d'argent, Mixte, si le vœu est à la fois réel et personnel. Temporaire, s’il est fait pour un temps déterminé, Perpéluel, s’il est fait pour toute lu vie.

Simple, si l'Eglise ne l’accepte pas comme solennel, 9. Solennel, comme le vœu tacite de chasteté attaché à la réception du sous-diaconat, et celui de la profession religieuse dans un ordre approuvé par le Saint-Siège comme ordre religieux.

et ce péché est mortel ou véniel, suivant la nature du vœu, ou selon son importance. Péché

œ me en

Intention

Utilité des vœux

Ainsi, le vœu oblige, sous peine de faute grave, si la matière est grave ; il en serait de même de différer l’accomplissement d’un vœu, en matière grave, pendant un temps considérable, sans cause légitime, surtout si on s’exposait par là à l’omettre ou à ne peuvoir l’exécuter.—Quand la matière est Zégère, le vœu oblige ordinairement sous peine de faute légère, à moins qu’on n'ait eu l'intention de s’obliger gravement.

et l'intention qu’on avait en le faisant,

L'intention expresse de ne s'obliger que légèrement, même en matière grave, peut excuser de péché mortel.—Au contraire, l’intention de s’obliger gravement, même en matière légère ou de conseil, peut constituer une faute grave. La raison en est claire ; car c’est sur l'engagement que l’on prend avec Dieu qu’est fondé le péché, et non pas seulement sur l'importance de la matière.—En outre, lorsque la matière du vœu est non seulement de conseil mais de précepte, comme si on faisait le vœu de ne jamais s’enivrer ou le vœu de chasteté, la violation de ce vœu renferme un double péché, puisqu'on viole un vœu et qu’on fait une chose défendue,

Celui qui doute sérieusement si la délibération a été suffisante, s’il a fait un vœu, ou s’il n’a pris qu’une simple résolution, n’est pas tenu d'accomplir sa promesse,

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