‹ Notes de pédagogieChapitre 15 sur 102 · L'enseignement religieux donne · texte numérisé non relu

L'enseignement religieux donne

A V intelligence, la lumière divine qui la dirige vers la vérité, l'empêche de s\^garer pour ce qui est nécessaire et de se tromper gravement pour ce qui est utile.

Plus on sait :

Plus on se rapproche de Dieu,

Plus on connaît et on comprend son devoir. Plus on est fort et généreux pour l'accomplir.

A X imagination. — L'enseignement religieux donne une puissance et un épanouissement qui lui fait sentir avec plus de vivacité et de charme tout ce qui est beau, non seulement dans l'âme — mais dans la nature et dans les arts.

L'imagination, dans un milieu divin, vnit avec plus de clarté, saisit avec plus de rapidité — est impressionnée avec plus de délicatesse — sait reproduire ce qu'elle voit et ce qu'elle sent avec plus de splendeur et de fidélité.

Au CiTur. — L'enseignement religieux donne la paix, — il donne le dévouement, lui apprenant à faire passer, dans sa conduite privée et dans ses rapports avec les autres, ce qu'il lui apprend de divin — c'est-à-dire de bon, de saint, d'utile, d'agréable.

L'âme se prépare :

4" Par des soins assidus, longs, pénibles, et que seuls peuvent rendre constants l'amour du devoir et l'union à Dieu.

C'est petit à petit que l'enfant pourra comprendre les motifs de ce que vous exigez d'elle.

Obligez-la doucement et sans la contraindre à faire ce qui lui est commandé, parce que elle vous

tn

fera plaisir — elle fera plaisir à sa maman — elle fera plaisir au bon Dieu.

Monirez-lui ce qu'il v a de bon et de beau dans ce qu'on lui demande.

Essayez d'agir avec elle... Encouragez-la un peu : puis laissez-la agir toute seule.

Montrez-lui votre joie, quand elle a fait un effort.

N'oubliez pas que l'enfant sera d'autant plus docile qu'elle vous aimera — et comprendra que réellement elle vous fait plaisir.

Récompensez de temps en temps un acte d'obéissance, mais pas tonjoni-s... dites à votre enfant que le bon Dieu l'a vue et qu'il marque tout cela au Paradis, pour la récompenser lui-même.

Oh I si vous parvenez à assouplir cette petite volonté, quelle âme forte, généreuse et utile vous formerez !

N'oubliez pas qu'il y a trois périodes dans toute vie :

Obéir — puis se diriger soi-même — puis commander aux autres.

Celui qui n'a pas su obJir, ne saura ni se diriger ni commander.

ENSEMEN'CEMENT DE l'aME.

1*^ Nature de cet ensemencement :

C'est l'acte par lequel on fait pénétrer dans une âme — préparée par la prière, par les sacrements et

- 6o — par renseignement religieux, — les vertus qui forment la base de la vie chrétienne et permettent à cette âme de faire, autour d'elle, tout le bien qu'elle a mission de faire.

Cet ensemencement doit être Jt'7/'ra/, sans passion, sans exagération...

Il doit se faire lentement, mais continuellement.

La graine jetée en terre, ne sort pas tout de suite... C'est, après un certain temps, qu'elle montre utiQtige bien frêle. — C'est insensiblement que cette tige grandit, devient une plante, fleurit, porte des fruits.

N'attendons pas que l'enfant soit assis sur les bancs de l'école ou du cathéchisme, pour nous occuper de sa formation morale et religieuse, dont nous parlerons plus tard.

Enseignons lui le bien, le vrai, la vertu par toutes sortes de moyens.

Ces moyens, la mère chrétienne et l'éducatrice chrétienne, les trouvent dans leur âme...

Ce ne sont pas les livres, qui leur apprendront à enseigner à un enfant comment-on est bon, juste, pieux, soumis, — c'est le bon Dieu, c'est leur cœur.

2" Vertus à ensemencer dans lame :

Nous indiquons seulement quelques unes des vertus à ensemencer dans l'âme des enfants.

Ensemencer^ c'est jeter dans l'âme des enfants quelques paroles indiquant ce que cet enfant doit faire — pour l'aider à faire ce qui lui est commandé.

Contentons-nous, aux premières années, de faire p'"oduire de petits actes d'obéissance, de respect, à'oràre... plus tard, nous montrerons comment ces actes deviennent grands, héroïques, forment des vertus.

Il s'agit pour les enfants de prendre de bonnes habitudes de vertus... et les vertus seront peu à peu pratiquées.

Faites d'abord, avec les enfants, ce que vous leur commandez — leur indiquant, par là, comment il faut agir. — Demandes-leur ensuite de le faire toutes seules. — Elles apprendront à être vertueuses, comme elles ont appris à parler, à lire, à coudre, à marcher...

Voici — au point de vue pratique — les principales vertus qu'il faut ensemencer dans l'âme des enfants — puis les faire mettre en œuvre, petit à petit, dans toutes les circonstances qui se présentent, tous les jours.

Ne soyez pas trop exigeante pour \z perfection de la vertu, mais soyez constante, pour l'action vertueuse qui se présente à faire.

Permettez-nous de vous recommander le volume : Petites vertus et petits défauts de la Jeune Fille.

Page 1