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CHAPITRE PREMIER

Éducation Physique.

^Ç'ÉDUCATiON physique s'occupe :

^^ 1° de fortifier le corps de l'enfant, d'affermir son tempérament, de le préserver de tout ce qui peut nuire à sa santé et à son développement.

2° de le mettre à même — par son agilité, son adresse, sa dextérité, sa force, d'être utile à sa famille et à la société.

L'éducation physique accepte pour devise cette parole des anciens : Une âme saim dans un corps sain. — Le grand-père de Henri IV l'interprétait ainsi : Dans un corps mou et tendre, il ne loge ordinairement qu'une âme molle et faible.

L'éducation phvsique semble être réservée à la mère.

C'est elle qui, par instinct et par devoir, se dévoue à soigner, à préserver, à développer, à garder le corps de ce petit être que Dieu lui a donné.

C'est vrai 1

Mais vous, maîtresses de ces réunions de petits enfants, qu'on a appelées du nom si doux d'écoles maternelles,

Vous aussi, directrices de ces maisons dans lesquelles les mères viennent vous confier leurs filles à un âge plus avancé, mais demandant encore des soins maternels,

Ne sentez-vous pas que vous êtes, même à ce point de vue, un peu mères ?

Et si, votre amour pour les enfants n'a pas cette sensibilité naturelle qui le rend si ardent, — il a un caractère surnaturel qui met en vous un dévouement tout aussi fort et plus fécond en résultats utiles que le dévouement de la mère.

Former aux enfants un tempérament sain et robuste — les prémunir contre les causes d'aflFaiblissement et de maladies, c'est un puissant secours pour leur formation morale et intellectuelle.

L'éducation physique consiste dans l'application des règles de l'hygiène — science, qui apprend à conserver, à améliorer et à rétablir la santé.

Elle s'occupe :

1° des influences qui agissent sur la santé du corps ;

2" de la culture des sens et des organes qui contribuent au bien-être de la vie ;

3° de la prévision et de la réparation des accidents qui paralvsent l'action de la vie.

Nous parlerons sommairement de ce qui influe directement sur la santé — et de la cxdtiire des sens — deux choses, du domaine de toutes les maîtresses, — laissant à la mère et à la maîtresse chargée de veiller à la santé, le soin spécial des maladies et des accidents, nous nous permettrons de leur recommander notre livre des garde-malades.

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