VII : ID9 : MAKCIÏ
: Od: ARuTo . AVIN (^S^c).
ONENSIS : CPS.
Et sur une autre faoç de la pierre XVII
Cet Aripertus ou Aribertus , suivant Nougnier ( Histoire de V église d' Avignon) , fut évêque d'Avi« gnon , de 1104 à 1107 , puis occupa le siëge archiépiscopal d'Arles. Il mourut vers 1 1 18. D'après cette inscriptioD , il paraîtrait qull n'a tenu le sié^e d'Arles que comme suffragant , remplaçant Farchevêque pendant son absence, ou jusqu'à l'élection de son successeur. J'ignore absolument pourquoi il a été enterré à Maguelonne , si tant est que cette inscription le prouve ; car elle pourrait n'être qu'une simple commémoration de la mort d'un hoiume qui auiait rendu quelque ser-
Tioe m fait quelque don à Véghae de Maguelonne.
— Aujourd'hui , Tabbaye est presque entièrement détruite; des restes de mur et quelques détails gothiques me font croire que sa date est sensible** ment y^îstérieuro à celle de l'cglise, dont la construction embrasse un espace d'environ soixante* dix ans à partir de 1 1 10. On pourrait inférer d'un passage de Nerdale, cité dans la Gaîlia Christiana, que la Toùte est antérieure à 1 168 , époque de la raort de Févéque Raimond , qui prit une grande part aux travaux de construction de 1 église ; tur^ rim sandiSepuUehiiÊmurùâupmm coniummavù, simUi^ turfim sancti Cosmœ a mûris superexal^ tavit, etc* Ecc» lUagcUonensis, l&l,
Après la destruction de Maguelonne par Charles- Martel, le bourg de Villeneuve se forma sur le continent ea vue de Tile. Depuis , il fut la résidence des chanoines qui crai[];naient Tair malsain de Maguelonne entourée au nord de marais salés'.
Au Tiii^ Mèele , la construction d^une jégltae o&*
> lotqa^Â IMpoque où révéclié fut traiiiiféré i Montpellier.
cupc toujours ia.première page de rhi&toire d'une TiUe* Il est donc probable que Fégiise de Villeneuve , au luuins en partie, date de la période carlovingienne , et son architeeturene dément pas cette supposition. Sa fonne représente une croix latine , terminée par une apside ëelaii ée par une seule fenêtre cintrée. A Textérieur , au-dessons du toit de Fapside , règne une petite arcature , fidsant oilicc de modillons , et un peu plus bas une irise à dents de scie perpendiculaire au plan du mur» Les murailles sont élevées, solidement bâties , munies de coutre-forts peu saillans. L'appareil ressemble fort à celui de Maguelonne , sauf qu'il est moins régulier , et que la couche de ciment qui sépare les pierres est plus épaisse à Villeneuve. On observe à la base des murs extérieurs un soubassement saillant de quelques pouces. — La porte s'ouvre sur le côté droit de Téglise , et comme il est évident que le mur occidental n*a jamais été réparé , on peut conclure que cette porte , malgré les changemens que sa forme a subis , occupe en* core remplacement qu'elle avait dans le plan primitif
A rintérieur on remarque d'abord la dimension de Tapside dont le diamètre est égal à celui de la nef. La voûte est cintrée , renforcée de trois arcs doubleaux. Deux chapelles » d'une oonstruc-
> J*attaclie quelque importance à cette disposition ^ que j^ûretrouvée dansplusieurs églises réputées carlovingiennes, et assurément très anciennes.
tion relativement récente , occupent l'espace compris entre la porte et le bras droil du transsept. Gdvi-ci est surmonté d*une tour carrée , à fen^ très cintrées, à toit bas, obtus et pyramidaL Je n'ai vu d'autre traoe d*omementation à l'intérieur qu'un ange ou une figure ailée (oe pourrait être tout autre cbose) , sculpté au bas de Tare doubleau qui encadre le cul de four de l'apside. Très étroites au dehors , les fenêtres s élargissent sensiblement à l'intérieur.
7 novembre.
J'ai visité une autre église à peu près de la
même époque , dans le village de Celle-Neuve , à une lieue environ de Montpellier. Une cbarte de 799 la cite comme venant d'être bâtie» L'appareil est régulier, composé de grosses pierres bien taillées et rangées par assises parallèles* Le bas du mur présente un soubassement avec une cymaise bien travaillée Une porte ancienne, maintenant bouchée » était pratiquée sur le côté gauche de l'église , au bas de la Bcf. Elle était cmtrée , avec
< Ce détail me panitt caract^ristîiiue.
une archivolte dont les moulures ibnt retour sur les impostes. A Fintérieur une seule nef; Toûie cintrée avec des arcs doubleaux retombant sut des colonnes engagées à chapiteaux assez grossiers qui rappellent le type corinthien. Le haut des murs a été refait d'un autre appareil , composé de petites pierres irrégulièrement disposées» Les con* tre-forts ont été prolongés pour servir d*appui a des arcades ogivales servant de msu)hicoulis , et semblables à celles qu'on remarque au château des Papes d'Avignon. Sans doute c'est une restauration du XIV® siècle* Je soupçonne que le haut de l'apside et sa vo&te ont été refaits. Il se pourrait
aussi que la voûte de la ncffiit plus moderne que les gros murs , car on sait que beaucoup d'églises de cette époque n'étalent couvertes que par un toit en charpente. Celle-ci est tellement cachée sous un crépi de plâtre et un épais badigeon , qu'il est impossible de robserver convenablement*
Sur une hauteur, au bord du Lez, à une demilieue de Montpellier, on trouve des restes de murailles antiques , beaucoup de firagmens de poteries grossières , et quelques inscriptions romaines* Il y a tout lieu de croire que c'est l'emplacement de la ville nommée Sextantio , Sextatio ou Serratio. Dans une inscription du musée de ^imes,
40, et qui parait avoir eu pour but de rappeler l'offrande collective de plusieurs villes, on trouve le moi Sewtant y qui sans doute est une abréviation de Sextantio* Quelquês^uns y voient le véritable
Dig,
nom gaulois de la ville, latinisé depuis \ Les murs, élevés encore daos quelques endroits à,
une hauteur de ua mètre et demi à deux mètres, sont fort épais, revêtus d*un parement de pierres
' brutes superposées irrégulièrement , en général sans mortier, derrière lequel on trouve une maçonnerie de moellons et de petites pierres noyées
• dans un ciment peu solide. Ces murs ressemblent beaucoup aux raines de l'ancienne ville de Sa« lyais, auprès d'Aix, et sans doute leur origine est également gauloise. Les poteries, dont on trouve des débris en grande quantité , sont moins Iprossiëres que celles d'Entremont« On voit aussi beaucoup de fragmens de briques et de tuiles qui manquent totalement dans cette dernière localité. Les inscriptiotts que d'AigrefeuiUe a publiées , et quelques fragmens de muis de jnaison , d origine évidemment romaine, prouvent, quaprès avoir
' Voici cette inf criptîon , d*autant plus curieuie qa*eUe contient plusteun noms de viUes peu connus :
AHDTSI
BRVGETIA
TEDVSIA
VATRVTE
VGERNÏ