‹ Notes de musiqueChapitre 6 sur 17 · e mon cœur, où la vénération le dispute à l'affection · texte numérisé non relu

e mon cœur, où la vénération le dispute à l'affection

On peut oublier, en lisant ces lignes, le jugement sévère que Weber, en dSlO, portait sur Beethoven, alors que son âge seul pouvait excuser tant de sévérité, dans une lettre adressée à l'éditeur Nœgeli, de Zurich.

Oui, c'était bien comprendre l'opéra de Beethoven que de vanter la puissance de sa réalité. Si le souffle de Mozart se t'ait sentir à travers les premières pages de l'œuvre, ces légères réminiscences, plus appréciables dans le sentiment que dans la forme de l'idée mélodique, disparaissent aussitôt que le compositeur élève son inspiration à la hauteur des fortes situations du drame. D'ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que la nécessité de se conformer au texte du poëme et l'obligation de satisfaire aux caprices des chanteurs étaient autant d'entraves qui devaient gêner singulièrement les allures indépendantes de ce lier génie. « J'ai bien du mal avec cet opéra, écrivait-il à son ami Treitschke ; il n'y a pas un morceau dont je sois entièrement satisfait... La différence est grande de composer d'après les exigences du poëme ou de se laisser aller à son inspiration. »

L'analyse la plus savante, la plus complète et la plus judicieuse qui ait été faite de la partition de Beethoven est celle que Berlioz écrivit lors de la reprise de Fidelio au Théâtre-Lyrique, en 1860, pendant la direction de

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