‹ Notes d'un cathéchiste ou Court commentaire littéral sur le caté chisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa [microforme]Chapitre 295 sur 348 · Q.—Que défend le sixième commandement · texte numérisé non relu

Q.—Que défend le sixième commandement

Précente Le sixième commandement défend les péchés d’impu- #7 reté et ce qui peut y faire tomber.

A la chasteté se rapportent les vertus de pudicilé, qui réprime

même ce qui extérieurement porte le signe ou l’apparence des plai-

sirs Charnels, et de pudeur, qui est l'horreur de ces mêmes plaisirs.

Familiarité 1° toute familiarité indécente. Familiarité signifie manière libre d’agir comme en famille.

Certaines familiarités de bon aloi sont rermises surtout en famille ; d’aut'es sont dangereuses, et il faut les éviter, car un proverbe dit: Familiarité engendre mépris. Celles qui sont indécentes et grossières doivent être repcussées énergiquement.

Immodestié et toute immodestie sur soi-même ou sur d’autres. Dieu veut que nous nous ressections.

par regards, paroles ou actions; q. 431.

La modestie chrètienve est une veriu qui règle notre extérieur selon les règies de le bienséance et la volonté de Dieu.—Les enfants doivent donc en général s'abstenir avec soin de tout ce que leurs parents ou leurs maitres leur disent d'éviter comme un grand péché, qui déplait beaucoup au bon Dieu.

Vêtements 29 toute indécence dans le vêtement, ou la manière de s'habiller, Les parures immodestes nuisent aux personnes qui les porten et à celles qui les voient porter.

‘“ Se parer dans l'intention de provaquer à la concupiscence, dit saint Thomas, c’est pécher mortellement, Se parer par légèreté

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ou par vanité n’est pas toujours un pêché mortel ; la faute est quelquefois vénielle. Ceci s'applique également aux hommes et aux femmes.” — ‘ Les femmes qui, n'étant pas mariées, pensent sérieusement au mariage, peuvent chercher à plaire par leur parure, pourvu toutefois qu’elles ne se permettent rien qui soit contraire à la décence et à la modestie chrétienne.’’—‘ On permet, dit saint François de Sales, plus d'afliquets aux filles.”

‘“ Mais, dit la sainte Ecriture, voici une femme qui s'avance parée comme une courtisane, cherchant à séduire les âmes.’ Prov. vu, 10. — Saint Cyprien disait aux femmes de son temps : ‘En voulant paraitre magnifiques dans vos habits et vos coiffures, vous êtes pour les autres le glaive qui les perce et le poison qui les tue.” ‘“ Au nom de la décence et du bon goût, a écrit Mlle de Milly, je ne saurais assez proscrire l’usage de se décoileter. Cela n'est ni beau, ni convenable, mais laid, mais sot ; je ne sais quelle est la femme éhontée et stupide qui a inventé pareille mode.”

En conséquence, voici la règle posée par saint Paul : “Je veux que les femmes aient pour parure la modestie et la chasteté.”

3° tout ce qui conduit à l’impureté, et qui est ordinairement une occusion prochaine de ce péché.

comme les tableaux, statues, gravures, images, etc. ayant une posture ou une tenue immodeste.

Que d'’obscénités on voit dans les salons de beaucoup de familles chrétiennes ! Pourquoi le crucifix en est-il exclu ? Serait-ce parce que, dans le salon, il se passe ou il se dit quelquefois des choses qui ne sont oas dignes d’un chrétien.

Que d’obscénités s’étalent surtout dans les vitrines de certains magasins ! [es honnêtes gens devraient se liguer pour ne jamais acheter dans ces maisons de commerce.

Que d’obscénités se produisent, non seulement au coin de certaines rues où un malfaiteur attire des enfants pour leur montrer des cartes immondes, mais sont affichées au grand jour sur les maisoas ei les cléiures pour annoncer telle représentation théatrâle !

Quand dcnc y aura-t-il un Bureau de santé pour la préservation des maladies morales, la répression du dévergondage public, et la punilio des empoisonneurs des mœurs !

Occasion prochaine

Spectacles

Bals

Danses

te

et les spectacles deshonnêtes, bals et théâtres.

De leur nature, les spectacles ne sont pas mauvais ; ils peuvent même contribuer à élever l'âme, s'ils ont un but moral : c’est pourquoi on les admet dans les maisons d'éducation. — Mais, de notre temps, les théâtres publics sont tout autre chose : ce sont, le plus souvent, des écoles d’immoralité où le vice est glorifié, où l'imagination s’enflamme, où le cœur se dégoûte des choses réelles et sérieuses et où s'allument les passions,

Saint Augustin, avant sa conversion, aimait beaucoup le théâtre, parce qu'il y retrouvait l’image de ses vices.

Plusieurs conciles ont censuré ces sortes de divertissements, ‘“ comme contraires aux mœurs et à la piété, et pour l'ordinaire constituant une occasion de péché.”

Quant aux bals, on peut dire d’une manière générale, avec saint François de Sales : ‘* Que les meilleurs ne valent rien !”” En eff:t, ils sont toujours une occasion dangereuse de dissipation, très souvent de luxe et de jalousie, plus souvent encore de légèreté et finalement la ruine de la piété et de la vertu. Les bals dits de bienfaisance offrent les mêmes dangers. Et puis, la belle manière d'exercer la charité envers le prochain, aux dépens de l’amour de Dieu ! On pourrait bien organiser un bal, avec force danses, pour soulager les âmes du Purgaloire ! — Que les familles chrétiennes ne laissent pas s’introduire chez elles la déplorable habitude des bals : Dieu en est toujours banni, et il y est presque toujours offense.

les danses vives, entre personnes de sexe différent.

En soi, la danse ne serait pas plus inauvaise que tout autre exercice corporel ; mais en raison de bien des ‘irconstances, par la musique qu’on y entend, par les choses qu'or y voit, par la fréquentation des personnes qu'on y rencontre, par les mises qu'on y porte, par les libertés qu'on y prend, elle est presque toujc urs un danger, souvent un péché. — Ce n’est pas douteux pour les danses vives.— Tout au plus, peut-on excepter certaines réunions de famille, où les danses ont lieu sous les yeux de parents chrétiens.

Pour des chétiens, la loi à suivre n’est pas celle d'un monde dépravé, mais celle de Dieu et les conseils de l’Eglise.

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