‹ Notes d'un voyage en AuvergneChapitre 29 sur 70 · FIGEAC · texte numérisé non relu

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de réparations successives ^ depuis sa première construction , qui remonte à Fépoque bysantine , c^est-à dire , je crois , à la fin du xi* siècle. Le peu de soin avec lequel ces réparations ont été conduites a dénaturé l'église d'une mjmièrè bien fâcheuse , et les parties les plus and^nes sm trouvent cachées comme à dessein , tantôt sous mi placage gothique, tantôt par des dispositions tout à Êdt modemesi La forme de Notre-Dame est celle d'une basilique terminée par trois apodes. A l'entrée de la nef, et surtout au fond du chœur , on remarque quelques chapiteaux bysantius , d'un travail élégant , la plupart historiéis. Les autres ont été rasés ou remplacés par des ornements d'un autre caractère. Devant l'apside principale, au fond du chœur, s'élève un grand retable, du commencement du XVII® siècle , ou plutôt une espèce de façade isolée , qui masque toute la partie orientale de l'église ; mais ce retable , bien que j'aimasse mieux le voir ailleurs , est en lui-même un morceau très curieux , et d'une richesse extraordinaire. Quatre colonnes torses , d'un travail exquis , soutiennent un large fronton couvert d'une profusion de moulures. Çà et là , un goût épuré peut reprendre , il est vrai , des détails ou mal placés ou bizarres à l'excès, mais il est impossible de ne pas reconnaître et de ne pas admirer la magnificence de l'ensemble. Peu de boiseries du même temps pourraient entrer en comparaison avec celles-là , et l'exécution tnatérielle me semble au-dessus de

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