‹ Notes d'un voyage dans le Midi de la FranceChapitre 9 sur 18 · SOI · texte numérisé non relu

SOI

Je ne m occuperai pas de Texplicatioa de Tin- «cription ; mais , quant à la date et aux sujets des bas-reliefs, il m est impossible départager Topinion de ce savant antiquaire.

Bien que ces bas-reliefs soient maintenant fort mutilés , ou ue peut examiner de près les armes , les figures et tous les détails , sans se conyaincre quHIs n'ont rien de commun avec les campagnes de Jules César ; et quant au style de l'architecture , il ne peut se rapporter qu'à une époque ' asses avancée de Tempire.

Le bas-relief du midi , par exemple 9 représente évidemment une chasse. M« Malosse y voit la défaite des Allobrofçes et la prise de la fille d Orgetorix, mai& personne ne s'y bat , et la Me d'orgetorix , c'est un homme nu ( si Ton monte sur le soubassement, on ne pourra nier son sexe), renversé dans les bras de ses amis dont les uns se désolent d'autres cherchent à lui porter secours. La chasse est parfaitement caractérisée par un sanglier et un chien sculptés au côté droit du basrelief.

Celui du levant , sur lequel on voit plusieurs femmes au milieu de groupes de combattans , se^ rait, suivant le même archéologue, le triomphe de César sur Arioviste , dont les femmes et les filles furent prises ou tuées ; mais il n'a pas remarqué les ailes d'une de ces Germaines prétendues , qui est bien certainement une Victoire» £Ue tient une petite statue emmanchée au bout d'Un b&ton » et

semble ginder «a liéros^ asMi ua oairajmrtrar aemi) dont ht vétenetti vetMMifcletti peai céltti

des Amazoaes » et lut fait baisser la tète sur la croupe de son cheval; il est «livi de plnsietirs figures dmpéM , dent nue a e e t tàm e m em de la barbe , et parmi lesquelles ou voit un Génie ailé^ 4!uae propertien inféfîeare autfes figii« nsk

ije côté du couchaut , selon M. Malosse , représenterait la mort du vienCaiiiuiogène, tué près de Lutèce ; mais le cadavre , que des guetriers semblent se disputer , est eelui d'un jeune faonme. La ccmipositioa des bas^reliefs se rappotle parfaitement au combat décrit par Homère à Toceasion de la mort do Patrocle : le guerrier qui dierolie i retirer le oadavre de la mêlée serait

Ménclas , et ceux (jui le couvrent de leurs boucliers, les deux Ajax.

Quant an quatrième bas^relief , qui représente

un eombiit de cavalerie , je n'eu puis rien dire , si- Bim qu'il est tr^ mal exécuté ; que les clievaux, ▼us de face ou par derrière, offrent des raccettreis parfaitement laids et désagréables; enfin, les eombattaus si lidîcuiemeai posés, qu'il est évi<dcDt que leur antour n'amit jamais ftUfe guem et ne savait pas monter à cbeval.

Totttes les figures de txm iws^rriiefe) quelle qw soit Imtf saillie, Mil èatom^ d^tuie ligne gravée en creux, qui en dtessine fortement les contounu Ce ptooédé, qai ae «etiH>nve souMttt

dans d'autres iwoitumens , ne paraît avoir été employé hm ée la 4éoadeaoe de Tart.

^iwqwi venUMi que les si^eto de ^ Immreliefs aient un rapport direct avec l'histoire des peraonaigee auxquels «e mmumemi a été ële^rf? Vme nmltîlwle de tofldmmx anliqueseont couverts de bas-relieb représentant des actions ealîèrenient étrasgètee i ceu qa'ils veccmyrent. Pinceurs compositions , que l'on troure sur des tombeaux ou des urnes cinéraires , sont quelque^ Ms pkil6t oomiqaes que tristes ^ et l'en pourrait alléger une foule d'exemples qui })rouveraieiit que , dans les «uonumens élerés à la mémoire des mMs , les anoiens se sont tovgoim plus attaoliës àTélégance des ornemens, qu'à leur rapport avec leur destination. Dans ce système , ces bas-relie& s'^kpHqueraieiit ^us fimlement } ce seraient des sujets héroïques que l'artiste aurait représentés : la ehasse du saagli^ de Calydon , la Mort de Pa^tnsele , le Comtost des Anazones (en soppoeant que le oaralier du bas-relief du levant soit une femmi, ce qoin'est pas prouvé); quant auoons* kat de caralerte , je n'en sais que fidre, faute do détails caractéristiques.

Ce qm me choque le plus dans la décoration de ce tombeau , c'est la lourde guirlande qui règne au-dessus du piédestal, £iie est soutenue par trois ibMm ou plutôt par trois polissons jouâlus grotesquement posés , les uns de face, les autres vus par le dos , quelques-uns ayant l'air de pendus.

Les retombées de la guirlande passent par-dessus des masques à barbe, grimaçans et fort laids ; tout cela est snspenda sur la tète des figures des basreliefs . et comme mêlé avec elles.

La irise du deuxième étage offre des groupes de divinités ou de monstres marins. Leurs ailes de chauve-souris sont reiuarquables.

On ne peut rien Toir de plus lourd ni de plus gauche que les deux figurés drapées , sous la coupole qui termine le monument. Il est juste de dire que leurs têtes sont modernes ; un Anglais a en* levé dans une nuit les deux têtes antiques, par un tour de force qui fait honneur à son agilité, car la hauteur a laquelle ces statues sont placées en vend l'approche très dii&cile sans un échafaudage compliqué.

Dans tous les mémoires que j'ai lus relativement

aux monumens de Saint-Remy, on a admis , sans discussion . cette hypothèse , qui aurait besoin d'être justifiée, que Tare de triomphe et le tombeau sont de la même époque et élevés à la mémoire du même individu* Pour moi , je ne vois d'autre rapport entre ces deux monumens que leur proximité. Les sujets militaires des bas-reliefe dont je viens de parler, ne prouvent pas ce me semble que les personnages du mausolée aient été des généraux ; loin de là , leurs statues sont couvertes de la toge et non du paludamen-* tnm.

On s'aperçoit en outre qu'il existe une grande

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différence, sous le rapport de lai t, en lie le mausolée et Tare de triomphe. Le second de ces monumens estinfiaimeni préférable au premier : les sculptures en sont d'un goût et d'un travail bien supérieurs; l'ornementation en est toute différente ; enfin, Texéeution , le faire , indiquent une autre époque et des artistes bien plus intelligens. Ainsi, pour ne citer qu'un détail sur lequel on ne peut avoir deux opinions différentes , on ne voit pas sur l'arc , même dans les parties Ica moins saillantes, ces rainures profondes qui cernent les contours des fig;ure8 du mausolée ; là , eependant , ce procédé serait justifié par le besoin d'accuser fortement les formes , en raison de la hauteur à iaqueOe sont placées ces sculptures ; tandis que dans le mausolée on les voit d'assez près pour les toucher. J'igouterai encore que , quelque concession que l'on fasse à TindiflEérence des anciens pour la régularité et les'alignemens , il est difficile d'ad- ' mettre que les deux monumens aient été construits en même temps et dans le même but , sans qu'il existe le moindre rapport de position entre eux. En effet , bien qu'assez rapprochés , ils ne sont ni à angle droit , ni sur la même ligne parallèle ou perpendiculaire .

Tout le haut de l'arc, à partir du sommet de l'archivolte, est détruit; les bas-reliefs placés entre les entre-colonnemens des deux côtés de l'arc ont beaucoup souffert, et les culptures des faces latérales ont disparu. Probablement elles étaient

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