Pour il y a, évidemment
4. Helvetius n'exalte pas l'esprit d'humilité ou de fausse modestie. Il a horreur de toutes les hypocrisies. Et puis, cela est contraire à sa doctrine qui est essentiellement une doarine de vie. Mais la vanité lui semble inutile et ridicule.
5. Financier et ancien financier, Helvetius resta très simple et plein de bonhomie. A Voré, il recevait à sa table les gens les plus humbles et même les moins distingués, pourvu qu'ils fussent honnêtes. F. Helvetius, Sa Vie et son Œtwre (Sa vie à Voré et à Lumigny ch. xii).
et dans les miroirs ou il se regarde il se prend pour narcisse et meurt d'amour pour luy
les ouvrages ne sont faits que pour les bons esprits capables d'en profiter^ les sots liroient sans profit les livres les plus sensés
l'orgueil humain voulu triompher sur un char de l'océan pour en avoir emporté une douzaine de coquilles
amour propre on ne s'en défait point on le quitte comme bette et on le reprend comme spirituelle
anglois nous avons les grâces ils ont la force nous plaisons ils étonnent -
les gens qui ne sont pas d'une naissance illustre sont obligé
de. [ ] par des préférences extérieures la préférence qu'on
fait de soy
le respect a la porte des grands fait plier la tête au vulgaire mais dans ce cabinet l'inquiétude et le chagrin dévore ce grand c'est la au miHeu des ressorts qui font mouvoir les hommes (et qui sont les passions) il touche tantost une de ces touche et tantost l'autre, l'amour l'amitié ni la décoration de l'uni vers n'est point faitte pour luy 5
harmonie. Pitagore pretendoit que les cieux foisoient par
1 . Sur le manuscrit, au-dessus de bons esprits : et les sages. — C'est une constatation qu'on devait lui faire cruellement expier ! Elle est cependant sans amertume. D'après lui, les hommes « communément bien organisés » ne sont des sots que par suite d'une mauvaise éducation.
2. L'Angleterre attirait alors l'attention des écrivains français. Voltaire, Buffon et Montesquieu, avec lesquels Helvetius était lié, l'avaient visitée. L'auteur de V Esprit devait y séjourner lui-même en 1764. Il eut, comme les plus célèbres auteurs de l'époque, des relations avec Hume, Gibbon, Smith, etc...
3. Ce n'est pas comme un prophète, au nom d'une sombre religion, qu'il montre la destinée peu enviable des grands, des puissants de la terre, mais comme moraHste épicurien, hanté par le Bonheur. Le sage de Voré, l'âpre citoyen du traité de V Homme eut les mêmes idées que l'auteur des Epîtres et des Notes. — Barré. Et le chagrin, ajouté.
leur mouvement réglés un merveilleux concert que les hommes n'entendent pas parcequ'ils y sont accoutumés
amour, dans les amans absents de leur maîtresse l'image du plaisir et le désir coulent avec leur sang dans les veines et y excitent des transports et des représentations si vive qu'elle produit souvent les mêmes plaisirs que l'amour luy même
en amour l'amant est dévoré du désir de parcourir les beautés du corps de sa maîtresse et de lancer par la voie des plaisirs les feux dont il est embrazé. les yeux sont humides et le désir luy met toujours devant les yeux le tableau de sa maîtresse nue^ : Ainsy pour la vérité etc
Les charmes d'une maîtresse même absente assiège vos yeux sa voix assiège vos oreilles tout sert d'aliment a l'amour pour l'étendre et l'accroitre l'amour ce don du ciel ^ qui demandoit a être cultivé par des âmes les plus parfaites et les imaginations les plus belles plaisirs vifs que le mariage a assoupie dons du ciel que la débauche grossière et peu savoureuse a détruit et que l'interest a converty en marchandises 5
en parlant de l'amour et de l'erreur
l'abcès se vivifie et croit en viellissant
l'amant auprès de sa maîtresse attache et fixe ses yeux sur elles ses mains vont avec fureur saisir ses cuisses et ses fesses les dents craquent ils se font des morsures que la seule fureur peut rendre agréable
1. Très voluptueux, Helvetius est souvent un grand peintre de la volupté. Dénuées d'apprêts, en dehors de tout cadre littéraire et artificiel, ces brèves descriptions, parfois très libres, nous sont d'autant plus précieuses.