NVIS FILIUS MENTIS FAL
NÉBIS. 73
Cette terminaison NVIS n'indique pas un nom d'origine romaine. Peut-être l'inscription avaiteUe plus de deux lignes, mais très probablemaoït on a des morceaux de la dernière , car la plaque de marbre est taillée par le bas.
Au-dessus de .Néris , à gauche de la route de Glermonty j'ai observé une voie antique qui se dirige à l'Est, et je l'ai suivie pendant plus d'une demi4ieae sans, qu'elle changeât sensiblement de direction ; eUe est très bombée, large de vingt pieds environ , profondément empierrée , mais de. matériaux çpnfiis , si ce n'est aux débords que soutiennent dès. pierres grosses et rangées avec quelque régularité.
On voit dans le jardin des bains les restes d'une coiistFuçtion considérable qui paraît avoir été un cirque; sa forme est une ellipse arrondie. A peu près les deux- tiers des^ubstructions s'élèvent au-dessus du sol; l'arène,, sur son grand axe, peut avoir soixante-dix mètres. Il existe encore une entrée ou plutôt un de ces passages perpendiculaires aux gradins, et qui les divisaient en cuneL L'appareil est partout le même : c'est un opus incertum recouvert d'pB parement de petites pierres à peu près carrées et disposées par assises. Nuls vestiges de la décoration extérieure de l'enceinte, et j'ignore si Ton a cherchée retrouver les portiques qui, d'ordinaire ^ entourent ces sortes d'édifices. Dans un massif dé la partie la plus élevée des gradins ( il semble qu'ils aient eu trois étages), j'ai observé un trou carré
74 Ntais.
kmg mais peu régulier ( i m. 60 sur 0^90 à pea près )y revêtu de ciment à rintérieur comme vue espèce de réservoir ou de tuyau pour l'éooul^nent des eaux.
L'église de Néris a la forme d'une basilicpie terminée par trois apsides ; les voûtes et les arcades de la nef sont ogivales, celles du chœur en pi^n cmtre ; d'ailleurs la dii^sition générale et l'ornementation se rapportent à l'époque bysantiiM 9 d si j^en juge par le style des chapiteaux^ elle doit remonter au commencement du xi* siède. Je ae trouve aucun signe qui kidique une restauration dans la nef, ou qui m'oblige à la considéi^r comaote plus moderne que le chœur. Pour quelqvies antiquaires, il est vrai, la présence de l'ogive paraîtrait concluante, et ils n'bé^teraient point à rejeter, une date aussi ancienne. Quant à moi, à défaïut de tout renseignement historique, je crois qu'il vaut mieux prendre pour indices caractéristiques le style de Forîiementation , que la forme des lux^des, forme qui, je crois l'avoir démontré aillem^, est loin d'étie aussi importante qu'on le prétaid qudquefoîs. Les chajnteaux de N^s n'ont presque pas de ssûltie, k I3*avâil enest ex^mement grossier, et je n'en pois trouver de types analogues que dans les {dus an* dennes ccmstructions bysantines.
LAMAYD , . GOCZON , OUÉRET , etc. 75
LAMAYD 5 GOUZON, CWÉRSÎT ,
BOUAfiANEUF«
De Néris à Saint-LéoBard je n'ai pas rencontré sur ma route une seule église, un seul édifice vrair ment r^marquaUe. C'est à Lamayd que j'ai trouvé les premières constructions en grâmit j pauvres et mesquines comme toutes <^lles où l'on a employé cette pierre, «t qui ne se dislingnent pas d'ailleuns par la gisindeur de leurs proportions. Avec des mat^aux aussi rebelles que le granit, on sefol qu'il ne peut y avoir de l'élégance dans les détails.
La plupart des églises que je viens de citer paraissent avoir été bâties k peu près à la même époque, c'est-àrdire vers le commencement du xiii' siècle , ou pour parler plus exactement , dlles datent de. l'apparition du style gotbique dans la province que je parcours. Voici les caractères com^ mtms 2XXS. églises de Lamayd, de Gouzon et de Boui^aneuf : fenêtres très étroites et siwiblables à (ks meurtrières ; contre£orts longs et saillans sans arcs-boûtans ; une seule nef ébXMte et assez ^evée ; colonnettes grêles, engagées le long des murs latéraux; voûte en ogive émoussée à aeiinires rondes. D'ordinaire les chapiteaux sont ornés de crochets ou plutôt de volutes qui se détachent à peine de la