‹ Notes de la main d'Helvetius [microform]Chapitre 14 sur 79 · Dont h sommet frappe Us deux, ajouté · texte numérisé non relu

Dont h sommet frappe Us deux, ajouté

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le sang qui en dégoûte souille le plus beau front

la triomphante croix voit pâlir le croissant '

les lauriers semés autour de [ ] berceaux se couvrent a

présent

la gloire comme un fleuve qui saccroit en son cours par le [...] et des fontaines s'augmente par les siècles

entouré de nains un nain plus haut se croit un géant que l'on voit de toute la terre ^

et les tombeaux sont des monuments non de la piétié mais de l'orgueil des fils

l'opinion naquit avec les premiers hommes

Philosophe qui n'est pas sensuel méprise le Sibarite qui le méprise a son tour ils ont tort tous deux 3

sois ignorant et non pas décisifs

l'ignorance n'est pas condemnable il n'y a que l'impertinence

l'art du politique est de faire en sorte qu'il soit de l'interest d'un chacun d'être vertueux

Richesses elles sont la courronne et l'ornement du sage

Sciences et les arts etoient également estimés en greçe les grands peintres les grands poètes les grands philosophes et les grands politiques (p. 93. Dialogue sur la musique des anciens)

Stile

apprend moy l'art d'être fort avec graçe 4

1 . C'est probablement en écrivant un poème épique et allégorique que le jeune Helvetius rêvait de conquérir la gloire.

2. Comme Montaigne, Helvetius trouve des traits pittoresques et frappants pour dénoncer les vaines prétentions des hommes.

3. On trouve dans V Esprit (Disc. II, ch. vu : De l'esprit par rapport aux sociétés particulières, t. II, p. 88 et suiv.) le développement de cette idée. Le fakir et le sybarite, la prude et la coquette se méprisent. L'homme de robe, l'homme de guerre, le négociant croient chacun sincèrement que leur sorte d'esprit est la plus estimable.

4. Helvetius s'appliqua à cet art et y réussit très souvent, bien qu'il lui

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vous avez beaucoup lu mais n'avez pas bien lu

des principes innés il suit qu'il n'y a pas de liberté comme je le scay et on peut repondre a ceux qui diroient que l'on peut toujours suspendre son jugement donc on a de la liberté que cette même reflection qui nous engage n'est pas plus volontaire que les autres et que c'est de certaines fautes et les objets extérieurs que l'on condui a cette reflection etc^

sisteme. il y a dans la tête des hommes ^ des semences qui s'embraze a la lueur d'un sisteme elles sont propre a s'allumer aux raions de l'erreur comme une petit étincelle peut mettre le feu a des magasins de poudre

impressions de haine malbranche dit quelle ne peuvent être communiqué par les sens dont il tire une preuve de l'ame cela est faux car a la vue d'un ennemy ou d'un coquin qui ne se fait pas scrupule de tuer alors il arrive que la mémoire a la voix de cette homme et a ses discours se représente les meaux et les douleurs que cet homme pourroit nous faire souffrir et de la la haine ors cette peinture vient par les sens etc 5

arrive d'abuser de la force ou de la grâce et de l'effet. Diderot remarquait avec raison dans ses Reflexions sur le livre de l'Esprit qu'il réunissait tous les genres et employait tous les tons.

1. Comme le baron d'Holbach, Helvetius était nettement et absolument déterministe. Sa physique des mœurs repose sur le déterminisme. Voltaire, en encourageant le jeune « nourrisson des muses » à traiter en vers « la sublime métaphysique », soutenait plus ou moins contre lui la thèse du libre-arbitre et avouait que si le fatalisme était vrai, il ne voudrait pas d'une vérité si cruelle. Il répondait ainsi à une lettre où l'enthousiaste lecteur de Locke avait déclaré trouver de grandes difficultés dans son chapitre « de la puissance ou de la liberté » (t. XIII, p. 183 et 184). Voir aussi De l'Esprit, Discours l, ch. iv, t. I, p. 272 à 276.

2. Débarrasser l'esprit humain des erreurs qui lui sont néfastes, voilà la première tâche du philosophe, selon Helvetius. C'était déjà la conception de Socrate.

5. Dans l'explication des faits moraux, Helvetius se sert avec une dextérité tout à fait remarquable de l'association des idées, dont il n'a pas, d'ailleurs, vu clairement le rôle et qu'il n'a pas suffisamment définie.

idées nous n'avons pas d'idées que ne soit excitée par une image pourquoy concevons le cercle comme une ligne courbe dont tous les points de la circonférence seroient également distant du centre c'est quoiqu'il ne soit pas tel en soy il nous paroit pas ainsy

la Richesse de l'etofe fut cachée dans celle de l'art

un homme qui est une fois dans l'erreur plus il vit plus il a d'erreurs c'est un masse qui tombe et qui acquiert plus de mouvement a mezure qu'elle tombe ^

jeux séculaires institués a l'occasion d'un miracles (v. pa. 139 v° 3. Rem. Sanadon)

les jeux de hazard etoient défendus chez les romains a peine de prison ou d'estre envoie aux galères excepté pendant les fêtes saturnales

les mexiquains avant de tomber sous la domination d'espagne avoient des jeux séculaires

invention des bagues vient de promethée (catuUe 334)

infiny — en vain l'esprit fait des efforts pour le comprendre si l'on enfermoit toute la mer dans un tuiau capillaire quelque grande qu'en fut la hauteur cette mezure ne seroit pas un point dans l'espace ^

Cieux les peripateticiens soutenoient que les cieux etoient inaterables et incoruptibles

Ministres leur grand art est de bien choisir leur sujets imitatores servum pecus

tel passe pour grand esprit qui ne seroit qu'un fou s'il

n'etoit pas ministre

ixion qui embrasse les nuées au lieu de junon est l'emblème des ambitieux

imprimerie l'art de graver la parole tut trouvé par un habi-

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