NATURE DU BON CARACTÈRE
Le caractère est en général la manifestation des qualités ou des défauts du cœur, de l'esprit, du tempérament... qui prédominent dans chaque personne.
Le caractère se reconnaît :
dans les goûts, les inclinations, les habitudes d'une personne, dans sa manière de parler, d'agir...
— I m — alors surtout qu'elle ne pense pas à veiller sur elle — et quelquefois même dans sa phvsionomie et à l'air de son visage — mais il ne faut pas se hâter, d'après l'extérieur surtout, de porter un jugement.
Un bon caractère est un grand bienfait du ciel — et un puissant secours pour pratiquer la vertu.
Il donne à la vertu un charme et un attrait particuliers.
Il rend la piété aimable, l'autorité douce,
les enseignements plus agréables et plus pénétrants.
Un bon caractère est absolument nécessaire à une éducatrice.
Sans lui. elle ne sera pas, entre les mains de Dieu, un instrument capable de faire le bien. N'attirant pas à elle, elle ne saura : ni faire aimer la vertu, ni rendre attrayante l'étude,
ni former les âmes et les cœurs, qu'elle laissera inquiets, irrités, sans goût, sans atïection.
Un bon caractère est un trésor dans i:ue maison d'éducation.
La maitresse qui le possède peut ne pas avoir les qualités pour diriger une maison, mais elle est d'un
— ii6 — puissant secours à celle qui gouverne — et comme elle n'a pas d'ambition, elle ne porte ombrage à personne.
Le bon caractère d'une maîtresse attire dans une maison d'éducation plus lVcIcvcs que n'en attire une maîtresse savante. — 11 y a là ce semble peu de logique, mais c'est un fait. La réputation de bonté, par conséquent de bon caractère, est comme »n aimant pour les parents ; c'est une atmosphère de joie pour les enfants.
Un mauvais caractère rend à peu près inutiles les plus belles qualités de l'esprit... et paralyse l'effet des vertus. Il recouvre tout ce qu'il y a de bon dans une âme, comme d'un manteau d'épines.