‹ Notes de pédagogieChapitre 35 sur 102 · DEVELOPPEMENT DU BON SENS · texte numérisé non relu

DEVELOPPEMENT DU BON SENS

Le bon sens ne manque jamais complètement à une personne qui sent en elle — même à un degré bien ordinaire — la vocation d'éducatrice.

Elle n'aurait jamais eu la pensée de se dévouer à une tâche qui exige tant de renoncement, si elle n'avait senti en elle quelque chose d'élevé.

Et, si par entraînement de circonstances, toutes matérielles et vulgaires, elle s'était tnise dans renseignement, ou bien elle se serait retirée ellemême après peu de temps, ou bien on ne l'aurait pas supportée.

Il est cependant des âmes timides, appelées par Dieu à l'enseignement, qui, après quelques mois de classe, mois pénibles — se découragent et s'imaginent n avoir pas ce qii il faut pour réussir — ne rien comprendre à la formation des enfants — ne pouvoir pas les dominer...

A celles-là nous disons :

Commencez par bien prier le bon Dieu, — puis :

1. Allez à une compagne plus aguerrie que vous, faites lui part de vos craintes, de vos insuccès... et soyez docile à tout ce qu'elle vous dit.

2. Ayez l'esprit souple qui vous porte non pas à vous plaindre, mais à demander tout ce que vous ne savez pas — à essayer d'agir comme on vous le dit — à ne jamais vous révolter contre une observation, même faite sans douceur.

3. Sachez attendre — sachez lutter contre votre désir de laisser l'œuvre commencée — soyez bien sûre que la plupart des maîtresses qui font si bien à

— ()6 — cette heure, ont eu les mêmes inquiétudes que vous.

Oui, attendez et continuez. Pour vous comme pour tant d'autres, se vérifiera — avec l'aide de Dieu que vous priez — cette encourageante parole : D'abord, on s'y prend mal, puis mieux, puis bien.

Puis enfin, il ne manque rien.

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